Le coach - Stanislav Cherchesov

Né le 2 septembre 1963
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Né le 2 septembre 1963 En août 2016, l'ex-gardien du Spartak a été nommé sélectionneur avec pour mission de mener à bien le Mondial 2018 disputé en terres russes. Une lourde tâche puisqu'il prenait alors la succession de coaches renommés comme Guus Hiddink, Dick Advocaat, Fabio Capello ou Leonid Slutsky. Cherchesov avait déjà l'expérience de l'équipe nationale: comme gardien, il avait défendu huit fois les couleurs de l'URSS et 39 fois celle de la Russie (jusqu'en 2000). Il a fait partie de la sélection pour la Coupe du monde 1994 et pour l'EURO 1996. Comme entraîneur, il a travaillé au Wacker Innsbruck, au Spartak Moscou, à Grozny, à Sotchi, à Perm, au Dinamo Moscou et au Légia Varsovie, avec lequel il a réalisé le doublé en Pologne en 2015-2016, juste avant d'être nommé à son poste actuel. L'accession aux quarts d'un Mondial organisé à domicile, a été considéré comme un triomphe. Le sélectionneur n'a pas manqué de s'en attribuer les mérites, ce qui l'a fait passer pour un homme arrogant. Sa popularité en a pris un coup. Après la Coupe du monde, il pensait être devenu un héros, mais beaucoup estiment que cet exploit a surtout été réalisé grâce au gardien Akinfeev, qui a brillé durant le tournoi et a même arrêté plusieurs penalties. Un souci pour Cherchesov, qui n'a pas peur d'aller au conflit. On s'en est également aperçu dans les clubs qu'il a entraînés: presque partout, il y a eu des frictions. En tant que sélectionneur, il fait confiance aux valeurs sûres. Ces dernières années, il a légèrement rajeuni l'équipe, en offrant un peu de temps de jeu à quelques jeunes talents, mais il ne prendra sans doute pas de "risques" avec eux lors de la compétition à venir. "La retraite d' Akinfeev pose un gros souci. Il n'y a pas de titulaire incontesté entre les perches. Le sélectionneur optera probablement pour l'expérience de Shunin (33 ans), titulaire ces dernières années. Ignashevitch est un autre grand absent, il était le leader de la défense. Je relève un point positif: l'éclosion d' Aleksandr Golovin, qui a pris beaucoup d'expérience depuis qu'il joue à Monaco. Il devra porter l'équipe. Dzhikiya peut aussi le faire. C'est un arrière central expérimenté, qui reprend le rôle rempli par Ignashevitch. Devant, Dzyuba reste une valeur sûre. Les autres attaquants ont le même profil, mais ils se ressemblent trop, même si Sobolev est très bon. Autour de ces joueurs d'expérience, on trouve quelques jeunes talents. Le plus prometteur est le défenseur central Diveev, qui arrive de l'équipe Espoirs avec un autre arrière central, Evgenjev. Il y a aussi deux bons jeunes milieux du Dinamo Moscou: Fomin et surtout Zakharyan, qui vient d'avoir 17 ans. Mais connaissant le sélectionneur, je pense qu'il donnera la préférence aux plus âgés. Après le Mondial, on avait de grands espoirs, mais après notre dramatique Nations League, je pense qu'atteindre le deuxième tour serait déjà un exploit." Il est l'un des nombreux jeunes qui ont frappé à la porte de l'équipe nationale après la Coupe du monde, mais il éprouve du mal à se faire véritablement une place. Fomin, 24 ans, est considéré comme l'un des médians les plus doués de sa génération. L'été dernier, il a été transféré au Dinamo Moscou après avoir été formé à Krasnodar, et avoir poursuivi son éclosion à Novograd et Ufa. Il a débuté en équipe nationale en octobre de l'an dernier, en montant au jeu contre la Turquie. Il joue généralement comme milieu défensif, mais il peut aussi prendre le poste de Golovin ou de Miranchuk. Mais le coach osera-t-il le lancer, au détriment d'un vétéran du Mondial? Fomin a déjà été repris douze fois en sélection, mais il n'a eu droit qu'à deux titularisations. Et il n'est pas le seul dans ce cas. C'est pareil pour Zakharyan, qui joue aussi au Dinamo et qui opère généralement sur le flanc droit, dans un rôle offensif. Il est considéré comme l'un des plus grands talents russes et il doit être tenu à l'oeil pour les prochaines années, mais il a peu de chances de beaucoup jouer à l'EURO. Le sélectionneur l'a surtout repris pour qu'il puisse goûter à l'ambiance des grands tournois et y acquérir de l'expérience. La même logique vaut pour le milieu défensif du Lokomotiv Mukhin, ou pour Mostovoy, rarement titulaire, mais qui fait souvent la différence lorsqu'il monte au jeu. Avant la Russie, l'URSS a remporté la première édition de l'EURO en 1960 et a terminé trois fois deuxième: en 1964, 1972 et 1988. Elle a également participé aux tours finaux de 1968, et 1992 sous le nom de CEI: Communauté des États Indépendants. C'est le 16 août 1992 que l'équipe nationale a disputé son premier match sous le nom de Russie. La Russie ne compte que quatre joueurs évoluant à l'étranger, dont trois seulement dans l'un des cinq grands championnats: Golovin à l'AS Monaco, Miranchuk à l'Atalanta Bergame et Cheryshev au FC Valence. Kudriyashov évolue en Turquie, à Antalyaspor. La Russie est classée 38e au ranking FIFA. En 2017, un an avant la Coupe du monde organisée à domicile, elle avait touché le fond avec une 64e place. Elle a atteint les quarts de finale de son tournoi et a alors progressé dans la hiérarchie. C'est en 1995 qu'elle a obtenu son meilleur classement, une cinquième place. La Russie n'a pas de véritable numéro 1 au poste de gardien. L'équipe, composée de joueurs expérimentés, évolue généralement avec trois arrières centraux et deux latéraux. En principe, c'est Mário Fernandes à droite et le "vieux" Zhirkov, 38 ans, à gauche. Dans une défense à quatre, Kudryashov, qui est droitier, joue à l'arrière gauche. Dans l'entrejeu, le sélectionneur n'a que l'embarras du choix. Golovin est une certitude au centre. Cherchesov osera-t-il lui adjoindre Miranchuk, de l'Atalanta, au centre? La plupart du temps, il n'aligne que l'un des deux, avant que Miranchuk remplace Golovin en cours de match. Ozdoev est aligné comme milieu défensif, la plupart du temps aux côtés d'un autre médian récupérateur: Barinov ou . À gauche de l'entrejeu, on peut aussi retrouver Cheryshev de Valence, et à droite Ionov. La Russie n'aligne qu'un seul joueur en pointe: Dzyuba, le capitaine.