C'est avec Kevin De Bruyne, totalement prêt à jouer, mais sans Eden Hazard, même pas sur la feuille de match, que la Belgique a entamé son quatrième quart de finale consécutif dans un tournoi majeur. Pour remplacer son capitaine, Roberto Martinez a surpris en lançant le benjamin du groupe Jérémy Doku, 19 ans et 10 caps au compteur.

Côté italien, le capitaine Giorgio Chiellini a retrouvé sa place dans l'axe central alors que Roberto Mancini a préféré Federico Chiesa à Domenico Berardi sur le côté droit de l'attaque.

Le match n'a pas connu de round d'observation, Romelu Lukaku héritant d'un premier ballon dans la profondeur dans les premières secondes et Jérémy Doku faisant parler son accélération sur le flanc gauche à deux reprises en cinq minutes.

La Belgique a cru encaisser le premier goal à la 13e minute sur coup franc mais la réalisation italienne, signée Leonardo Bonucci, a été annulée en raison d'une position de hors-jeu de son compère en défense Chiellini.

Après deux tirs belges contrés, Kevin De Bruyne s'est procuré la première grosse occasion de la partie. En reconversion offensive, le joueur de City s'est ouvert le chemin du but mais sa frappe du gauche a été brillamment contrée par Gianluigi Donnarumma (22e).

Sur un nouveau contre, Lukaku a contraint le néo-portier du PSG à une nouvelle parade (26e). Pas en reste, la Squadra Azzurra a répliqué avec des tentatives de Chiesa et de Lorenzo Insigne (27e).

Les Diables ont encaissé le premier but à la suite d'une erreur de relance signée Jan Vertonghen. Le ballon, récupéré à l'entrée de la surface, est arrivé dans les pieds de Nicolo Barrela dont le tir croisé a trompé Thibaut Courtois (0-1, 31e).

La phalange de Roberto Mancini, sur un tir brossé de Chiesa aux 20 mètres, est d'abord passée proche du break (41e) avant d'y parvenir sur un effort individuel d'Insigne. L'équipier de Dries Mertens à Naples a effacé Tielemans avant d'ajuster Courtois d'un magnifique envoi (0-2, 44e).

Touchée mais pas abattue, la Belgique est parvenue à réagir avant la pause. Sur un débordement de Doku, Di Lorenzo a commis l'irréparable, envoyant Lukaku au point de pénalty. L'attaquant de l'Inter ne s'est pas fait prier pour réduire l'écart (1-2, 45e+2).

., Reuters
. © Reuters

Au retour des vestiaires, Doku, sur une nouvelle accélération sur son flanc gauche, a pris de vitesse Verratti mais son centre n'a pas trouvé preneur (55e). Alors que l'Italie avait la mainmise sur l'entrejeu, Doku a trouvé De Bruyne dans la profondeur dont le centre a trouvé Lukaku. La reprise de 'Big Rom' filait au but mais Leonardo Spinazzola, de la cuisse, empêchait les Diables d'égaliser (61e).

Décidé à injecter du sang neuf, Martinez a fait monter Dries Mertens et Nacer Chadli à la 69e. C'est d'ailleurs sur une action impliquant les deux joueurs que la Belgique a porté le danger dans la boite, en vain. C'est aussi sur cette action que Chadli s'est blessé et a directement dû céder sa place à Dennis Praet (74e).

La fin de match, hachée, a vu la Belgique lancer ses dernières forces dans la bataille pour arracher l'égalisation. C'est une nouvelle fois sur un slalom de Jérémy Doku que le danger en venu. Après avoir passé deux adversaires, son tir est passé au-dessus du cadre italien (84e). Thibaut Courtois est bien monté sur le dernier corner mais il n'a rien donné. Pas assez tranchante sur le plan offensif, la Belgique a été logiquement battue par la Squadra, qui défiera l'Espagne pour une place en finale.

Tombée contre une équipe italienne efficace, joueuse, très bien organisée et roublarde, la Belgique n'a pas été capable de faire mieux qu'en 2016, année de son élimination contre le pays de Galles au même stade de la compétition.

La réaction de Kevin De Bruyne

"On a essayé de tout faire" a déclaré Kevin De Bruyne au micro de la RTBF à la sortie du match."Des gens vont être fâchés, d'autres déçus, mais à la fin la différence est minime. Les supporters ont vu qu'on a essayé, qu'on s'est battu jusqu'à la fin."

Reprenant l'analyse, le milieu de terrain de Manchester City a estimé que "l'Italie a été meilleure que nous en première mi-temps. En 2e mi-temps, on a créé plus d'occasions. On aurait pu marquer un 2e but, on ne l'a pas fait et on a perdu. C'est le football."

Tombée contre une équipe italienne efficace, joueuse, très bien organisée et roublarde, la Belgique n'a pas été capable de faire mieux qu'en 2016, année de son élimination contre le pays de Galles au même stade de la compétition. "Ce n'était pas comme contre le Pays de Galles (en 2016, NDLR), où on avait déçu. On aurait pu marquer les premiers et après 2-1. Mais (en face) c'était une équipe de grande classe."

Incertain jusqu'au coup d'envoi, Kevin De Bruyne a expliqué, "personnellement, je peux dire merci au staff médical. Jouer avec une déchirure au ligament, et j'ai joué 90 minutes, c'est incroyable.

" Evoquant l'équipe des Diables dans cet Euro, De Bruyne a encore ajouté: "Il y a eu trop de problèmes dans l'équipe (avec les nombreuses blessures) pour être à 100%."

En début de soirée, l'Espagne a eu besoin des prolongations et de la séance de tirs au but pour se défaire de la Suisse (1-1, 3-1 t.a.b.), pourtant réduite à 10 à la 77e. La Roja de Luis Enrique a déjà joué 120 minutes contre la Croatie en huitièmes de finale.

C'est avec Kevin De Bruyne, totalement prêt à jouer, mais sans Eden Hazard, même pas sur la feuille de match, que la Belgique a entamé son quatrième quart de finale consécutif dans un tournoi majeur. Pour remplacer son capitaine, Roberto Martinez a surpris en lançant le benjamin du groupe Jérémy Doku, 19 ans et 10 caps au compteur. Côté italien, le capitaine Giorgio Chiellini a retrouvé sa place dans l'axe central alors que Roberto Mancini a préféré Federico Chiesa à Domenico Berardi sur le côté droit de l'attaque. Le match n'a pas connu de round d'observation, Romelu Lukaku héritant d'un premier ballon dans la profondeur dans les premières secondes et Jérémy Doku faisant parler son accélération sur le flanc gauche à deux reprises en cinq minutes. La Belgique a cru encaisser le premier goal à la 13e minute sur coup franc mais la réalisation italienne, signée Leonardo Bonucci, a été annulée en raison d'une position de hors-jeu de son compère en défense Chiellini. Après deux tirs belges contrés, Kevin De Bruyne s'est procuré la première grosse occasion de la partie. En reconversion offensive, le joueur de City s'est ouvert le chemin du but mais sa frappe du gauche a été brillamment contrée par Gianluigi Donnarumma (22e). Sur un nouveau contre, Lukaku a contraint le néo-portier du PSG à une nouvelle parade (26e). Pas en reste, la Squadra Azzurra a répliqué avec des tentatives de Chiesa et de Lorenzo Insigne (27e). Les Diables ont encaissé le premier but à la suite d'une erreur de relance signée Jan Vertonghen. Le ballon, récupéré à l'entrée de la surface, est arrivé dans les pieds de Nicolo Barrela dont le tir croisé a trompé Thibaut Courtois (0-1, 31e). La phalange de Roberto Mancini, sur un tir brossé de Chiesa aux 20 mètres, est d'abord passée proche du break (41e) avant d'y parvenir sur un effort individuel d'Insigne. L'équipier de Dries Mertens à Naples a effacé Tielemans avant d'ajuster Courtois d'un magnifique envoi (0-2, 44e). Touchée mais pas abattue, la Belgique est parvenue à réagir avant la pause. Sur un débordement de Doku, Di Lorenzo a commis l'irréparable, envoyant Lukaku au point de pénalty. L'attaquant de l'Inter ne s'est pas fait prier pour réduire l'écart (1-2, 45e+2).Au retour des vestiaires, Doku, sur une nouvelle accélération sur son flanc gauche, a pris de vitesse Verratti mais son centre n'a pas trouvé preneur (55e). Alors que l'Italie avait la mainmise sur l'entrejeu, Doku a trouvé De Bruyne dans la profondeur dont le centre a trouvé Lukaku. La reprise de 'Big Rom' filait au but mais Leonardo Spinazzola, de la cuisse, empêchait les Diables d'égaliser (61e). Décidé à injecter du sang neuf, Martinez a fait monter Dries Mertens et Nacer Chadli à la 69e. C'est d'ailleurs sur une action impliquant les deux joueurs que la Belgique a porté le danger dans la boite, en vain. C'est aussi sur cette action que Chadli s'est blessé et a directement dû céder sa place à Dennis Praet (74e). La fin de match, hachée, a vu la Belgique lancer ses dernières forces dans la bataille pour arracher l'égalisation. C'est une nouvelle fois sur un slalom de Jérémy Doku que le danger en venu. Après avoir passé deux adversaires, son tir est passé au-dessus du cadre italien (84e). Thibaut Courtois est bien monté sur le dernier corner mais il n'a rien donné. Pas assez tranchante sur le plan offensif, la Belgique a été logiquement battue par la Squadra, qui défiera l'Espagne pour une place en finale. Tombée contre une équipe italienne efficace, joueuse, très bien organisée et roublarde, la Belgique n'a pas été capable de faire mieux qu'en 2016, année de son élimination contre le pays de Galles au même stade de la compétition."On a essayé de tout faire" a déclaré Kevin De Bruyne au micro de la RTBF à la sortie du match."Des gens vont être fâchés, d'autres déçus, mais à la fin la différence est minime. Les supporters ont vu qu'on a essayé, qu'on s'est battu jusqu'à la fin."Reprenant l'analyse, le milieu de terrain de Manchester City a estimé que "l'Italie a été meilleure que nous en première mi-temps. En 2e mi-temps, on a créé plus d'occasions. On aurait pu marquer un 2e but, on ne l'a pas fait et on a perdu. C'est le football." Tombée contre une équipe italienne efficace, joueuse, très bien organisée et roublarde, la Belgique n'a pas été capable de faire mieux qu'en 2016, année de son élimination contre le pays de Galles au même stade de la compétition. "Ce n'était pas comme contre le Pays de Galles (en 2016, NDLR), où on avait déçu. On aurait pu marquer les premiers et après 2-1. Mais (en face) c'était une équipe de grande classe." Incertain jusqu'au coup d'envoi, Kevin De Bruyne a expliqué, "personnellement, je peux dire merci au staff médical. Jouer avec une déchirure au ligament, et j'ai joué 90 minutes, c'est incroyable." Evoquant l'équipe des Diables dans cet Euro, De Bruyne a encore ajouté: "Il y a eu trop de problèmes dans l'équipe (avec les nombreuses blessures) pour être à 100%." En début de soirée, l'Espagne a eu besoin des prolongations et de la séance de tirs au but pour se défaire de la Suisse (1-1, 3-1 t.a.b.), pourtant réduite à 10 à la 77e. La Roja de Luis Enrique a déjà joué 120 minutes contre la Croatie en huitièmes de finale.