"Football is coming home", chantent les Anglais, alors que les Italiens revivent des "Notti magiche" comme à la belle époque.

L'Italie de Roberto Mancini a ouvert le tournoi, le 11 juin dernier, avec un large succès 3-0 contre la Turquie, histoire de bien prévenir l'Europe: absente du Mondial 2018, la 'Nazionale' est de retour. Et avec style. Car Mancini, arrivé au chevet des Azzurri après la débâcle de 2018, ne s'est pas contenté de relever l'Italie, il lui a donné un jeu spectaculaire, loin du 'catenaccio' qui a écrit sa légende. Dans cet Euro, l'Italie a continué de séduire l'Europe, battant aussi la Suisse (3-0) et le pays de Galles (1-0) avant de connaître une frayeur contre l'Autriche, dont elle est venue à bout en prolongations (2-1). En quarts, les Italiens ont mis fin au parcours des Diables Rouges (2-1). En demi-finale, il a fallu en arriver aux tirs au but pour dompter une Espagne elle aussi revancharde et en plein renouvellement au terme d'un match d'une intensité folle (1-1, 4-2 aux tirs au but). Il faudra d'ailleurs voir à quel point cette bataille contre la Roja laissera des traces dans les organismes.

Ce 'Rinascimento' italien peut déboucher sur un titre européen, le deuxième après celui de 1968. Depuis, l'Italie a connu deux grosses déceptions en finales: en 2000, les 'Azzurri' menaient contre la France jusque dans les derniers instants de la partie avant de subir un but de Sylvain Wiltord puis de concéder le but en or fatal de David Trezeguet. En 2012, la 'Squadra' du duo explosif Cassano-Balotelli avait atteint le dernier acte, où, épuisée, elle n'avait pu offrir de résistance à une Espagne survoltée (4-0). Entre ces deux défaites continentales, les Italiens étaient montés pour la quatrième fois sur le toit du monde, en 2006.

Deux joueurs étaient déjà présents lors de la finale 2012 à Kiev: le capitaine Giorgio Chiellini, 36 ans, et son compère en défense centrale Leonardo Bonucci, 34 ans. Avec derrière eux Gianluigi Donnarumma, l'Italie n'a pas failli à sa réputation en matière de défense. Mais c'est peut-être dans l'entrejeu que se trouve le point fort de cette équipe, avec le trio Jorginho-Marco Verratti-Nicolò Barrela. Le latéral Leonardo Spinazzola, gravement blessé contre la Belgique, et les ailiers Lorenzo Insigne et Federico Chiesa ont également brillé.

L'Angleterre, elle, attend un trophée international depuis 1966 et son sacre en Coupe du monde. Depuis, les 'Three Lions' n'ont pas disputé la moindre finale. Même l'Euro 1996, à domicile, s'était achevé sur une cruelle désillusion: une défaite aux tirs au but contre l'Allemagne en demi-finales. Sixième tireur anglais, Gareth Southgate avait craqué et raté son tir. Southgate est aujourd'hui le sélectionneur de l'Angleterre. Et son bilan est largement positif, avec une quatrième place au Mondial 2018, le meilleur résultat depuis 1990, une troisième place lors de la première édition de la Ligue des Nations, en 2019, et donc cette première finale d'un Championnat d'Europe.

Pour en arriver là, Southgate s'est appuyé sur une défense solide, qui n'a pas pris de but avant les demi-finales. La Croatie (1-0), l'Écosse (0-0), la République tchèque (1-0), l'Allemagne (2-0) et l'Ukraine (4-0) se sont cassés les dents sur l'arrière-garde anglaise, formée depuis le troisième match de la phase de poules par Kyle Walker, John Stones, Harry Maguire et Luke Shaw. Et ce n'est que sur coup franc que le Danois Mikkel Damsgaard a trompé Jordan Pickford en demi-finale (2-1 après prolongations). Devant, Southgate a changé plusieurs fois son animation offensive tout en s'appuyant sur deux certitudes: le capitaine et avant-centre Harry Kane (4 buts) et le virevoltant Raheem Sterling (3 buts). Le sélectionneur dispose aussi, avec Mason Mount et Jack Grealish, de meneurs à la hauteur.

Treizième pays à atteindre la finale de l'Euro, le premier depuis la Grèce et le Portugal en 2004, l'Angleterre peut devenir la onzième nation à inscrire son nom au palmarès de l'épreuve. Trois équipes ont été sacrées à domicile: l'Espagne en 1964, l'Italie en 1968 et la France en 1984. Le Portugal en 2004 et la France en 2016 avaient, eux, été battus en finale.

Près de 65.000 spectateurs sont attendus à Wembley. Moins de 10.000 billets ont été réservés aux Italiens. Il s'agira principalement de supporters italiens habitant en Grande-Bretagne, seul un millier de supporters venus de l'Italie ayant été autorisé à dribbler la quarantaine imposée aux étrangers, à condition de fournir un test PCR négatif. Le stade sera donc largement acquis à la cause anglaise.

Le Néerlandais Bjorn Kuipers arbitrera ce duel. Ironie du sort, il était au sifflet lors du dernier match entre les deux équipes dans un grand tournoi, en 2014, au Mondial brésilien. L'Italie l'avait emporté 2-1.

"Football is coming home", chantent les Anglais, alors que les Italiens revivent des "Notti magiche" comme à la belle époque. L'Italie de Roberto Mancini a ouvert le tournoi, le 11 juin dernier, avec un large succès 3-0 contre la Turquie, histoire de bien prévenir l'Europe: absente du Mondial 2018, la 'Nazionale' est de retour. Et avec style. Car Mancini, arrivé au chevet des Azzurri après la débâcle de 2018, ne s'est pas contenté de relever l'Italie, il lui a donné un jeu spectaculaire, loin du 'catenaccio' qui a écrit sa légende. Dans cet Euro, l'Italie a continué de séduire l'Europe, battant aussi la Suisse (3-0) et le pays de Galles (1-0) avant de connaître une frayeur contre l'Autriche, dont elle est venue à bout en prolongations (2-1). En quarts, les Italiens ont mis fin au parcours des Diables Rouges (2-1). En demi-finale, il a fallu en arriver aux tirs au but pour dompter une Espagne elle aussi revancharde et en plein renouvellement au terme d'un match d'une intensité folle (1-1, 4-2 aux tirs au but). Il faudra d'ailleurs voir à quel point cette bataille contre la Roja laissera des traces dans les organismes. Ce 'Rinascimento' italien peut déboucher sur un titre européen, le deuxième après celui de 1968. Depuis, l'Italie a connu deux grosses déceptions en finales: en 2000, les 'Azzurri' menaient contre la France jusque dans les derniers instants de la partie avant de subir un but de Sylvain Wiltord puis de concéder le but en or fatal de David Trezeguet. En 2012, la 'Squadra' du duo explosif Cassano-Balotelli avait atteint le dernier acte, où, épuisée, elle n'avait pu offrir de résistance à une Espagne survoltée (4-0). Entre ces deux défaites continentales, les Italiens étaient montés pour la quatrième fois sur le toit du monde, en 2006. Deux joueurs étaient déjà présents lors de la finale 2012 à Kiev: le capitaine Giorgio Chiellini, 36 ans, et son compère en défense centrale Leonardo Bonucci, 34 ans. Avec derrière eux Gianluigi Donnarumma, l'Italie n'a pas failli à sa réputation en matière de défense. Mais c'est peut-être dans l'entrejeu que se trouve le point fort de cette équipe, avec le trio Jorginho-Marco Verratti-Nicolò Barrela. Le latéral Leonardo Spinazzola, gravement blessé contre la Belgique, et les ailiers Lorenzo Insigne et Federico Chiesa ont également brillé. L'Angleterre, elle, attend un trophée international depuis 1966 et son sacre en Coupe du monde. Depuis, les 'Three Lions' n'ont pas disputé la moindre finale. Même l'Euro 1996, à domicile, s'était achevé sur une cruelle désillusion: une défaite aux tirs au but contre l'Allemagne en demi-finales. Sixième tireur anglais, Gareth Southgate avait craqué et raté son tir. Southgate est aujourd'hui le sélectionneur de l'Angleterre. Et son bilan est largement positif, avec une quatrième place au Mondial 2018, le meilleur résultat depuis 1990, une troisième place lors de la première édition de la Ligue des Nations, en 2019, et donc cette première finale d'un Championnat d'Europe. Pour en arriver là, Southgate s'est appuyé sur une défense solide, qui n'a pas pris de but avant les demi-finales. La Croatie (1-0), l'Écosse (0-0), la République tchèque (1-0), l'Allemagne (2-0) et l'Ukraine (4-0) se sont cassés les dents sur l'arrière-garde anglaise, formée depuis le troisième match de la phase de poules par Kyle Walker, John Stones, Harry Maguire et Luke Shaw. Et ce n'est que sur coup franc que le Danois Mikkel Damsgaard a trompé Jordan Pickford en demi-finale (2-1 après prolongations). Devant, Southgate a changé plusieurs fois son animation offensive tout en s'appuyant sur deux certitudes: le capitaine et avant-centre Harry Kane (4 buts) et le virevoltant Raheem Sterling (3 buts). Le sélectionneur dispose aussi, avec Mason Mount et Jack Grealish, de meneurs à la hauteur. Treizième pays à atteindre la finale de l'Euro, le premier depuis la Grèce et le Portugal en 2004, l'Angleterre peut devenir la onzième nation à inscrire son nom au palmarès de l'épreuve. Trois équipes ont été sacrées à domicile: l'Espagne en 1964, l'Italie en 1968 et la France en 1984. Le Portugal en 2004 et la France en 2016 avaient, eux, été battus en finale. Près de 65.000 spectateurs sont attendus à Wembley. Moins de 10.000 billets ont été réservés aux Italiens. Il s'agira principalement de supporters italiens habitant en Grande-Bretagne, seul un millier de supporters venus de l'Italie ayant été autorisé à dribbler la quarantaine imposée aux étrangers, à condition de fournir un test PCR négatif. Le stade sera donc largement acquis à la cause anglaise.Le Néerlandais Bjorn Kuipers arbitrera ce duel. Ironie du sort, il était au sifflet lors du dernier match entre les deux équipes dans un grand tournoi, en 2014, au Mondial brésilien. L'Italie l'avait emporté 2-1.