Le match suivait un scenario attendu: les Espagnols conservaient le ballon face à des Suédois bien en place. Ainsi, après 20 minutes de jeu, l'Espagne affichait 90 pour-cent de possession de balle, les Suédois n'effectuant que 25 passes depuis le coup d'envoi. Pourtant, la première occasion espagnole survenait après un long ballon aérien envoyé dans la surface par Koke et repris de la tête par Dani Olmo reprenait de la tête, le gardien suédois Robin Olsen détournait. Alvaro Morata héritait de la plus belle occasion espagnole de la première période.

Luis Enrique sur sa glacière tel Marcelo Bielsa, iStock
Luis Enrique sur sa glacière tel Marcelo Bielsa © iStock

Morata imprécis devant le but

Isolé devant le but après une intervention manquée du défenseur Marcus Danielson sur une passe de Jordi Alba, l'avant-centre ne parvenait pas à cadrer (38e). La Suède passait tout près de l'ouverture du score sur sa première opportunité. Décalé sur la droite du petit rectangle, Alexander Isak frappait, Marcos Llorente repoussait avant la ligne envoyant le ballon sur le poteau (41e). La première période s'achevait sur une frappe des 25 mètres, Olsen se détendait pour repousser (45e).

Peu d'occasions, mais un Robin Olsen décisif

En seconde période, Morata manquait à nouveau le cadre en position favorable (50e). La Suède restait menaçante en contre. Isak semait la panique dans la défense espagnole et centrait, Marcus Berg, au second poteau, ne pouvait conclure (61e). En faisant sortir Isak, un attaquant, pour Viktor Claesson, un milieu de terrain, à 20 minutes du terme le sélectionneur suédois Jan Andersson affichait clairement son intention de viser un partage.

L'Espagne continuait à se heurter au mur suédois, à l'instar d'Olmo, qui voyait Danielsson contrer son tir (73e). Le gardien suédois Robin Olsen s'interposait également sur la dernière occasion espagnole, une tête de Gerard Moreno (90e).

null, iStock
null © iStock

Dans l'autre match du groupe, plus tôt dans la journée, la Slovaquie s'est imposée 1-2 face à la Pologne. La Slovaquie occupe ainsi seule la première place du groupe avec 3 points.

L'Espagne et la Suède suivent avec 1, la Pologne reste bloquée à 0. Lors de la deuxième journée, la Suède affrontera la Slovaquie le 18 juin (15h00) à Saint-Pétersbourg. Le lendemain (21h00), l'Espagne jouera contre la Pologne à Séville

L'échec de la surpossession

Si Pays-Bas - Ukraine fut sans doute le plus beau match depuis le début du tournoi, cet Espagne - Suède fut a contrario la rencontre la plus ennuyante depuis le début de la compétition. Un scénario auquel, on pouvait s'attendre vu le style diamétralement opposé des deux équipes: une Espagne, qui adore faire circuler le ballon à l'excès malgré un Luis Enrique plus pragmatique à sa tête et une Suède plus le marathonienne que footballeuse au vu de la manière dont le cuir semblait brûler les pieds scandinaves.

Les chiffres sont d'ailleurs éloquents puisque la Roja a fini le match avec... 85% de possession de balle. Jamais depuis l'Euro 80, une équipe n'avait eu autant le ballon dans la compétition. Mais comme au mondial en Russie, cet amour de la sphère n'a pas été réciproque avec le score finale. Lors du 1/8e de finale contre la Russie, les Espagnols avaient monopolisé le cuir 79% du match pour échouer finalement au terme de la séance de tirs au but.

Mais à l'époque, la Roja avait fait au moins fait trembler les filets russes pendant les 120 minutes de jeu. Ce qui semble plus difficile pour les ouailles de Luis Enrique actuellement. Si l'on ne tient pas compte de la victoire 4-0 contre la Lituanie en match de préparation car les onze espagnols alignés étaient membres de l'équipe espoirs, les Ibères restent sur un deuxième match nul vierge consécutif. Un fait rarissime dans l'histoire de la Selección.

Il faut en effet remonter à 1992 pour trouver pareils résultats. A l'époque, sous la houlette de Javier Clemente, les Espagnols enregistrent même trois matches nuls sur le score de 0-0. En déplacement en Lettonie et en Irlande du Nord puis à domicile contre l'Irlande. C'était d'ailleurs à Séville...

Le match suivait un scenario attendu: les Espagnols conservaient le ballon face à des Suédois bien en place. Ainsi, après 20 minutes de jeu, l'Espagne affichait 90 pour-cent de possession de balle, les Suédois n'effectuant que 25 passes depuis le coup d'envoi. Pourtant, la première occasion espagnole survenait après un long ballon aérien envoyé dans la surface par Koke et repris de la tête par Dani Olmo reprenait de la tête, le gardien suédois Robin Olsen détournait. Alvaro Morata héritait de la plus belle occasion espagnole de la première période. Morata imprécis devant le butIsolé devant le but après une intervention manquée du défenseur Marcus Danielson sur une passe de Jordi Alba, l'avant-centre ne parvenait pas à cadrer (38e). La Suède passait tout près de l'ouverture du score sur sa première opportunité. Décalé sur la droite du petit rectangle, Alexander Isak frappait, Marcos Llorente repoussait avant la ligne envoyant le ballon sur le poteau (41e). La première période s'achevait sur une frappe des 25 mètres, Olsen se détendait pour repousser (45e).Peu d'occasions, mais un Robin Olsen décisifEn seconde période, Morata manquait à nouveau le cadre en position favorable (50e). La Suède restait menaçante en contre. Isak semait la panique dans la défense espagnole et centrait, Marcus Berg, au second poteau, ne pouvait conclure (61e). En faisant sortir Isak, un attaquant, pour Viktor Claesson, un milieu de terrain, à 20 minutes du terme le sélectionneur suédois Jan Andersson affichait clairement son intention de viser un partage. L'Espagne continuait à se heurter au mur suédois, à l'instar d'Olmo, qui voyait Danielsson contrer son tir (73e). Le gardien suédois Robin Olsen s'interposait également sur la dernière occasion espagnole, une tête de Gerard Moreno (90e).Dans l'autre match du groupe, plus tôt dans la journée, la Slovaquie s'est imposée 1-2 face à la Pologne. La Slovaquie occupe ainsi seule la première place du groupe avec 3 points. L'Espagne et la Suède suivent avec 1, la Pologne reste bloquée à 0. Lors de la deuxième journée, la Suède affrontera la Slovaquie le 18 juin (15h00) à Saint-Pétersbourg. Le lendemain (21h00), l'Espagne jouera contre la Pologne à Séville L'échec de la surpossessionSi Pays-Bas - Ukraine fut sans doute le plus beau match depuis le début du tournoi, cet Espagne - Suède fut a contrario la rencontre la plus ennuyante depuis le début de la compétition. Un scénario auquel, on pouvait s'attendre vu le style diamétralement opposé des deux équipes: une Espagne, qui adore faire circuler le ballon à l'excès malgré un Luis Enrique plus pragmatique à sa tête et une Suède plus le marathonienne que footballeuse au vu de la manière dont le cuir semblait brûler les pieds scandinaves.Les chiffres sont d'ailleurs éloquents puisque la Roja a fini le match avec... 85% de possession de balle. Jamais depuis l'Euro 80, une équipe n'avait eu autant le ballon dans la compétition. Mais comme au mondial en Russie, cet amour de la sphère n'a pas été réciproque avec le score finale. Lors du 1/8e de finale contre la Russie, les Espagnols avaient monopolisé le cuir 79% du match pour échouer finalement au terme de la séance de tirs au but.Mais à l'époque, la Roja avait fait au moins fait trembler les filets russes pendant les 120 minutes de jeu. Ce qui semble plus difficile pour les ouailles de Luis Enrique actuellement. Si l'on ne tient pas compte de la victoire 4-0 contre la Lituanie en match de préparation car les onze espagnols alignés étaient membres de l'équipe espoirs, les Ibères restent sur un deuxième match nul vierge consécutif. Un fait rarissime dans l'histoire de la Selección.Il faut en effet remonter à 1992 pour trouver pareils résultats. A l'époque, sous la houlette de Javier Clemente, les Espagnols enregistrent même trois matches nuls sur le score de 0-0. En déplacement en Lettonie et en Irlande du Nord puis à domicile contre l'Irlande. C'était d'ailleurs à Séville...