Après les attentats de Paris, l'organisation d'un évènement d'envergure internationale sur le territoire français soulève bon nombre de questions quant à la sécurité de la compétition.

Des inquiétudes auxquelles Martin Kallen, président de l'Euro 2016, a tenu à répondre. "Pour le moment, il n'y a pas de signe montrant une menace spéciale" explique-t-il à l'agence de presse AP.

Dans le cas où la donne viendrait à changer, "il est possible que des rencontres soient renvoyées, ou débutent à un horaire plus tardif. Il se pourrait aussi que des matchs soient déplacés à court terme dans un autre stade ou se déroulent sans public", précise le Suisse.

Jacques Lambert, maître d'oeuvre de l'évènement, donne des chiffres : "Le budget sécurité, de 34 millions d'euros, a augmenté de 15% depuis les attentats de Paris", avant d'ajouter : "Les attentats n'ont pas changé énormément de choses". En effet, les événements de 2015 n'ont "pas remis en cause les bases de travail fixées" avec le ministère de l'intérieur, véritable pilote du dossier. Ils ont seulement conduit à des ajustements et une réévaluation de certains dispositifs.

Sécurité renforcée...

En ce qui concerne les effectifs, l'UEFA, responsable de la sécurité dans les stades et camps de base, déploiera environ 30% de personnel supplémentaire par rapport aux normes en vigueur sur les matches internationaux.

Quelque 900 agents de sécurité privés seront déployés en moyenne sur chaque match et jusqu'à 1200 au Stade de France en raison de sa taille. Cinq matches de la première phase ont été déclarés à risque et au total, près de 10.000 personnes seront mobilisées sur l'ensemble des opérations de sécurité dévolues à l'UEFA.

Enfin, un double périmètre, contre un seul habituellement, sera établi autour des stades qui seront sous contrôle dès la mi-mai. A ce dispositif, l'Etat a apporté sa contribution avec la mise à disposition d'effectifs du Raid et du GIGN près des camps des équipes.

... aussi dans les fans zones

Les fans zones sont des périmètres que l'UEFA recommande d'installer au coeur des villes pour accueillir les supporteurs dans une ambiance festive: retransmission des matches sur écran géant, animations, concerts...

"Les mesures de sécurité qui seront déployées autour des fans zones sont en fait assez proches de celles mises en oeuvre autour des stades", a commenté Jacques Lambert, sachant que la sécurisation de ces espaces est du ressort des villes.

Un match Belgique - Italie à risques ?

D'après le quotidien italien Corriere della Sera, des déclarations de la sécurité nationale à l'agence de presse italienne, ANSA, feraient état d'un haut risque d'attentat en ce qui concerne les rencontres de l'Italie. Or, la Belgique doit affronter les Azzuris le 13 juin, dans le cadre de la phase des groupes de l'Euro 2016. Des mesures drastiques pourraient ainsi être prises.

Quentin Droussin (avec Belga)

Après les attentats de Paris, l'organisation d'un évènement d'envergure internationale sur le territoire français soulève bon nombre de questions quant à la sécurité de la compétition.Des inquiétudes auxquelles Martin Kallen, président de l'Euro 2016, a tenu à répondre. "Pour le moment, il n'y a pas de signe montrant une menace spéciale" explique-t-il à l'agence de presse AP. Dans le cas où la donne viendrait à changer, "il est possible que des rencontres soient renvoyées, ou débutent à un horaire plus tardif. Il se pourrait aussi que des matchs soient déplacés à court terme dans un autre stade ou se déroulent sans public", précise le Suisse.Jacques Lambert, maître d'oeuvre de l'évènement, donne des chiffres : "Le budget sécurité, de 34 millions d'euros, a augmenté de 15% depuis les attentats de Paris", avant d'ajouter : "Les attentats n'ont pas changé énormément de choses". En effet, les événements de 2015 n'ont "pas remis en cause les bases de travail fixées" avec le ministère de l'intérieur, véritable pilote du dossier. Ils ont seulement conduit à des ajustements et une réévaluation de certains dispositifs.Sécurité renforcée...En ce qui concerne les effectifs, l'UEFA, responsable de la sécurité dans les stades et camps de base, déploiera environ 30% de personnel supplémentaire par rapport aux normes en vigueur sur les matches internationaux.Quelque 900 agents de sécurité privés seront déployés en moyenne sur chaque match et jusqu'à 1200 au Stade de France en raison de sa taille. Cinq matches de la première phase ont été déclarés à risque et au total, près de 10.000 personnes seront mobilisées sur l'ensemble des opérations de sécurité dévolues à l'UEFA.Enfin, un double périmètre, contre un seul habituellement, sera établi autour des stades qui seront sous contrôle dès la mi-mai. A ce dispositif, l'Etat a apporté sa contribution avec la mise à disposition d'effectifs du Raid et du GIGN près des camps des équipes.... aussi dans les fans zonesLes fans zones sont des périmètres que l'UEFA recommande d'installer au coeur des villes pour accueillir les supporteurs dans une ambiance festive: retransmission des matches sur écran géant, animations, concerts..."Les mesures de sécurité qui seront déployées autour des fans zones sont en fait assez proches de celles mises en oeuvre autour des stades", a commenté Jacques Lambert, sachant que la sécurisation de ces espaces est du ressort des villes.Un match Belgique - Italie à risques ? D'après le quotidien italien Corriere della Sera, des déclarations de la sécurité nationale à l'agence de presse italienne, ANSA, feraient état d'un haut risque d'attentat en ce qui concerne les rencontres de l'Italie. Or, la Belgique doit affronter les Azzuris le 13 juin, dans le cadre de la phase des groupes de l'Euro 2016. Des mesures drastiques pourraient ainsi être prises.Quentin Droussin (avec Belga)