L'Italie a peur de revivre son élimination tragique de l'Euro 2004, lors de l'épisode dit du "biscotto". Il y a huit ans, l'Italie avait été éliminée par un 2-2 entre la Suède et le Danemark à Porto, après avoir cru à la qualification sur un but d'Antonio Cassano dans le temps additionnel contre la Bulgarie (2-1). Mais la Suède avait égalisé à la 89e minute par Mattias Jonson contre le Danemark, dans un match joué à fond, et au-dessus de tout soupçon.

"Mamma mia... Ça fait deux jours qu'on ne parle que de ça", peste Gianluigi Buffon sur sa page Facebook. "Biscotto-ci, biscotto-là, biscotto partout, comme si les autres n'avaient pas le droit de se sentir offensés par de telles allusions, qui n'appartiennent en fait qu'à nous." Le gardien et capitaine de la "Nazionale" martèle que ni lui ni les joueurs n'envisagent qu'il puisse y avoir un nouveau "biscotto". Le terme biscotto désigne à l'origine le dopage dans le milieu hippique, où on donne du "biscuit" à un cheval pour le faire gagner, puis, par extension, s'est transformé en un arrangement au détriment d'un tiers. "Comme si les coupables étaient toujours les autres, comme si la responsabilité ne nous échût jamais", s'emporte "Gigi".

Il est vrai que, si elle bat l'Eire ce lundi soir, mais est tout de même éliminée par un nul 2-2 entre la Croatie et l' Espagne, les deux autres équipes du groupe, l'Italie se retrouvera dans le même cas de figure qu'en 2004.

Les adversaires de 2012 nient pourtant en bloc. "Les Italiens peuvent être tranquilles", assure le Croate Luka Modric. "Ce sont des idioties de parler de pacte, ça ne fait pas de bien au football. Je suis sûr que les deux équipes joueront toutes les deux pour gagner". "On jouera pour gagner, les combines ça ne nous intéresse pas", ajoute l'Espagnol Gerard Piqué. Buffon souhaite qu'on se recentre sur l'essentiel : "Pensons à nous et cherchons à gagner, le reste ce ne sont que des paroles en l'air, discours de bistrot, conjectures de médiocres et arguments de perdants."

Les équipes en place

L'attaquant Mario Balotelli s'est entraîné normalement ce dimanche et est "disponible", comme a précisé le sélectionneur, Cesare Prandelli. Samedi, le joueur avait dû interrompre l'entraînement à cause d'une légère douleur au genou droit. Si l'attaquant de Manchester City n'est pas titularisé, Antonio Di Natale jouera au côté d'Antonio Cassano. À la veille du match, Prandelli se plaignait déjà des critiques de la presse italienne. "J'aime parler de football, mais le système n'est pas important, c'est surtout le coeur qui compte, la volonté d'aller de l'avant. Après vient le temps de la critique, mais là on n'a pas encore choisi le système que vous nous critiquez déjà! " Le sélectionneur italien se méfie des Irlandais, déjà éliminés : "Ils vont nous poser des problèmes puisque quand tu n'as plus de pression, tu joues de façon plus décomplexée. C'est une équipe redoutable, qui jouera pour l'orgueil national. Ils ont une grande capacité de résistance, et ils voudront la victoire pour faire un cadeau à leurs supporters qui sont toujours aussi nombreux. Ce sera un match difficile pour nous. "

Pour le sélectionneur des Irlandais, Giovanni Trapattoni, il faut jouer "pour l'honneur de notre nation", a-t-il dit ce dimanche. Le 'Trap' espère ne pas revivre les débuts de matches face à la Croatie et l'Espagne. "Déjà, ne pas concéder de but tout de suite! Il faut retrouver le même comportement, la même qualité, le même engagement que dans les matches de qualifications. Il faut être concentré à 100% dès le début et éviter de se retrouver dans cette situation."

Douloureux anniversaire pour les Azzurri

L'Irlande n'a battu l'Italie que deux fois en onze confrontations, dont la dernière fois en match amical en 2005. Par contre, il y a 18 ans jour pour jour, l'Irlande a battu l'Italie dans le cadre de la phase de groupe de la Coupe du Monde disputée aux États-Unis, le 18 juin 1994. Un but de Ray Houghton, dès la 11e minute avait scellé le score de la rencontre (défaite 0-1 des Italiens).


Sportfootmagazine.be, avec Belga

Les compos probables

Italie : Buffon (C) - Bonucci, De Rossi, Chiellini - Maggio, Marchisio, Pirlo, Thiago Motta, Giaccherini - Cassano, Di Natale ou Balotelli

Irlande : Given - O'Shea, St Ledger, Dunne, Ward - Duff (C), Andrews, Whelan, Mc Geady ou McLean - Keane, Doyle ou Walters
Pour sa 100e sélection, le milieu de terrain irlandais Damien Duff se verra attribuer le brassard de capitaine par le sélectionneur.

L'Italie a peur de revivre son élimination tragique de l'Euro 2004, lors de l'épisode dit du "biscotto". Il y a huit ans, l'Italie avait été éliminée par un 2-2 entre la Suède et le Danemark à Porto, après avoir cru à la qualification sur un but d'Antonio Cassano dans le temps additionnel contre la Bulgarie (2-1). Mais la Suède avait égalisé à la 89e minute par Mattias Jonson contre le Danemark, dans un match joué à fond, et au-dessus de tout soupçon. "Mamma mia... Ça fait deux jours qu'on ne parle que de ça", peste Gianluigi Buffon sur sa page Facebook. "Biscotto-ci, biscotto-là, biscotto partout, comme si les autres n'avaient pas le droit de se sentir offensés par de telles allusions, qui n'appartiennent en fait qu'à nous." Le gardien et capitaine de la "Nazionale" martèle que ni lui ni les joueurs n'envisagent qu'il puisse y avoir un nouveau "biscotto". Le terme biscotto désigne à l'origine le dopage dans le milieu hippique, où on donne du "biscuit" à un cheval pour le faire gagner, puis, par extension, s'est transformé en un arrangement au détriment d'un tiers. "Comme si les coupables étaient toujours les autres, comme si la responsabilité ne nous échût jamais", s'emporte "Gigi". Il est vrai que, si elle bat l'Eire ce lundi soir, mais est tout de même éliminée par un nul 2-2 entre la Croatie et l' Espagne, les deux autres équipes du groupe, l'Italie se retrouvera dans le même cas de figure qu'en 2004. Les adversaires de 2012 nient pourtant en bloc. "Les Italiens peuvent être tranquilles", assure le Croate Luka Modric. "Ce sont des idioties de parler de pacte, ça ne fait pas de bien au football. Je suis sûr que les deux équipes joueront toutes les deux pour gagner". "On jouera pour gagner, les combines ça ne nous intéresse pas", ajoute l'Espagnol Gerard Piqué. Buffon souhaite qu'on se recentre sur l'essentiel : "Pensons à nous et cherchons à gagner, le reste ce ne sont que des paroles en l'air, discours de bistrot, conjectures de médiocres et arguments de perdants." Les équipes en place L'attaquant Mario Balotelli s'est entraîné normalement ce dimanche et est "disponible", comme a précisé le sélectionneur, Cesare Prandelli. Samedi, le joueur avait dû interrompre l'entraînement à cause d'une légère douleur au genou droit. Si l'attaquant de Manchester City n'est pas titularisé, Antonio Di Natale jouera au côté d'Antonio Cassano. À la veille du match, Prandelli se plaignait déjà des critiques de la presse italienne. "J'aime parler de football, mais le système n'est pas important, c'est surtout le coeur qui compte, la volonté d'aller de l'avant. Après vient le temps de la critique, mais là on n'a pas encore choisi le système que vous nous critiquez déjà! " Le sélectionneur italien se méfie des Irlandais, déjà éliminés : "Ils vont nous poser des problèmes puisque quand tu n'as plus de pression, tu joues de façon plus décomplexée. C'est une équipe redoutable, qui jouera pour l'orgueil national. Ils ont une grande capacité de résistance, et ils voudront la victoire pour faire un cadeau à leurs supporters qui sont toujours aussi nombreux. Ce sera un match difficile pour nous. " Pour le sélectionneur des Irlandais, Giovanni Trapattoni, il faut jouer "pour l'honneur de notre nation", a-t-il dit ce dimanche. Le 'Trap' espère ne pas revivre les débuts de matches face à la Croatie et l'Espagne. "Déjà, ne pas concéder de but tout de suite! Il faut retrouver le même comportement, la même qualité, le même engagement que dans les matches de qualifications. Il faut être concentré à 100% dès le début et éviter de se retrouver dans cette situation." Douloureux anniversaire pour les Azzurri L'Irlande n'a battu l'Italie que deux fois en onze confrontations, dont la dernière fois en match amical en 2005. Par contre, il y a 18 ans jour pour jour, l'Irlande a battu l'Italie dans le cadre de la phase de groupe de la Coupe du Monde disputée aux États-Unis, le 18 juin 1994. Un but de Ray Houghton, dès la 11e minute avait scellé le score de la rencontre (défaite 0-1 des Italiens). Sportfootmagazine.be, avec Belga