La Pologne sans complexe a arraché l'égalisation (1-1) et a ainsi contrarié la Russie, qui se serait qualifiée en cas de victoire pour les quarts de finale de l'Euro, dans un match qui a été précédé par des incidents entre supporters à Varsovie.

Voilà maintenant le groupe A totalement relancé (Russie, 4 points, République Tchèque 3, Pologne 2, Grèce, 1) avec une dernière journée, le 16 juin, qui sera décisive avec les Pologne-République Tchèque et Russie-Grèce. Les quatre équipes peuvent encore théoriquement se qualifier.

Le fil de la rencontre

La Pologne a abordé la rencontre décidée à malmener les favoris du groupe. A la 7e minute, une tête de Boenisch était sauvée miraculeusement par le tibia de Malafeev. Le portier russe voyait ensuite la volée de Lewandowski survoler son domaine (11e). Enfin, le but de Polanski était normalement annulé pour hors-jeu (18e).

Les Russes laissèrent passer la tempête avant de prendre le contrôle de la rencontre. C'est encore sur un but de Dzagoev, 21 ans, la nouvelle star (3 buts pour l'heure, meilleur total de cet Euro), que la Russie croyait avoir mis les crampons en quart de finale. Arshavin, brillant à la baguette, délivrait un coup franc parfait repris de l'épaule par un Dzagoev mal marqué par Boenisch et Piszczek (0-1, 37e).

Mais le retour des vestiaires en seconde période de Polonais rageurs a surpris la bande à Arshavin qui s'était reposée sur ses lauriers et son jeu de courtes passes rapides. Et c'est Blaszczykowski, en bon capitaine polonais, qui d'une frappe superbe de puissance et de précision soulageait une nation tout entière (1-1, 57e). Les Russes étaient sans doute trop sûrs de leur force et leur maîtrise des événements.

Le match fut en tout cas plaisant, sous les yeux de Michel Platini, président de l'UEFA, et n'a rien eu à voir avec les débordements dans les rues avant la partie. Mardi, dans un contexte politique et historique au lourd passif entre Pologne et Russie, le défilé des supporters russes à Varsovie a débouché sur de nouveaux incidents, avec intervention des forces de l'ordre. Il sera cette fois difficile de savoir d'où sont venues les provocations entre fans polonais et russes. Il y a eu une centaine d'arrestations et une dizaine de blessés au total.

De la tension mais pas d'incidents

Un impressionnant déploiement de policiers casqués, avec matraques et boucliers, a eu lieu au coup de sifflet final, à titre préventif. Les forces de l'ordre ont pris position au bas des tribunes occupés par les fans russes, qui devaient rester vingt minutes de plus dans le stade, pour ne pas sortir en même temps que les supporters polonais.

Les supporters russes se sont seulement signalés pendant le match en lançant un gros pétard sur la pelouse, suivi d'un fumigène après l'ouverture du score russe. Ce qui devrait valoir l'ouverture d'une autre procédure disciplinaire visant la Fédération russe, déjà inquiétée pour une bagarre de hooligans russes avec des stadiers à Wroclaw vendredi.

Par ailleurs, des supporters russes ont déployé un drapeau rouge et noir de l'extrême-droite lors de ce match, a affirmé un groupe antiraciste qui dit avoir signalé l'incident à l'UEFA.

La majorité des spectateurs présents dans le stade (55.920 places au total) étaient des Polonais qui ont agité des petits drapeaux aux couleurs du pays. Les Russes (12.000 attendus au stade et alentours) avaient auparavant déployé une autre banderole, géante cette fois, représentant un chevalier en armure avec bouclier et épée, au-dessus de l'inscription en anglais "This is Russia" (Ca c'est la Russie). Cette banderole a été vite repliée après les hymnes.

Sportfootmagazine.be, avec Belga

La Pologne sans complexe a arraché l'égalisation (1-1) et a ainsi contrarié la Russie, qui se serait qualifiée en cas de victoire pour les quarts de finale de l'Euro, dans un match qui a été précédé par des incidents entre supporters à Varsovie. Voilà maintenant le groupe A totalement relancé (Russie, 4 points, République Tchèque 3, Pologne 2, Grèce, 1) avec une dernière journée, le 16 juin, qui sera décisive avec les Pologne-République Tchèque et Russie-Grèce. Les quatre équipes peuvent encore théoriquement se qualifier.Le fil de la rencontreLa Pologne a abordé la rencontre décidée à malmener les favoris du groupe. A la 7e minute, une tête de Boenisch était sauvée miraculeusement par le tibia de Malafeev. Le portier russe voyait ensuite la volée de Lewandowski survoler son domaine (11e). Enfin, le but de Polanski était normalement annulé pour hors-jeu (18e). Les Russes laissèrent passer la tempête avant de prendre le contrôle de la rencontre. C'est encore sur un but de Dzagoev, 21 ans, la nouvelle star (3 buts pour l'heure, meilleur total de cet Euro), que la Russie croyait avoir mis les crampons en quart de finale. Arshavin, brillant à la baguette, délivrait un coup franc parfait repris de l'épaule par un Dzagoev mal marqué par Boenisch et Piszczek (0-1, 37e). Mais le retour des vestiaires en seconde période de Polonais rageurs a surpris la bande à Arshavin qui s'était reposée sur ses lauriers et son jeu de courtes passes rapides. Et c'est Blaszczykowski, en bon capitaine polonais, qui d'une frappe superbe de puissance et de précision soulageait une nation tout entière (1-1, 57e). Les Russes étaient sans doute trop sûrs de leur force et leur maîtrise des événements. Le match fut en tout cas plaisant, sous les yeux de Michel Platini, président de l'UEFA, et n'a rien eu à voir avec les débordements dans les rues avant la partie. Mardi, dans un contexte politique et historique au lourd passif entre Pologne et Russie, le défilé des supporters russes à Varsovie a débouché sur de nouveaux incidents, avec intervention des forces de l'ordre. Il sera cette fois difficile de savoir d'où sont venues les provocations entre fans polonais et russes. Il y a eu une centaine d'arrestations et une dizaine de blessés au total.De la tension mais pas d'incidentsUn impressionnant déploiement de policiers casqués, avec matraques et boucliers, a eu lieu au coup de sifflet final, à titre préventif. Les forces de l'ordre ont pris position au bas des tribunes occupés par les fans russes, qui devaient rester vingt minutes de plus dans le stade, pour ne pas sortir en même temps que les supporters polonais. Les supporters russes se sont seulement signalés pendant le match en lançant un gros pétard sur la pelouse, suivi d'un fumigène après l'ouverture du score russe. Ce qui devrait valoir l'ouverture d'une autre procédure disciplinaire visant la Fédération russe, déjà inquiétée pour une bagarre de hooligans russes avec des stadiers à Wroclaw vendredi. Par ailleurs, des supporters russes ont déployé un drapeau rouge et noir de l'extrême-droite lors de ce match, a affirmé un groupe antiraciste qui dit avoir signalé l'incident à l'UEFA. La majorité des spectateurs présents dans le stade (55.920 places au total) étaient des Polonais qui ont agité des petits drapeaux aux couleurs du pays. Les Russes (12.000 attendus au stade et alentours) avaient auparavant déployé une autre banderole, géante cette fois, représentant un chevalier en armure avec bouclier et épée, au-dessus de l'inscription en anglais "This is Russia" (Ca c'est la Russie). Cette banderole a été vite repliée après les hymnes. Sportfootmagazine.be, avec Belga