L'Espagne, sûre de sa force, a, avec ce succès, effacé sa désillusion de 2006 où les Bleus de Zinédine Zidane lui avaient dicté une leçon en 8e de finale du Mondial allemand (3-1).

Les Espagnols rencontreront le Portugal de Cristiano Ronaldo en demi-finale, mercredi à Donetsk, un adversaire contre lequel ils sont invaincus dans les tournois officiels. Ils avaient fait match nul (1-1) à l'Euro 1984 et s'étaient imposés (1-0) en 8e de finale du Mondial 2010 dont ils sont également les tenants.

Pour les Bleus, l'aventure s'arrête là. Il n'y a pas eu de miracle, face à un rival qui lui a été supérieur et a enfin vaincu le signe indien en s'imposant pour la première fois en compétition officielle après cinq défaites et un nul concédé dans leur histoire commune.

Le fil de la rencontre

Nullement gênée par l'option tactique défensive de Laurent Blanc, qui avait décidé de renforcer son milieu de terrain avec Mathieu Debuchy et Florent Malouda, l'Espagne a fait la différence sur sa première sérieuse incursion. Servi par Andres Iniesta côté gauche, Jordi Alba effaçait Debuchy en vitesse avant de centrer au second poteau vers Xabi Alonso, oublié, qui a trompé Hugo Lloris de la tête (19e). En transformant le penalty obtenu par Pedro (90+1) en fin de match, le milieu du Real fêtait encore plus dignement sa 100e sélection.

Le premier but a au moins eu le mérite de bousculer un peu l'équipe de France, qui a été moins attentiste ensuite (55% de possession de balle espagnole au final).

Ce petit sursaut n'a pas surpris l'Espagne. Le coach de la "Roja" avait clairement identifié les deux dangers potentiels : Ribéry que les milieux espagnols ont d'abord fait courir derrière le ballon avant de lui couper les ailes, et Benzema, attaquant du Real respecté et craint par les joueurs du Barça, souvent marqué par deux ou trois joueurs pour l'empêcher de prendre la profondeur.

Quant à Cabaye, que les Espagnols ne connaissent pas encore, c'est Casillas qui s'est chargé d'un gant ferme d'arrêter le somptueux coup franc du joueur de Newcastle qui filait vers la lucarne (32e). Il a aussi coupé un centre-tir de Ribéry (70e).

Défaite logique

L'aventure s'est terminée logiquement pour les troupes de Laurent Blanc, qui ne possédaient décemment pas assez d'armes pour contrecarrer la maîtrise technique et collective d'une équipe devenue en quatre ans la référence absolue du football international. Sans joueurs de classe, la France savait qu'elle ne pourrait rien espérer dans cette phase finale, surtout contre les principaux favoris. Le match contre l'Espagne en a été une parfaite illustration. C'est le cruel constat que pourra faire Laurent Blanc à l'heure du bilan.

Le dernier quart de finale opposera l'Angleterre à l'Italie, à Kiev dimanche, un match dont le vainqueur affrontera l'Allemagne en demi-finales.

Sportfootmagazine.be, avec Belga

L'Espagne, sûre de sa force, a, avec ce succès, effacé sa désillusion de 2006 où les Bleus de Zinédine Zidane lui avaient dicté une leçon en 8e de finale du Mondial allemand (3-1). Les Espagnols rencontreront le Portugal de Cristiano Ronaldo en demi-finale, mercredi à Donetsk, un adversaire contre lequel ils sont invaincus dans les tournois officiels. Ils avaient fait match nul (1-1) à l'Euro 1984 et s'étaient imposés (1-0) en 8e de finale du Mondial 2010 dont ils sont également les tenants. Pour les Bleus, l'aventure s'arrête là. Il n'y a pas eu de miracle, face à un rival qui lui a été supérieur et a enfin vaincu le signe indien en s'imposant pour la première fois en compétition officielle après cinq défaites et un nul concédé dans leur histoire commune. Le fil de la rencontre Nullement gênée par l'option tactique défensive de Laurent Blanc, qui avait décidé de renforcer son milieu de terrain avec Mathieu Debuchy et Florent Malouda, l'Espagne a fait la différence sur sa première sérieuse incursion. Servi par Andres Iniesta côté gauche, Jordi Alba effaçait Debuchy en vitesse avant de centrer au second poteau vers Xabi Alonso, oublié, qui a trompé Hugo Lloris de la tête (19e). En transformant le penalty obtenu par Pedro (90+1) en fin de match, le milieu du Real fêtait encore plus dignement sa 100e sélection. Le premier but a au moins eu le mérite de bousculer un peu l'équipe de France, qui a été moins attentiste ensuite (55% de possession de balle espagnole au final). Ce petit sursaut n'a pas surpris l'Espagne. Le coach de la "Roja" avait clairement identifié les deux dangers potentiels : Ribéry que les milieux espagnols ont d'abord fait courir derrière le ballon avant de lui couper les ailes, et Benzema, attaquant du Real respecté et craint par les joueurs du Barça, souvent marqué par deux ou trois joueurs pour l'empêcher de prendre la profondeur. Quant à Cabaye, que les Espagnols ne connaissent pas encore, c'est Casillas qui s'est chargé d'un gant ferme d'arrêter le somptueux coup franc du joueur de Newcastle qui filait vers la lucarne (32e). Il a aussi coupé un centre-tir de Ribéry (70e). Défaite logique L'aventure s'est terminée logiquement pour les troupes de Laurent Blanc, qui ne possédaient décemment pas assez d'armes pour contrecarrer la maîtrise technique et collective d'une équipe devenue en quatre ans la référence absolue du football international. Sans joueurs de classe, la France savait qu'elle ne pourrait rien espérer dans cette phase finale, surtout contre les principaux favoris. Le match contre l'Espagne en a été une parfaite illustration. C'est le cruel constat que pourra faire Laurent Blanc à l'heure du bilan. Le dernier quart de finale opposera l'Angleterre à l'Italie, à Kiev dimanche, un match dont le vainqueur affrontera l'Allemagne en demi-finales. Sportfootmagazine.be, avec Belga