La ville de Gdansk respire le foot depuis le début de l'Euro. Il y a deux jours, l'ancienne Dantzig allemande a été envahie, sous le soleil, par des hordes de supporters croates et espagnols. Terrasses l'après-midi et le soir, destination la PGE Arena, le nouveau stade de Gdansk.

Cette nouvelle arène, dont le toit jaune rappelle la couleur de l'ambre, spécialité de la côte Baltique, occupe un lieu hautement symbolique : une partie désaffectée du côté du port. Pour y arriver, on traverse toute l'histoire récente de Gdansk, passant devant des grues du chantier naval et devant la fameuse grille qui a vu s'épanouir le mouvement Solidarnosc. Aujourd'hui, le chantier naval semble abandonné et tourne au ralenti, ne construisant que des yachts et des bateaux de plaisance. Plus qu'une poignée d'ouvriers là où ils étaient 17.000 dans les années 70.

Ce n'est pas pour rien que la ville de Gdansk a voulu construire son stade dans cette partie de la ville. "Cela va servir à revitaliser tout un quartier", explique Adrian Papay, superviseur de la candidature de Gdansk, "Des projets vont suivre aux alentours du stade. Celui-ci doit servir de phare d'un nouveau pôle. Le Gdansk du futur passe par ce quartier. On a réfléchi longtemps pour savoir où on allait placer ce stade. Finalement, comme on ne voulait pas que le port devienne un lieu-fantôme, on s'est tourné vers ce quartier." Pour relier le quartier au stade, il a fallu construire une voie rapide qui fait quelque peu débat puisque certains auraient préféré une approche plus accueillante du quartier. Un petit centre de conférence, l'Ambre Expo, a été construit en face du stade, le musée Solidarnosc devrait également faire son apparition dans ce quartier-là.

Ce mercredi, Gdansk fait une pause dans son Euro. Les supporters espagnols, présents depuis deux semaines (Gdansk a accueilli les trois matches de la Roja) sont partis et les hôtels se mordent les doigts d'être passés à côté de la montre en or. Si la Pologne s'était qualifiée, c'est ici qu'elle aurait rencontré l'Allemagne et l'office du tourisme avait prévu l'arrivée de 200.000 fans polonais, venus du pays entier (là où les trois matches de poules ont attiré 250.000 supporters).

Par Stéphane Vande Velde, envoyé spécial en Pologne

La ville de Gdansk respire le foot depuis le début de l'Euro. Il y a deux jours, l'ancienne Dantzig allemande a été envahie, sous le soleil, par des hordes de supporters croates et espagnols. Terrasses l'après-midi et le soir, destination la PGE Arena, le nouveau stade de Gdansk. Cette nouvelle arène, dont le toit jaune rappelle la couleur de l'ambre, spécialité de la côte Baltique, occupe un lieu hautement symbolique : une partie désaffectée du côté du port. Pour y arriver, on traverse toute l'histoire récente de Gdansk, passant devant des grues du chantier naval et devant la fameuse grille qui a vu s'épanouir le mouvement Solidarnosc. Aujourd'hui, le chantier naval semble abandonné et tourne au ralenti, ne construisant que des yachts et des bateaux de plaisance. Plus qu'une poignée d'ouvriers là où ils étaient 17.000 dans les années 70. Ce n'est pas pour rien que la ville de Gdansk a voulu construire son stade dans cette partie de la ville. "Cela va servir à revitaliser tout un quartier", explique Adrian Papay, superviseur de la candidature de Gdansk, "Des projets vont suivre aux alentours du stade. Celui-ci doit servir de phare d'un nouveau pôle. Le Gdansk du futur passe par ce quartier. On a réfléchi longtemps pour savoir où on allait placer ce stade. Finalement, comme on ne voulait pas que le port devienne un lieu-fantôme, on s'est tourné vers ce quartier." Pour relier le quartier au stade, il a fallu construire une voie rapide qui fait quelque peu débat puisque certains auraient préféré une approche plus accueillante du quartier. Un petit centre de conférence, l'Ambre Expo, a été construit en face du stade, le musée Solidarnosc devrait également faire son apparition dans ce quartier-là. Ce mercredi, Gdansk fait une pause dans son Euro. Les supporters espagnols, présents depuis deux semaines (Gdansk a accueilli les trois matches de la Roja) sont partis et les hôtels se mordent les doigts d'être passés à côté de la montre en or. Si la Pologne s'était qualifiée, c'est ici qu'elle aurait rencontré l'Allemagne et l'office du tourisme avait prévu l'arrivée de 200.000 fans polonais, venus du pays entier (là où les trois matches de poules ont attiré 250.000 supporters). Par Stéphane Vande Velde, envoyé spécial en Pologne