Deux matches et les vice-champions du monde néerlandais peuvent déjà préparer leurs valises. Il leur reste un dernier rendez-vous dimanche contre le Portugal (encore en lice) mais il leur faudrait un miracle pour passer le tour. L'Allemagne, victorieuse hier face aux hommes de Bert van Marwijk et pour ainsi dire qualifiée pour les quarts de finale, pourrait même faire souffler quelques titulaires face aux Danois qui joueront aussi leur avenir.

Et dire que les Pays-Bas avaient un bel avantage géographique... dont ils n'ont pas profité. Trois pays seulement jouent tous leurs matches du premier tour dans la même ville : l'Espagne à Gdansk, la Suède à Kiev et les Pays-Bas à Kharkiv. Les Espagnols ont choisi un camp de base à Gdansk : logique. Les Suédois se sont installés à Kiev : normal aussi. Les Hollandais, eux, ont pris leurs quartiers près de Cracovie, à 1.400 km de Kharkiv. Cela représente six vols durant le premier tour, entre le vendredi 8 juin et le lundi 18! A moins qu'ils fassent lundi l'économie du trajet Kharkiv - Cracovie et rentrent directement sur les Pays-Bas en cas d'élimination.

Prendre l'avion, même avec les avantages d'une équipe qui participe à un Euro (l'escorte policière est impressionnante), cela fatigue, physiquement et mentalement. Il faut aussi rouler en car entre les hôtels et les aéroports. Les installations hôtelières et d'entraînement ne sont pas aussi bonnes en Ukraine qu'en Pologne mais il existait quand même des camps de base potentiels acceptables dans la région de Kharkiv. Les Hollandais les ont snobés quand ils ont fait leur choix alors qu'ils savaient déjà qu'ils joueraient leurs trois matches dans cette ville.

Autre élément à prendre en compte : la différence de température entre la Pologne et l'Ukraine. Personne ne pouvait prévoir qu'il ferait un temps normal en Pologne et que la canicule sévirait sur l'Ukraine, mais il était possible d'éliminer le risque. S'entraîner par 20 degrés, prendre l'avion, puis jouer le lendemain par 32 degrés, cela n'est pas idéal.

Ici à Kharkiv, on croise des Ukrainiens qui rigolent des mésaventures néerlandaises. Les supporters mettent de l'ambiance dans la ville depuis le week-end, tout se passe sans aucun incident, la population et la presse locale apprécient. Mais les mêmes personnes ne peuvent s'empêcher de dire que si les Hollandais avaient logé et s'étaient entraînés dans la région, ils auraient peut-être été plus frais et plus inspirés contre le Danemark et l'Allemagne.

Pierre Danvoye, envoyé spécial en Pologne

Deux matches et les vice-champions du monde néerlandais peuvent déjà préparer leurs valises. Il leur reste un dernier rendez-vous dimanche contre le Portugal (encore en lice) mais il leur faudrait un miracle pour passer le tour. L'Allemagne, victorieuse hier face aux hommes de Bert van Marwijk et pour ainsi dire qualifiée pour les quarts de finale, pourrait même faire souffler quelques titulaires face aux Danois qui joueront aussi leur avenir. Et dire que les Pays-Bas avaient un bel avantage géographique... dont ils n'ont pas profité. Trois pays seulement jouent tous leurs matches du premier tour dans la même ville : l'Espagne à Gdansk, la Suède à Kiev et les Pays-Bas à Kharkiv. Les Espagnols ont choisi un camp de base à Gdansk : logique. Les Suédois se sont installés à Kiev : normal aussi. Les Hollandais, eux, ont pris leurs quartiers près de Cracovie, à 1.400 km de Kharkiv. Cela représente six vols durant le premier tour, entre le vendredi 8 juin et le lundi 18! A moins qu'ils fassent lundi l'économie du trajet Kharkiv - Cracovie et rentrent directement sur les Pays-Bas en cas d'élimination. Prendre l'avion, même avec les avantages d'une équipe qui participe à un Euro (l'escorte policière est impressionnante), cela fatigue, physiquement et mentalement. Il faut aussi rouler en car entre les hôtels et les aéroports. Les installations hôtelières et d'entraînement ne sont pas aussi bonnes en Ukraine qu'en Pologne mais il existait quand même des camps de base potentiels acceptables dans la région de Kharkiv. Les Hollandais les ont snobés quand ils ont fait leur choix alors qu'ils savaient déjà qu'ils joueraient leurs trois matches dans cette ville. Autre élément à prendre en compte : la différence de température entre la Pologne et l'Ukraine. Personne ne pouvait prévoir qu'il ferait un temps normal en Pologne et que la canicule sévirait sur l'Ukraine, mais il était possible d'éliminer le risque. S'entraîner par 20 degrés, prendre l'avion, puis jouer le lendemain par 32 degrés, cela n'est pas idéal. Ici à Kharkiv, on croise des Ukrainiens qui rigolent des mésaventures néerlandaises. Les supporters mettent de l'ambiance dans la ville depuis le week-end, tout se passe sans aucun incident, la population et la presse locale apprécient. Mais les mêmes personnes ne peuvent s'empêcher de dire que si les Hollandais avaient logé et s'étaient entraînés dans la région, ils auraient peut-être été plus frais et plus inspirés contre le Danemark et l'Allemagne. Pierre Danvoye, envoyé spécial en Pologne