Les dernières images de Balotelli footballeur remontent au mois de mai et à sa dernière sortie avec l'OM. Cinq mois, 15 matches, huit buts et une suspension de quatre matches pour un vilain tacle sur le Montpelliérain Congré pour clore son expérience phocéenne.

La lourde suspension est désormais purgée et l'attaquant peut retrouver les terrains et reprendre son histoire, tourmentée, avec l'Italie : son dernier passage a été un fiasco spectaculaire, quatre buts en 25 matches avec l'AC Milan lors de la saison 2015-16.

"Mario sera là mardi", a en effet confirmé samedi l'entraîneur de Brescia Eugenio Corini, sans préciser si l'ancien attaquant de Liverpool débuterait sur le terrain ou sur le banc.

Après ceux des deux clubs milanais, c'est le maillot de Brescia, la ville où il a grandi avec sa famille adoptive, que Balotelli a choisi de défendre cette saison. Ses buts, cette fois, ne vaudront pas pour la course au titre ou à l'Europe, mais bien pour celle au maintien.

Proche cet été du Brésil et de Flamengo, "Super Mario" a en effet finalement choisi de jouer vraiment à domicile, dans le nord de l'Italie.

"Ma mère a pleuré quand elle a su que je revenais à Brescia, elle était très heureuse de cette décision. Et mon père (décédé en 2015, ndlr) rêvait de me voir jouer chez lui", a raconté Balotelli lors de sa conférence de presse de présentation au mois d'août.

"S'il le veut"

Mais il faut maintenant montrer sur le terrain que le choix du coeur tient la route et que tout le monde, du joueur qui rêve de l'Euro, au club qui espère le maintien, pourra y trouver son compte.

"Je me suis plus entraîné ces temps-ci que pendant toute ma vie. Je pèse le même poids qu'à Manchester City, quand j'avais 20 ans", a assuré Balotelli le week-end dernier dans une interview accordée au diffuseur Dazn.

"Je suis prêt. Je n'ai joué que deux matches amicaux et je n'ai pas 90 minutes dans les jambes mais je suis à disposition", a-t-il ajouté.

Les débuts face à la Juve de Cristiano Ronaldo ajoutent un peu de piment à l'affaire, même si Balotelli assure y voir "un match comme les autres", où il essaiera simplement de marquer, "comme à chaque match".

Dans une Italie qui ne lui a jamais passé grand-chose, il sait qu'il lui faudra marquer des buts, beaucoup, pour se faire une place à l'Euro l'été prochain.

Avant le début de saison, le sélectionneur Roberto Mancini, qui lui l'a pourtant toujours protégé, avait d'ailleurs été très ferme au sujet de l'attaquant, qu'il a côtoyé à l'Inter, à City et avec la Nazionale.

"A 29 ans, pour la deuxième saison d'affilée, il n'avait aucune certitude quant à sa future équipe à 10 jours de la reprise du championnat. Il n'a pas fait de préparation, il ne s'est pas entraîné correctement. Il doit réfléchir, ça n'est pas normal", avait déclaré Mancini à la Gazzetta.

"Savoir si Brescia est une bonne solution ne dépendra pas de Brescia mais de lui. Peut-être qu'en jouant près de chez lui, il se sentira plus tranquille. Mais ça ne suffira pas. Je l'aime beaucoup mais pour lui je ne peux plus rien faire. Il doit penser qu'il est en plein coeur de sa carrière et qu'il a encore beaucoup à donner... S'il le veut."