France Football
© France Football

Pensez-vous aux statistiques et aux records?

LUKAKU: J'ai de la chance, car j'ai démarré très tôt. Notamment en sélection. Et malgré mes difficultés avec les Diables au départ, j'étais sûr à 100% que j'allais devenir le meilleur buteur de l'histoire du pays. On a des top joueurs, donc j'en étais certain. Mais la motivation absolue ce ne sont pas les records, non.

C'est donc après les trophées que vous courez?

LUKAKU:Je suis un attaquant, j'ai commencé à seize ans, j'ai toujours marqué des buts. Maintenant les records que je bats ici ou là, ça doit déboucher sur des choses. À Milan, tout le monde me parlait du record de buts de Ronaldo lors de sa première saison. C'est beau, je l'ai égalé, mais lui, il a gagné la C3. Moi, j'ai perdu la finale. Désormais, je bosse pour ça: des titres.

Prenons une situation de contre qu'il vous revient d'orchestrer. Qu'est-ce qu'il vous faut faire pour mener l'action du mieux possible?

LUKAKU: Prendre des informations! Beaucoup de joueurs regardent le ballon quand ils accélèrent. Moi, je le pousse relativement loin pour pouvoir observer ce qu'il se passe autour. Les matches face au Brésil et au Japon lors du dernier Mondial illustrent bien ces situations-là. Contre les Brésiliens , je glisse le ballon à Kevin De Bruyne parce que je vois que Marcelo recule et est déséquilibré. Il est sur les talons, je sais qu'il est mort! Contre les Japonais, c'est sans la balle, mais c'est la même chose. Je sens que je dois libérer le couloir pour Thomas Meunier, puis laisser filer pour Nacer Chadli . Tout ça dépend de ta capacité ou non à scanner le terrain.

Ce travail de sape n'est-il pas un peu ingrat? Certains observateurs semblent avoir mis du temps à comprendre les ressorts de votre jeu. D'aucuns vous ont longtemps réduit à un profil de joueur costaud...

LUKAKU: Parfois, il faut savoir bosser pour l'équipe, en toute humilité, sans forcément en récolter directement les fruits, notamment quand tu sens que ce n'est pas ton jour au niveau de la finition. Quant aux observateurs, je crois que tout le monde ou presque perçoit désormais cette intelligence de jeu. Et ça, ça me fait vraiment super plaisir.

Article de Thymoté Pinon issu de France Football

Pensez-vous aux statistiques et aux records?LUKAKU: J'ai de la chance, car j'ai démarré très tôt. Notamment en sélection. Et malgré mes difficultés avec les Diables au départ, j'étais sûr à 100% que j'allais devenir le meilleur buteur de l'histoire du pays. On a des top joueurs, donc j'en étais certain. Mais la motivation absolue ce ne sont pas les records, non.C'est donc après les trophées que vous courez?LUKAKU:Je suis un attaquant, j'ai commencé à seize ans, j'ai toujours marqué des buts. Maintenant les records que je bats ici ou là, ça doit déboucher sur des choses. À Milan, tout le monde me parlait du record de buts de Ronaldo lors de sa première saison. C'est beau, je l'ai égalé, mais lui, il a gagné la C3. Moi, j'ai perdu la finale. Désormais, je bosse pour ça: des titres. Prenons une situation de contre qu'il vous revient d'orchestrer. Qu'est-ce qu'il vous faut faire pour mener l'action du mieux possible?LUKAKU: Prendre des informations! Beaucoup de joueurs regardent le ballon quand ils accélèrent. Moi, je le pousse relativement loin pour pouvoir observer ce qu'il se passe autour. Les matches face au Brésil et au Japon lors du dernier Mondial illustrent bien ces situations-là. Contre les Brésiliens , je glisse le ballon à Kevin De Bruyne parce que je vois que Marcelo recule et est déséquilibré. Il est sur les talons, je sais qu'il est mort! Contre les Japonais, c'est sans la balle, mais c'est la même chose. Je sens que je dois libérer le couloir pour Thomas Meunier, puis laisser filer pour Nacer Chadli . Tout ça dépend de ta capacité ou non à scanner le terrain.Ce travail de sape n'est-il pas un peu ingrat? Certains observateurs semblent avoir mis du temps à comprendre les ressorts de votre jeu. D'aucuns vous ont longtemps réduit à un profil de joueur costaud...LUKAKU: Parfois, il faut savoir bosser pour l'équipe, en toute humilité, sans forcément en récolter directement les fruits, notamment quand tu sens que ce n'est pas ton jour au niveau de la finition. Quant aux observateurs, je crois que tout le monde ou presque perçoit désormais cette intelligence de jeu. Et ça, ça me fait vraiment super plaisir.Article de Thymoté Pinon issu de France Football