Trois footballeurs arrivés ces dernières semaines en Chine et parmi les premiers à être naturalisés chinois n'ont pas été alignés lors de l'ouverture de la Super League (1re division).

A la surprise générale, la Fédération chinoise de football (CFA) a indiqué jeudi, à la veille de la première journée de championnat, aux clubs concernés que leurs recrues ne pourraient pas disputer les deux premières rencontres de la saison, selon le Quotidien de la jeunesse de Pékin.

"Aucune des parties n'a avancé publiquement de raison spécifique", rapporte le journal officiel, sans indiquer si les joueurs naturalisés pourraient disputer la troisième journée de Super League à la fin du mois du mars.

L'équipe pékinoise du Beijing Guoan avait annoncé à grand renfort médiatique durant le mercato hivernal l'arrivée de John Hou Saeter (né en Norvège) et d'un ex-international anglais dans les catégories de jeunes, Nico Yennaris, en provenance de Brentford (2e division anglaise). Tous deux de mère chinoise.

- "Flou complet" -

"C'est une chance formidable de jouer dans le pays natal de ma mère et de mes grands-parents", s'est enthousiasmé sur Twitter le jeune Anglais, formé à Arsenal, au moment de sa signature au Beijing Guoan en tant que ressortissant chinois.

Mais il devra attendre pour faire ses débuts sur les terrains de Super League, car ni lui ni son coéquipier, passé par le club norvégien de Rosenborg, n'ont participé à la victoire de leur club vendredi contre le Wuhan Zall (1-0).

Même souci pour le milieu formé à l'Olympique de Marseille Alexander N'Doumbou -- désormais nommé Qian Jiegei -- relégué dans les tribunes lors de défaite du Shanghai Shenhua vendredi. Né au Gabon de mère chinoise, il avait rejoint l'ancien club de Didier Drogba fin février.

Selon le média Shanghai Observer, les autorités n'ayant jamais clairement communiqué sur les règles en matière de naturalisation, la "pagaille" règne depuis ce week-end dans les clubs, qui seraient "dans le flou le plus complet".

Ces naturalisations sont aussi un moyen de contourner la réglementation limitant le nombre d'étrangers en Super League, où les clubs ont interdiction d'aligner plus de trois joueurs non chinois par match.

Même si des joueurs stars du Vieux continent ont encore rallié la Chine cet hiver, à l'image des internationaux belges Marouane Fellaini et Mousa Dembélé ou de l'emblématique capitaine de Naples Marek Hamsik, l'heure n'est plus aux ponts d'or en Super League.

Finis les transferts comme celui de Hulk en 2016, acheté plus de 60 millions de dollars (52 M EUR) au Zenit Saint-Pétersbourg par le Shanghai SIPG avec un contrat de 19 millions de dollars annuels (16,7 M EUR) à la clé pour l'ex-international brésilien.

- Limitation du nombre d'étrangers -

Avec le plafonnement des salaires et la création d'une taxe sur les transferts -- reversée à un fonds pour le développement des jeunes joueurs -- la Fédération chinoise a imposé ces dernières années aux clubs des règles de plus en plus strictes dans le but de faire émerger des talents locaux.

Ces mesures, couplées à la multiplication du nombre d'écoles publiques dédiées au football, visent à améliorer à terme la compétitivité de la sélection nationale, seulement 72e du classement de la Fifa.

Balayée 3-0 par l'Iran en quarts de finale de Coupe d'Asie en janvier, la Chine n'a participé qu'une seule fois à une Coupe du monde, en 2002, faute d'un réservoir de joueurs de haut niveau.

En ouvrant la porte de la citoyenneté à des footballeurs nés à l'étranger, le géant asiatique pourrait d'un autre côté élever le niveau de son équipe nationale à plus court terme. D'où les réflexions en cours de la Fédération chinoise, qui n'a pas encore tranché la question de la naturalisation.

L'exemple du Qatar, hôte du prochain Mondial et vainqueur surprise de la dernière Coupe d'Asie grâce à plusieurs joueurs naturalisés, pourrait donner des idées. Même si une bonne partie de l'équipe de l'émirat a été formée à l'Académie Aspire de Doha.

Trois footballeurs arrivés ces dernières semaines en Chine et parmi les premiers à être naturalisés chinois n'ont pas été alignés lors de l'ouverture de la Super League (1re division).A la surprise générale, la Fédération chinoise de football (CFA) a indiqué jeudi, à la veille de la première journée de championnat, aux clubs concernés que leurs recrues ne pourraient pas disputer les deux premières rencontres de la saison, selon le Quotidien de la jeunesse de Pékin."Aucune des parties n'a avancé publiquement de raison spécifique", rapporte le journal officiel, sans indiquer si les joueurs naturalisés pourraient disputer la troisième journée de Super League à la fin du mois du mars.L'équipe pékinoise du Beijing Guoan avait annoncé à grand renfort médiatique durant le mercato hivernal l'arrivée de John Hou Saeter (né en Norvège) et d'un ex-international anglais dans les catégories de jeunes, Nico Yennaris, en provenance de Brentford (2e division anglaise). Tous deux de mère chinoise.- "Flou complet" -"C'est une chance formidable de jouer dans le pays natal de ma mère et de mes grands-parents", s'est enthousiasmé sur Twitter le jeune Anglais, formé à Arsenal, au moment de sa signature au Beijing Guoan en tant que ressortissant chinois.Mais il devra attendre pour faire ses débuts sur les terrains de Super League, car ni lui ni son coéquipier, passé par le club norvégien de Rosenborg, n'ont participé à la victoire de leur club vendredi contre le Wuhan Zall (1-0).Même souci pour le milieu formé à l'Olympique de Marseille Alexander N'Doumbou -- désormais nommé Qian Jiegei -- relégué dans les tribunes lors de défaite du Shanghai Shenhua vendredi. Né au Gabon de mère chinoise, il avait rejoint l'ancien club de Didier Drogba fin février.Selon le média Shanghai Observer, les autorités n'ayant jamais clairement communiqué sur les règles en matière de naturalisation, la "pagaille" règne depuis ce week-end dans les clubs, qui seraient "dans le flou le plus complet".Ces naturalisations sont aussi un moyen de contourner la réglementation limitant le nombre d'étrangers en Super League, où les clubs ont interdiction d'aligner plus de trois joueurs non chinois par match.Même si des joueurs stars du Vieux continent ont encore rallié la Chine cet hiver, à l'image des internationaux belges Marouane Fellaini et Mousa Dembélé ou de l'emblématique capitaine de Naples Marek Hamsik, l'heure n'est plus aux ponts d'or en Super League.Finis les transferts comme celui de Hulk en 2016, acheté plus de 60 millions de dollars (52 M EUR) au Zenit Saint-Pétersbourg par le Shanghai SIPG avec un contrat de 19 millions de dollars annuels (16,7 M EUR) à la clé pour l'ex-international brésilien.- Limitation du nombre d'étrangers -Avec le plafonnement des salaires et la création d'une taxe sur les transferts -- reversée à un fonds pour le développement des jeunes joueurs -- la Fédération chinoise a imposé ces dernières années aux clubs des règles de plus en plus strictes dans le but de faire émerger des talents locaux.Ces mesures, couplées à la multiplication du nombre d'écoles publiques dédiées au football, visent à améliorer à terme la compétitivité de la sélection nationale, seulement 72e du classement de la Fifa.Balayée 3-0 par l'Iran en quarts de finale de Coupe d'Asie en janvier, la Chine n'a participé qu'une seule fois à une Coupe du monde, en 2002, faute d'un réservoir de joueurs de haut niveau.En ouvrant la porte de la citoyenneté à des footballeurs nés à l'étranger, le géant asiatique pourrait d'un autre côté élever le niveau de son équipe nationale à plus court terme. D'où les réflexions en cours de la Fédération chinoise, qui n'a pas encore tranché la question de la naturalisation.L'exemple du Qatar, hôte du prochain Mondial et vainqueur surprise de la dernière Coupe d'Asie grâce à plusieurs joueurs naturalisés, pourrait donner des idées. Même si une bonne partie de l'équipe de l'émirat a été formée à l'Académie Aspire de Doha.