Liverpool est-il le favori ?

Les Reds mériteraient davantage la victoire : ils ont été finalistes l'an dernier, ils ont été vice-champions d'Angleterre. Mais leur avantage est léger. Tottenham est capable d'attendre, de combler les espaces dont les joueurs de Liverpool raffolent. Un duel Ajax-Liverpool aurait été plus débridé...et sans doute plus avantageux pour les Anglais. En plus, les surprises ont déjà été nombreuses et beaucoup d'événements peuvent se dérouler en finale. C'est une finale inattendue, qui débouchera sur un vainqueur différent par rapport aux éditions précédentes, et j'en suis heureux

Vous avez commenté Liverpool-Barcelone et Ajax-Tottenham : comment avez-vous vécu ces deux retournements de situation ?

Comme deux soirées de dingue ! C'est la saison la plus intense de Champions League que j'ai vécue. C'est comme si un scénariste de Game of Thrones avait écrit le déroulement des matches. Juventus-Atlético Madrid avait déjà donné le ton : tout le monde pensait que les Espagnols ne prendraient jamais trois buts. Et pourtant... Lors de Liverpool-Barcelone, tout semblait plié. Messi marchait sur l'eau, Salah et Firmino n'étaient pas là... Les supporters m'avaient dit qu'il se passait toujours quelque chose à Anfield Road et j'en ai eu la confirmation. Par contre, l'émotion a été différente à l'Ajax. A la fin du match, les fans étaient anesthésiés : ils ne comprenaient pas ce qui s'était passé. On aurait dit les zombies de la série The Walking Dead !

Liverpool mériterait davantage de gagner la Champions League. " Emiliano Bonfigli

Il y a aussi eu cette séquence insolite, où un supporter des Reds vient chanter à votre micro alors que vous êtes toujours à l'antenne...

J'étais à l'extrémité de la tribune des commentateurs, à quelques centimètres des supporters. Dès le début, Georges Grün et moi, on s'est dit : " Ouille, cela risque d'être animé ! " La tribune a explosé dès le premier but et, pendant le match, on entendait distinctement le public jurer, râler... J'ai même dû le préciser à l'antenne. La fin de match a été folle. Les spectateurs sautaient, me tenaient, me secouaient. Et puis, il y a eu cette fusion quand tout le stade a entamé " You'll never walk alone. " J'ai placé mon micro près d'un des supporters, tandis que George prenait son smartphone pour filmer. En Belgique, la régie a même pensé que c'était nous qui chantions ! On s'est pris dans les bras après la chanson, on a fait une photo et on a peu parlé. Je n'oublierai jamais ce moment !

Liverpool est-il le favori ? Les Reds mériteraient davantage la victoire : ils ont été finalistes l'an dernier, ils ont été vice-champions d'Angleterre. Mais leur avantage est léger. Tottenham est capable d'attendre, de combler les espaces dont les joueurs de Liverpool raffolent. Un duel Ajax-Liverpool aurait été plus débridé...et sans doute plus avantageux pour les Anglais. En plus, les surprises ont déjà été nombreuses et beaucoup d'événements peuvent se dérouler en finale. C'est une finale inattendue, qui débouchera sur un vainqueur différent par rapport aux éditions précédentes, et j'en suis heureux Vous avez commenté Liverpool-Barcelone et Ajax-Tottenham : comment avez-vous vécu ces deux retournements de situation ? Comme deux soirées de dingue ! C'est la saison la plus intense de Champions League que j'ai vécue. C'est comme si un scénariste de Game of Thrones avait écrit le déroulement des matches. Juventus-Atlético Madrid avait déjà donné le ton : tout le monde pensait que les Espagnols ne prendraient jamais trois buts. Et pourtant... Lors de Liverpool-Barcelone, tout semblait plié. Messi marchait sur l'eau, Salah et Firmino n'étaient pas là... Les supporters m'avaient dit qu'il se passait toujours quelque chose à Anfield Road et j'en ai eu la confirmation. Par contre, l'émotion a été différente à l'Ajax. A la fin du match, les fans étaient anesthésiés : ils ne comprenaient pas ce qui s'était passé. On aurait dit les zombies de la série The Walking Dead ! Il y a aussi eu cette séquence insolite, où un supporter des Reds vient chanter à votre micro alors que vous êtes toujours à l'antenne... J'étais à l'extrémité de la tribune des commentateurs, à quelques centimètres des supporters. Dès le début, Georges Grün et moi, on s'est dit : " Ouille, cela risque d'être animé ! " La tribune a explosé dès le premier but et, pendant le match, on entendait distinctement le public jurer, râler... J'ai même dû le préciser à l'antenne. La fin de match a été folle. Les spectateurs sautaient, me tenaient, me secouaient. Et puis, il y a eu cette fusion quand tout le stade a entamé " You'll never walk alone. " J'ai placé mon micro près d'un des supporters, tandis que George prenait son smartphone pour filmer. En Belgique, la régie a même pensé que c'était nous qui chantions ! On s'est pris dans les bras après la chanson, on a fait une photo et on a peu parlé. Je n'oublierai jamais ce moment !