En sortant deux cadors, la Juventus Turin et Manchester City, l'Olympique lyonnais a consolidé sa notoriété sur le continent et a, peut-être, gagné en sympathie au plan national. Mais capitalisera-t-il sportivement ? Son modèle économique, toujours basé sur les cessions de contrats et qui l'appelle à reconstruire constamment son équipe, permet d'en douter.

Et ce sera encore davantage le cas en 2020-2021, faute de compétition européenne.

"Il va vite falloir se repongler dans le quotidien de la saison 2020-21. Ce n'est pas facile d'avoir battu la Juventus et City, et de se replonger sur le championnat. C'est là-dessus qu'il va falloir travailler sur le plan psychologique, pour panser les plaies de cette demie et remobliser les joueurs", a d'ailleurs remarqué l'entraîneur Rudi Garcia mercredi soir.

Déjà en 2010, après sa première demi-finale de C1, Lyon n'avait pas confirmé avec une saison 2010-2011 traversée dans la crise et plombée par les coûts de construction de son nouveau stade, mais conclue sur une 3e place à l'arraché, un 8e de finale de Ligue des champions (contre le Real 1-1, 0-3) et l'éviction de l'entraîneur Claude Puel à un an de la fin de son contrat de quatre années.

Cette fois-ci, c'est la 7e place et l'absence d'Europe conjuguées à la crise sanitaire, l'arrêt prématuré du championnat et la baisse sérieuse de la billetterie qui portent un coup aux finances, pour un montant de 180 millions d'euros selon Jean-Michel Aulas. Il faudra désormais dégraisser l'effectif et maîtriser les dépenses.

Une équipe à rebâtir

Houssem Aouar ou Moussa Dembélé souhaitaient déjà partir au printemps et leur transfert est plus que jamais d'actualité.

Memphis Depay a toujours aspiré à trouver un club plus huppé que l'OL et cherche aussi ailleurs. Mais son état de forme, après son opération à un genou, interpelle. Il n'a toujours pas prolongé son contrat qui prend fin en juin 2021.

Outre ces trois joueurs majeurs, Lyon veut se délester d'éléments comme Bertrand Traoré, qui n'a jamais confirmé et qui fait partie des gros salaires du club, ou encore les défenseurs Rafael, Kenny Tete et Youssouf Koné, une déception du recrutement 2019.

Martin Terrier est déjà parti à Rennes pour douze millions d'euros, tout comme Lucas Tousart pour 25 M EUR au Hertha Berlin, dès janvier.

"Bien sur que quand tu as des joueurs qui font une très bonne compétition, comme Houssem (Aouar) ou Moussa (Dembélé), on risque de perdre certains joueurs, mais la base est là", a évoqué le directeur sportif Juninho sur RMC Sport.

A l'inverse, l'Olympique lyonnais a anticipé dès cet hiver avec les recrutements du Brésilien Bruno Guimaraes au milieu ainsi que du Zimbabwéen du Havre Tino Kadewere et de Karl Toko-Ekambi en attaque. Et, mardi, le jeune défenseur central turc (19 ans) Cenk Ozkaçar a signé.

L'OL comptera sur la confirmation de Maxence Caqueret au milieu et l'éclosion de jeunes comme Rayan Cherki, Sinaly Diomandé ou Melvin Bard, s'il ne part pas au Bayern Munich ou encore, pourquoi pas, des Brésiliens Camilo et Jean Lucas.

Pour le reste, l'OL va rebâtir son équipe autour de Guimaraes et Caqueret, bien sûr, mais aussi avec l'ancien angevin Jeff Reine-Adelaïde, stoppé dans son élan par une grave blessure à un genou en décembre.

Etat d'esprit à conserver

Toutefois, au delà des hommes, il faudra désormais à l'OL conserver l'état d'esprit conquérant affiché sur les derniers matches pour confirmer en Ligue 1 en visant évidemment le podium, au minimum, et en contestant au maximum la domination du PSG.

En 2014-2015, l'Olympique lyonnais, privé d'Europe en septembre après une élimination dès les barrages de Ligue Europa, avait livré une saison brillante et s'était classé 2e après avoir lutté jusqu'à la fin pour le titre face au Paris Saint-Germain avec l'éclosion de Nabil Fekir, Corentin Tolisso, Alexandre Lacazette et Samuel Umtiti, sans compter Maxime Gonalons.

Demi-finalistes de la Ligue Europa en 2017, ces joueurs ont tous été transférés depuis, suivant Umtiti parti dès 2016, pour un total de 151 M EUR hors bonus.

En sortant deux cadors, la Juventus Turin et Manchester City, l'Olympique lyonnais a consolidé sa notoriété sur le continent et a, peut-être, gagné en sympathie au plan national. Mais capitalisera-t-il sportivement ? Son modèle économique, toujours basé sur les cessions de contrats et qui l'appelle à reconstruire constamment son équipe, permet d'en douter.Et ce sera encore davantage le cas en 2020-2021, faute de compétition européenne. "Il va vite falloir se repongler dans le quotidien de la saison 2020-21. Ce n'est pas facile d'avoir battu la Juventus et City, et de se replonger sur le championnat. C'est là-dessus qu'il va falloir travailler sur le plan psychologique, pour panser les plaies de cette demie et remobliser les joueurs", a d'ailleurs remarqué l'entraîneur Rudi Garcia mercredi soir.Déjà en 2010, après sa première demi-finale de C1, Lyon n'avait pas confirmé avec une saison 2010-2011 traversée dans la crise et plombée par les coûts de construction de son nouveau stade, mais conclue sur une 3e place à l'arraché, un 8e de finale de Ligue des champions (contre le Real 1-1, 0-3) et l'éviction de l'entraîneur Claude Puel à un an de la fin de son contrat de quatre années.Cette fois-ci, c'est la 7e place et l'absence d'Europe conjuguées à la crise sanitaire, l'arrêt prématuré du championnat et la baisse sérieuse de la billetterie qui portent un coup aux finances, pour un montant de 180 millions d'euros selon Jean-Michel Aulas. Il faudra désormais dégraisser l'effectif et maîtriser les dépenses. Une équipe à rebâtirHoussem Aouar ou Moussa Dembélé souhaitaient déjà partir au printemps et leur transfert est plus que jamais d'actualité. Memphis Depay a toujours aspiré à trouver un club plus huppé que l'OL et cherche aussi ailleurs. Mais son état de forme, après son opération à un genou, interpelle. Il n'a toujours pas prolongé son contrat qui prend fin en juin 2021.Outre ces trois joueurs majeurs, Lyon veut se délester d'éléments comme Bertrand Traoré, qui n'a jamais confirmé et qui fait partie des gros salaires du club, ou encore les défenseurs Rafael, Kenny Tete et Youssouf Koné, une déception du recrutement 2019.Martin Terrier est déjà parti à Rennes pour douze millions d'euros, tout comme Lucas Tousart pour 25 M EUR au Hertha Berlin, dès janvier."Bien sur que quand tu as des joueurs qui font une très bonne compétition, comme Houssem (Aouar) ou Moussa (Dembélé), on risque de perdre certains joueurs, mais la base est là", a évoqué le directeur sportif Juninho sur RMC Sport.A l'inverse, l'Olympique lyonnais a anticipé dès cet hiver avec les recrutements du Brésilien Bruno Guimaraes au milieu ainsi que du Zimbabwéen du Havre Tino Kadewere et de Karl Toko-Ekambi en attaque. Et, mardi, le jeune défenseur central turc (19 ans) Cenk Ozkaçar a signé.L'OL comptera sur la confirmation de Maxence Caqueret au milieu et l'éclosion de jeunes comme Rayan Cherki, Sinaly Diomandé ou Melvin Bard, s'il ne part pas au Bayern Munich ou encore, pourquoi pas, des Brésiliens Camilo et Jean Lucas.Pour le reste, l'OL va rebâtir son équipe autour de Guimaraes et Caqueret, bien sûr, mais aussi avec l'ancien angevin Jeff Reine-Adelaïde, stoppé dans son élan par une grave blessure à un genou en décembre.Etat d'esprit à conserverToutefois, au delà des hommes, il faudra désormais à l'OL conserver l'état d'esprit conquérant affiché sur les derniers matches pour confirmer en Ligue 1 en visant évidemment le podium, au minimum, et en contestant au maximum la domination du PSG.En 2014-2015, l'Olympique lyonnais, privé d'Europe en septembre après une élimination dès les barrages de Ligue Europa, avait livré une saison brillante et s'était classé 2e après avoir lutté jusqu'à la fin pour le titre face au Paris Saint-Germain avec l'éclosion de Nabil Fekir, Corentin Tolisso, Alexandre Lacazette et Samuel Umtiti, sans compter Maxime Gonalons.Demi-finalistes de la Ligue Europa en 2017, ces joueurs ont tous été transférés depuis, suivant Umtiti parti dès 2016, pour un total de 151 M EUR hors bonus.