Un but et deux passes décisives en 106 minutes, tel est le bilan d'Elena Dhont lors des deux dernières sorties des Red Flames dans le cadre des qualifications pour l'EURO 2022. Autant dire que l'attaquante, qui a quitté La Gantoise pour Twente cet été, se sent bien sous le maillot noir-jaune-rouge. "Il règne une bonne ambiance entre nous, car on apprécie toujours d'évoluer dans un groupe qui a du talent. Ça donne d'autant plus envie de se réunir", dit d'ailleurs la joueuse de 22 ans.
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Un but et deux passes décisives en 106 minutes, tel est le bilan d'Elena Dhont lors des deux dernières sorties des Red Flames dans le cadre des qualifications pour l'EURO 2022. Autant dire que l'attaquante, qui a quitté La Gantoise pour Twente cet été, se sent bien sous le maillot noir-jaune-rouge. "Il règne une bonne ambiance entre nous, car on apprécie toujours d'évoluer dans un groupe qui a du talent. Ça donne d'autant plus envie de se réunir", dit d'ailleurs la joueuse de 22 ans. Et c'est toutes ensemble que les joueuses d'Ives Serneels se sont envolées ce dimanche pour Marijampole, dans le sud de la Lituanie, pour livrer l'avant-dernier match de ces qualifs. L'occasion peut-être de reprendre la première place à la Suisse (qui se déplace elle chez une Roumanie pas franchement menaçante), mais surtout d'entamer une nouvelle dynamique de victoires après le revers subi à Thoune. "Frapper un grand coup, on veut le faire à chaque match", explique Dhont. "Mais oui, la déception était très grande après la défaite en Suisse, on est donc encore plus motivées à l'idée de remporter cette rencontre en Lituanie. À Thoune, on a peut-être manqué d'un peu de courage en première période. Mais on a quand même bien réagi en deuxième. On a mieux posé le jeu, on a tout donné, mais ce n'était pas assez. Je ne pense pas qu'on les a trop respectées, mais on ne regarde pas dans le passé, seulement ce qui va arriver. Ce match contre la Suisse, il est joué. À nous de faire mieux le 1er décembre (date du match retour, ultime rencontre des qualifs, ndlr). En attendant, on a notre sort entre nos mains.""C'est peut-être ça qui nous manque encore: parvenir à montrer notre vraie valeur dans les grands matches, qu'on sait jouer au foot", poursuit-elle. "On n'y arrive pas encore toujours. On doit déjà atteindre cela contre la Lituanie, qui est certes une nation plus petite. Mais on a une nouvelle chance de le faire contre la Suisse début décembre. Pour prouver qu'on est là pour franchir une marche supplémentaire."Contre la Nati, fin septembre, Elena Dhont avait réalisé un match plein, grattant ballons et coups francs, tout en offrant une passe décisive à Tessa Wullaert sur le seul et unique but belge de la rencontre. En l'absence d'Ella Van Kerkhoven, blessée, la native de Lochristi a marqué des points par rapport au sélectionneur. "Devenir titulaire en équipe nationale est clairement un objectif, et je m'y attelle à mon rythme. Je ne suis pas sûre de déjà mériter de faire partie du onze de base à chaque fois. Par exemple, je connais encore trop de hauts et de bas. Le but, ça doit maintenant être de devenir plus régulière au plus haut niveau. J'ai franchi un cap en rejoignant Twente, mais je ne joue pas chaque semaine (96 minutes disputées en quatre journées, ndlr). Avant de prétendre à une place de titulaire en sélection, je dois gratter plus de temps de jeu en club. Après, je m'y sens très bien, même si je ne joue pas tout. J'attends d'avoir ma chance. Je sais me montrer patiente, donc je ne me fais pas de souci pour l'avenir."En rejoignant l'est des Pays-Bas, la Flandrienne est allée à contre-courant d'une tendance qui voulait que les internationales étaient plutôt enclines à revenir au pays (Wullaert, Van Kerkhoven, Heleen Jaques, Davinia Vanmechelen). "Cela faisait douze ans que je jouais à La Gantoise. J'y ai vécu de super moments, mais je voulais goûter à l'étranger", dit l'avant. "Aller aux Pays-Bas, c'était plus abordable que de filer directement en Angleterre. C'était donc le lieu parfait."Un championnat qui lui a ouvert les portes d'un plus grand professionalisme. "En Belgique, jusqu'à cette saison, on ne jouait que contre cinq équipes différentes. Ce n'était pas le top. Physiquement, c'est plus dur, mais c'est aussi positif pour mon développement, ça me force à être plus forte mentalement, mais pas que. Je m'entraîne tous les jours, et on peut demander des séances supplémentaires en individuel" Idéal quand on aspire à s'installer durablement dans un squad qui vise le subtop européen.