De la pulpe. Une mousse. Une fricassée. La presse espagnole a parlé de tous ces plats délicieux pour qualifier la prestation d'Eden Hazard cette semaine sur la pelouse de Chelsea. Des médias hystériques qui n'ont pas raté notre capitaine. Maintenant, soyons honnêtes, ce n'était pas dénué de sens. Parce que Hazard a été quasi inexistant dans ce match.

Et puis il y a eu ces fameuses images juste après l'élimination du Real. Un Hazard hilare avec ses anciens coéquipiers de Stamford Bridge. Ça a beaucoup moins fait rire le présentateur d'El Chiringuito, un show foot très populaire en Espagne. Derrière lui, il y avait les images embarrassantes. Le présentateur fixait droit la caméra. Il est d'abord resté symboliquement silencieux alors qu'on passait une musique douce. Puis il a commencé son laïus. "Chazar... C'est quoi ça, Chazar ? Où est le respect, Chazar ? Tu as offensé le peuple de Madrid, Chazar." Et ceci pour conclure : "Hazard ne peut pas rester une seconde de plus au Real."

Ruud Vormer et le reggae

Ce rififi a obligé notre compatriote à présenter des excuses sur son compte Instagram. Il a expliqué que le but n'était pas d'offenser les supporters du Real. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas une bonne idée de refaire le monde et de se rappeler joyeusement des bons souvenirs avec ses anciens potes, devant les caméras.

Un comportement en contraste total avec un Cristiano Ronaldo dégoûté quand il quitte le terrain après qu'un but ait été injustement annulé. En contraste total avec un Ruud Vormer qui, à la mi-temps d'un match contre Anderlecht, lâche : "P... qu'est-ce qu'on est en train de foutre ?"

Eden Hazard est cool. Eden Hazard est chill. Eden Hazard est relax. Avec une attitude pareille, on est plus prédestiné à faire carrière dans le reggae que dans un monde du foot où les défenseurs font un high five et poussent des cris de Vikings quand ils viennent d'empêcher un but adverse en catapultant le ballon en corner.

Les excuses d'Eden Hazard., Instagram @hazardeden_10
Les excuses d'Eden Hazard. © Instagram @hazardeden_10

Vandereycken et KDB

Ce manque de grinta est un problème. Mais ce n'est pas encore le plus gros obstacle pour lui au Real. Dans sa chronique pour le quotidien flamand Het Laatste Nieuws, René Vandereycken explique que les coéquipiers de Hazard ne savent toujours pas, après deux ans, comment ils doivent jouer avec lui.

Sur le coup, l'ancien coach fédéral marque des points. En équipe nationale, Eden Hazard attire tous les ballons et de nombreuses phases offensives passent par ses pieds. C'était aussi comme ça à Chelsea. Mais au Real, les autres joueurs le voient à peine. Ce fut encore frappant cette semaine contre son ancien club. Ça piquait même les yeux de le voir faire de son mieux pour se démarquer mais ne pas recevoir le ballon.

Hazard fait trop penser à un footballeur amateur qui repasse à la buvette pour vider quelques godets.

Vandereycken explique : "Eden Hazard peut faire la différence partout et tout le temps. Mais s'il ne reçoit que cinq ballons par mi-temps, c'est peine perdue. Parce qu'il doit alors chaque fois essayer quelque chose de spécial et être productif, et ça, les adversaires le savent. Il faut qu'on lui passe une quinzaine de ballons par mi-temps, il aura alors l'occasion de choisir ses moments. Et de sortir l'une ou l'autre action qui surprend tout le monde. C'est ce que Kevin De Bruyne fait avec City."

Engueule Kroos ou Modric !

On comprend maintenant que Hazard ne figure pas encore assez haut dans la hiérarchie du Real, c'est aussi ce que Vandereycken pense. Il lui manque un statut, pour la première fois de sa carrière. Pour l'obtenir, il va devoir enchaîner les grandes prestations. Et avoir le comportement adéquat. Par exemple en se fâchant de temps en temps sur Kroos ou Modric s'ils ne lui ont pas donné un ballon dont il aurait pu faire un bon usage. Ou en montrant toutes les caractéristiques d'un winner, comme Sergio Ramos le fait si bien.

Au Real, cette culture de la gagne est dans les gènes. Le joueur qui ne l'assimile pas se fait ramasser. Hazard fait trop penser à un footballeur amateur qui repasse à la buvette pour vider quelques godets puis, une fois à la maison, jette quelques saucisses sur le barbecue pour faire la fête avec ses copains. Tout le monde a le droit de faire tout ça, évidemment.

Mais alors, il ne faut pas bosser au Real.

De la pulpe. Une mousse. Une fricassée. La presse espagnole a parlé de tous ces plats délicieux pour qualifier la prestation d'Eden Hazard cette semaine sur la pelouse de Chelsea. Des médias hystériques qui n'ont pas raté notre capitaine. Maintenant, soyons honnêtes, ce n'était pas dénué de sens. Parce que Hazard a été quasi inexistant dans ce match.Et puis il y a eu ces fameuses images juste après l'élimination du Real. Un Hazard hilare avec ses anciens coéquipiers de Stamford Bridge. Ça a beaucoup moins fait rire le présentateur d'El Chiringuito, un show foot très populaire en Espagne. Derrière lui, il y avait les images embarrassantes. Le présentateur fixait droit la caméra. Il est d'abord resté symboliquement silencieux alors qu'on passait une musique douce. Puis il a commencé son laïus. "Chazar... C'est quoi ça, Chazar ? Où est le respect, Chazar ? Tu as offensé le peuple de Madrid, Chazar." Et ceci pour conclure : "Hazard ne peut pas rester une seconde de plus au Real."Ce rififi a obligé notre compatriote à présenter des excuses sur son compte Instagram. Il a expliqué que le but n'était pas d'offenser les supporters du Real. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas une bonne idée de refaire le monde et de se rappeler joyeusement des bons souvenirs avec ses anciens potes, devant les caméras.Un comportement en contraste total avec un Cristiano Ronaldo dégoûté quand il quitte le terrain après qu'un but ait été injustement annulé. En contraste total avec un Ruud Vormer qui, à la mi-temps d'un match contre Anderlecht, lâche : "P... qu'est-ce qu'on est en train de foutre ?"Eden Hazard est cool. Eden Hazard est chill. Eden Hazard est relax. Avec une attitude pareille, on est plus prédestiné à faire carrière dans le reggae que dans un monde du foot où les défenseurs font un high five et poussent des cris de Vikings quand ils viennent d'empêcher un but adverse en catapultant le ballon en corner.Ce manque de grinta est un problème. Mais ce n'est pas encore le plus gros obstacle pour lui au Real. Dans sa chronique pour le quotidien flamand Het Laatste Nieuws, René Vandereycken explique que les coéquipiers de Hazard ne savent toujours pas, après deux ans, comment ils doivent jouer avec lui.Sur le coup, l'ancien coach fédéral marque des points. En équipe nationale, Eden Hazard attire tous les ballons et de nombreuses phases offensives passent par ses pieds. C'était aussi comme ça à Chelsea. Mais au Real, les autres joueurs le voient à peine. Ce fut encore frappant cette semaine contre son ancien club. Ça piquait même les yeux de le voir faire de son mieux pour se démarquer mais ne pas recevoir le ballon.Vandereycken explique : "Eden Hazard peut faire la différence partout et tout le temps. Mais s'il ne reçoit que cinq ballons par mi-temps, c'est peine perdue. Parce qu'il doit alors chaque fois essayer quelque chose de spécial et être productif, et ça, les adversaires le savent. Il faut qu'on lui passe une quinzaine de ballons par mi-temps, il aura alors l'occasion de choisir ses moments. Et de sortir l'une ou l'autre action qui surprend tout le monde. C'est ce que Kevin De Bruyne fait avec City."On comprend maintenant que Hazard ne figure pas encore assez haut dans la hiérarchie du Real, c'est aussi ce que Vandereycken pense. Il lui manque un statut, pour la première fois de sa carrière. Pour l'obtenir, il va devoir enchaîner les grandes prestations. Et avoir le comportement adéquat. Par exemple en se fâchant de temps en temps sur Kroos ou Modric s'ils ne lui ont pas donné un ballon dont il aurait pu faire un bon usage. Ou en montrant toutes les caractéristiques d'un winner, comme Sergio Ramos le fait si bien.Au Real, cette culture de la gagne est dans les gènes. Le joueur qui ne l'assimile pas se fait ramasser. Hazard fait trop penser à un footballeur amateur qui repasse à la buvette pour vider quelques godets puis, une fois à la maison, jette quelques saucisses sur le barbecue pour faire la fête avec ses copains. Tout le monde a le droit de faire tout ça, évidemment. Mais alors, il ne faut pas bosser au Real.