A la Juventus, Paulo Dybala repart de zéro après son passage à Palerme et réenfile l'habit de joueur onéreux. Dans sa glorieuse histoire, la VieilleDame n'a payé que trois autres joueurs plus cher : Gianluigi Buffon, Lilian Thuram et Pavel Nedved.

Un acte de confiance qu'il va falloir assumer. La saison démarre idéalement avec la victoire en Supercoupe d'Italie contre la Lazio et le but du 2-0. Trompeur, la reprise du championnat est catastrophique, le pire départ que la Juve ait jamais connu.

Le quadruple tenant du titre est à la traîne, les critiques fusent et le fantôme de Carlos Tevez plane au-dessus du centre d'entrainement de Vinovo. En choisissant le club turinois, Dybala s'est exposé aux comparaisons avec son compatriote. Mentalement, il va craquer, c'est certain. Or, c'est l'inverse qui se produit.

Après quelques doutes initiaux, Massimiliano Allegri décide de l'aligner régulièrement malgré une concurrence redoutable composée de Mario Mandzukic, Alvaro Morata, Simone Zaza et Juan Guillermo Cuadrado : " Je n'ai jamais douté de sa valeur, il est jeune, vient de Palerme, il fallait le protéger ", se justifie le technicien bianconero lors d'une conférence de presse d'avant-match.

L'intronisation faite, du haut de ses 22 ans, Paulo prend les choses en main et ramène la Juventus sur le devant de la scène en endossant un costume encore plus important qu'à Palerme.

Orpheline du trio Arturo Vidal-Carlos Tevez- Andrea Pirlo parti au mercato d'été, la VecchiaSignora a trouvé en ce petit bonhomme charismatique un nouveau leader. En Sicile, il se concentrait surtout sur la finition et laissait les rennes du jeu à Franco Vazquez. Dans le Piémont, il se charge des deux tâches.

On le voit redescendre jusqu'au rond central pour proposer une solution, s'emparer du ballon, effacer un ou deux adversaires avec maestria et conclure par une transmission propre. Quelques secondes plus tard, le voilà à l'entrée de la surface pour recueillir un centre en retrait d'un enchaînement contrôle/frappe limpide.

Une liberté de déplacement, une rapidité d'exécution et un jeu de jambes qui ne sont pas sans rappeler un certain Lionel Messi. Le nom est écrit et la comparaison est faite. Six mois avec le maillot blanc et noir ont suffi pour en faire un des possibles successeurs du quintuple ballon d'or, peut-être le plus sérieux.

LaPulga elle-même n'a pas hésité à l'adouber publiquement : " Il est un des nôtres, convoque-le ", aurait-il suggéré à son sélectionneur Tata Martino. Ainsi, le 14 octobre dernier, Dybala a fait ses grands débuts avec l'Albiceleste après avoir refusé les avances de la Pologne et de l'Italie.

Par Valentin Pauluzzi

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Paulo Dybala dans votre Sport/Foot Magazine

A la Juventus, Paulo Dybala repart de zéro après son passage à Palerme et réenfile l'habit de joueur onéreux. Dans sa glorieuse histoire, la VieilleDame n'a payé que trois autres joueurs plus cher : Gianluigi Buffon, Lilian Thuram et Pavel Nedved. Un acte de confiance qu'il va falloir assumer. La saison démarre idéalement avec la victoire en Supercoupe d'Italie contre la Lazio et le but du 2-0. Trompeur, la reprise du championnat est catastrophique, le pire départ que la Juve ait jamais connu. Le quadruple tenant du titre est à la traîne, les critiques fusent et le fantôme de Carlos Tevez plane au-dessus du centre d'entrainement de Vinovo. En choisissant le club turinois, Dybala s'est exposé aux comparaisons avec son compatriote. Mentalement, il va craquer, c'est certain. Or, c'est l'inverse qui se produit. Après quelques doutes initiaux, Massimiliano Allegri décide de l'aligner régulièrement malgré une concurrence redoutable composée de Mario Mandzukic, Alvaro Morata, Simone Zaza et Juan Guillermo Cuadrado : " Je n'ai jamais douté de sa valeur, il est jeune, vient de Palerme, il fallait le protéger ", se justifie le technicien bianconero lors d'une conférence de presse d'avant-match. L'intronisation faite, du haut de ses 22 ans, Paulo prend les choses en main et ramène la Juventus sur le devant de la scène en endossant un costume encore plus important qu'à Palerme. Orpheline du trio Arturo Vidal-Carlos Tevez- Andrea Pirlo parti au mercato d'été, la VecchiaSignora a trouvé en ce petit bonhomme charismatique un nouveau leader. En Sicile, il se concentrait surtout sur la finition et laissait les rennes du jeu à Franco Vazquez. Dans le Piémont, il se charge des deux tâches. On le voit redescendre jusqu'au rond central pour proposer une solution, s'emparer du ballon, effacer un ou deux adversaires avec maestria et conclure par une transmission propre. Quelques secondes plus tard, le voilà à l'entrée de la surface pour recueillir un centre en retrait d'un enchaînement contrôle/frappe limpide. Une liberté de déplacement, une rapidité d'exécution et un jeu de jambes qui ne sont pas sans rappeler un certain Lionel Messi. Le nom est écrit et la comparaison est faite. Six mois avec le maillot blanc et noir ont suffi pour en faire un des possibles successeurs du quintuple ballon d'or, peut-être le plus sérieux.LaPulga elle-même n'a pas hésité à l'adouber publiquement : " Il est un des nôtres, convoque-le ", aurait-il suggéré à son sélectionneur Tata Martino. Ainsi, le 14 octobre dernier, Dybala a fait ses grands débuts avec l'Albiceleste après avoir refusé les avances de la Pologne et de l'Italie.Par Valentin PauluzziRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à Paulo Dybala dans votre Sport/Foot Magazine