[...]

Dries Mertens trop petit pour le football ? Ceux qui croient en lui disent qu'il est fait pour le football batave, puisqu'on y procède beaucoup par combinaisons au sol et qu'on mise sur les actions. Il a la possibilité de signer à AGOVV Apeldoorn, en D2. "Je l'y ai conduit un dimanche après-midi", se souvient Herman, son papa. "Un trajet de trois heures. Il y avait des bouchons, un accident et en plus, j'ai eu une panne. Un Néerlandais nous a aidés. Ted Van Leeuwen, le directeur, nous attendait avec d'autres dirigeants dans un hôtel et il a téléphoné pour demander où nous restions. Dries a dû effectuer un stage de deux semaines mais dès le premier soir, il m'a téléphoné : - Tout est arrangé. Il a été jugé satisfaisant dès le premier entraînement. Il l'a senti, d'ailleurs : c'est là qu'il voulait jouer. C'était un club très convivial. Dries s'adapte facilement et se fait des amis partout. Vous pouvez l'envoyer en Chine, il y sera heureux, pour autant qu'il puisse jouer."

Pour la première fois, il est footballeur à temps plein. Il reste trois ans à Apeldoorn. Il enlève le prix du plus grand talent de D2, il s'épanouit sous la direction de John van den Brom, devient capitaine et finit par intéresser certains clubs de l'élite néerlandaise. En 2009, le FC Utrecht le recrute pour 700.000 euros. Il considère ce transfert comme le début du vrai travail. Il est prêt. Il s'érige en révélation de l'Eredivisie. Il reçoit le trophée David di Tommaso qui récompense le meilleur joueur d'Utrecht mais surtout, il est deuxième à l'élection du Joueur néerlandais de l'Année, après Luis Suarez, le buteur uruguayen de l'Ajax.

Il peut même choisir celui qui lui remettra le Soulier d'Argent. Il pense à John van den Brom, reconnaissant de la part que l'entraîneur a eue dans sa progression à AGOVV. Jean-Marie Pfaff est également présent, pour les gardiens, de même que son gendre Sam Gooris, qui entonne une chanson en l'honneur de Dries. Ce n'est pas un hasard : Dries a dit que sa chanson préférée était une des compositions de Sam.

Avec toute sa famille à Naples, qui l'acquiert pour 9,5 millions d'euros

C'est durant sa deuxième saison à Utrecht que Dries Mertens effectue ses débuts en équipe nationale, dans un match amical contre la Finlande, qui se déroule au stade Otten de Gand, sous la direction de Georges Leekens. Le sélectionneur a remarqué que Dries s'est remarquablement développé depuis son passage à Gentbrugge. Anderlecht, son autre ancien club, est tout aussi surpris. Le Sporting veut le récupérer mais ne peut payer l'indemnité requise par Utrecht. C'est le PSV qui l'enrôle, pour 7 millions d'euros. Mertens découvre la Ligue des Champions avec le premier club d'Eindhoven et enlève la Coupe des Pays-Bas. Après son but en finale, il remonte son maillot pour montrer ces mots : Bienvenue Jules. Il salue la naissance du fils de Jeroen, qui a épousé une Parisienne.

"Dries a l'esprit de famille", précise son père. "Il aime être entouré par celle-ci dans les moments importants, comme quand il a rejoint le PSV puis l'Italie. Par un soir de juin, l'année dernière, en rentrant à la maison, j'ai trouvé un mot me demandant de réserver des billets d'avion car nous devions aller à Naples le week-end. Il voulait que nous soyons tous là." Le sentiment est réciproque : Jeroen a reporté son mariage à trois reprises pour que son petit frère puisse y assister.

Ce petit frère quitte Eindhoven avec des statistiques impressionnantes pour un extérieur gauche : en 88 matches pour le PSV, il a inscrit 45 buts et délivré 43 assists. Il est le roi des passes décisives mais il n'y accorde guère d'importance. "A Apeldoorn, il a plusieurs fois arrêté son effort juste avant le rectangle pour permettre à un coéquipier de marquer", se rappelle son père. "Sherjill MacDonald lui a dit de ne plus faire ça car les statistiques sont importantes mais Dries adore délivrer une passe."

Même s'il a jadis avoué sa préférence pour l'Espagne, il opte donc pour un club transalpin entraîné par un Ibérique. Rafael Benitez en personne lui téléphone pour lui dire qu'il veut le recruter à tout prix. Fin juin, Dries paraphe un contrat de cinq ans au SSC Napoli. Son transfert coûte 9,5 millions.

[...]

Retrouvez l'intégralité du portrait de Dries Mertens dans votre Sport/Foot Mag.

[...]Dries Mertens trop petit pour le football ? Ceux qui croient en lui disent qu'il est fait pour le football batave, puisqu'on y procède beaucoup par combinaisons au sol et qu'on mise sur les actions. Il a la possibilité de signer à AGOVV Apeldoorn, en D2. "Je l'y ai conduit un dimanche après-midi", se souvient Herman, son papa. "Un trajet de trois heures. Il y avait des bouchons, un accident et en plus, j'ai eu une panne. Un Néerlandais nous a aidés. Ted Van Leeuwen, le directeur, nous attendait avec d'autres dirigeants dans un hôtel et il a téléphoné pour demander où nous restions. Dries a dû effectuer un stage de deux semaines mais dès le premier soir, il m'a téléphoné : - Tout est arrangé. Il a été jugé satisfaisant dès le premier entraînement. Il l'a senti, d'ailleurs : c'est là qu'il voulait jouer. C'était un club très convivial. Dries s'adapte facilement et se fait des amis partout. Vous pouvez l'envoyer en Chine, il y sera heureux, pour autant qu'il puisse jouer." Pour la première fois, il est footballeur à temps plein. Il reste trois ans à Apeldoorn. Il enlève le prix du plus grand talent de D2, il s'épanouit sous la direction de John van den Brom, devient capitaine et finit par intéresser certains clubs de l'élite néerlandaise. En 2009, le FC Utrecht le recrute pour 700.000 euros. Il considère ce transfert comme le début du vrai travail. Il est prêt. Il s'érige en révélation de l'Eredivisie. Il reçoit le trophée David di Tommaso qui récompense le meilleur joueur d'Utrecht mais surtout, il est deuxième à l'élection du Joueur néerlandais de l'Année, après Luis Suarez, le buteur uruguayen de l'Ajax.Il peut même choisir celui qui lui remettra le Soulier d'Argent. Il pense à John van den Brom, reconnaissant de la part que l'entraîneur a eue dans sa progression à AGOVV. Jean-Marie Pfaff est également présent, pour les gardiens, de même que son gendre Sam Gooris, qui entonne une chanson en l'honneur de Dries. Ce n'est pas un hasard : Dries a dit que sa chanson préférée était une des compositions de Sam. Avec toute sa famille à Naples, qui l'acquiert pour 9,5 millions d'euros C'est durant sa deuxième saison à Utrecht que Dries Mertens effectue ses débuts en équipe nationale, dans un match amical contre la Finlande, qui se déroule au stade Otten de Gand, sous la direction de Georges Leekens. Le sélectionneur a remarqué que Dries s'est remarquablement développé depuis son passage à Gentbrugge. Anderlecht, son autre ancien club, est tout aussi surpris. Le Sporting veut le récupérer mais ne peut payer l'indemnité requise par Utrecht. C'est le PSV qui l'enrôle, pour 7 millions d'euros. Mertens découvre la Ligue des Champions avec le premier club d'Eindhoven et enlève la Coupe des Pays-Bas. Après son but en finale, il remonte son maillot pour montrer ces mots : Bienvenue Jules. Il salue la naissance du fils de Jeroen, qui a épousé une Parisienne. "Dries a l'esprit de famille", précise son père. "Il aime être entouré par celle-ci dans les moments importants, comme quand il a rejoint le PSV puis l'Italie. Par un soir de juin, l'année dernière, en rentrant à la maison, j'ai trouvé un mot me demandant de réserver des billets d'avion car nous devions aller à Naples le week-end. Il voulait que nous soyons tous là." Le sentiment est réciproque : Jeroen a reporté son mariage à trois reprises pour que son petit frère puisse y assister. Ce petit frère quitte Eindhoven avec des statistiques impressionnantes pour un extérieur gauche : en 88 matches pour le PSV, il a inscrit 45 buts et délivré 43 assists. Il est le roi des passes décisives mais il n'y accorde guère d'importance. "A Apeldoorn, il a plusieurs fois arrêté son effort juste avant le rectangle pour permettre à un coéquipier de marquer", se rappelle son père. "Sherjill MacDonald lui a dit de ne plus faire ça car les statistiques sont importantes mais Dries adore délivrer une passe." Même s'il a jadis avoué sa préférence pour l'Espagne, il opte donc pour un club transalpin entraîné par un Ibérique. Rafael Benitez en personne lui téléphone pour lui dire qu'il veut le recruter à tout prix. Fin juin, Dries paraphe un contrat de cinq ans au SSC Napoli. Son transfert coûte 9,5 millions. [...] Retrouvez l'intégralité du portrait de Dries Mertens dans votre Sport/Foot Mag.