Roberto Carlos est couché sur son lit au Château de Grande Romaine à Lésigny, une commune proche de Paris. Casque vissé sur la tête, l'arrière gauche brésilien écoute de la musique et chante les yeux fermés. C'est sa façon de se concentrer avant l'un des matches les plus importants de sa carrière : la finale de la Coupe du monde. Ce 12 juillet 1998, la Seleção affronte la France de Zinédine Zidane au Stade de France.
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Roberto Carlos est couché sur son lit au Château de Grande Romaine à Lésigny, une commune proche de Paris. Casque vissé sur la tête, l'arrière gauche brésilien écoute de la musique et chante les yeux fermés. C'est sa façon de se concentrer avant l'un des matches les plus importants de sa carrière : la finale de la Coupe du monde. Ce 12 juillet 1998, la Seleção affronte la France de Zinédine Zidane au Stade de France. Lorsqu'il ouvre les yeux, il prend peur. Sur le lit à côté de lui, Ronaldo, son compagnon de chambre, est pris de convulsions. De la bave s'écoule de sa bouche et ses yeux partent dans tous les sens. Roberto Carlos se rue dans les couloirs de l'hôtel et hurle de toutes ses forces : " À l'aide, Ronaldo est en train de mourir ! " Tous les joueurs sortent de leur chambre, pris de panique. C'est le médian César Sampaio qui passe à l'action : il retire la langue de la gorge de l'attaquant tandis que d'autres le maintiennent. Ensuite, Ronaldo s'endort. Il est transporté d'urgence à la clinique Les Lilas, où on procède à un électrocardiogramme, un électroencéphalogramme, un CT-scan et un examen cardiaque. Philippe Krief, médecin-chef de l'hôpital, expliquera plus tard qu'il n'a pas décelé de traces de convulsions. Ronaldo était entré " normalement " et est reparti " avec le sourire ". Le reste relève du secret médical. Pendant la finale, cependant, on voit bien que le Brésilien n'est pas dans son état normal. Il joue mal et ne réussit pas un dribble. De plus, il est responsable du premier but français. Sur le corner, c'est lui qui doit tenir Zidane. Mais la star française part de la limite du rectangle, passe à côté de Ronaldo et marque de la tête sans être dérangée (1-0). Ronaldo n'en touche pas une, le Brésil est finalement battu 3-0. Au Brésil, la colère gronde. Les rumeurs les plus folles circulent mais la plus grande question qu'on se pose, c'est de savoir si Nike, qui a signé le plus gros contrat de sponsoring de l'histoire du football avec la fédération brésilienne, a exigé que Ronaldo joue. Le congrès brésilien ouvre une enquête au sujet du contrat. Celle-ci révèle surtout qu'il y a de la corruption et que des irrégularités ont été commises au sein de la fédération brésilienne. Le principal concerné est le président fédéral lui-même, Ricardo Teixeira. L'anecdote ci-dessus est racontée dans un livre écrit en 2015 par le journaliste d'investigation allemand Thomas Kistner : Shot, la vérité qui choque sur le dopage dans le football. Kistner pose une question que personne ne s'était posée à l'époque : cette crise qui a failli coûter la vie à Ronaldo était-elle une réaction à la prise continue de cortisone et d'antidouleurs à la lidocaïne pour traiter son genou ? La dernière infiltration a en effet eu lieu un quart d'heure avant la crise. Quatre ans plus tard, en 2002, Ronaldo nie avoir jamais pris de la lidocaïne. Ce qui n'est guère étonnant quand on sait que cette substance figure sur la liste des produits dopants. Mais au Mondial '98, l'attaquant brésilien, alors âgé de 22 ans, est sous pression. C'est la première fois qu'il doit faire ses preuves au niveau mondial et le Brésil est privé de Romário, blessé. L'espoir de toute une nation repose donc sur ses épaules. À l'époque, déjà, on parle beaucoup de son genou. La plupart du temps, il s'entraîne seul et transpire beaucoup. Avant les matches, on lui fait des infiltrations. En demi-finale, ça marche très bien puisque c'est lui qui ouvre le score face aux Pays-Bas. Il transforme également son essai lors des tirs au but. Mais le médecin de l'équipe brésilienne est sans cesse en conflit avec le physiothérapeute personnel de Ronaldo, Nilton Petrone. Celui-ci estime que les cuisses du joueur sont trop développées et que cela surcharge ses genoux. Des années plus tard, le Docteur Bernardino Santi, responsable du département anti-dopage de la fédération brésilienne, affirme que les nombreuses blessures de Ronaldo étaient dues à un dopage intensif et prématuré. Selon Kistner, l'attaquant aurait déjà été dopé en 1996, lors de son arrivée au PSV. Le journaliste allemand cite Santi : " J'ai parlé avec des confrères hollandais. Ils m'ont dit que Ronaldo était très fragile et qu'à l'époque, au PSV, on lui administrait des stéroïdes. Cela a eu pour effet de développer exagérément ses muscles et ses tendons ne l'ont pas supporté. " Et c'est justement en raison de cette " maturation disproportionnée ", que Petrone n'était pas d'accord avec le médecin de la Seleção. Selon Santi, Ronaldo a été traité aux anabolisants alors qu'il était encore en pleine croissance. " Sa musculature s'est fortement développée mais en apparence seulement. L'intérieur était fragile. Après une blessure, dès qu'on pensait que ça allait mieux, il y avait une rechute et cela s'aggravait. " Ronaldo souffrait tellement des tendons que ça en devenait bizarre. Il s'est déchiré à trois reprises le tendon rotulien, une blessure extrêmement rare. Quelques heures après ses déclarations au quotidien Folha de Sao Paolo, le Docteur Santi est limogé par le président Teixeira. Raison invoquée : " 'Ronaldo mérite davantage de respect ! " Au PSV aussi, les déclarations de Santi provoquaient des réactions. " Je n'ose même pas vérifier ça auprès du médecin du club, tellement c'est insensé ", réfute le directeur, Jan Reker. Mais Kistner souligne que, cinq ans plus tard, Santi tient sa revanche. À la fin de sa carrière, le footballeur pro Daniel Carvalho connaît les mêmes problèmes ligamentaires que Ronaldo. De 2003 à 2010, Carvalho a évolué au CSKA Moscou où, selon ses dires, on lui a administré des infiltrations d'anabolisants pour renforcer les muscles. Par la suite, il a pris beaucoup de poids. Santi a constaté des problèmes identiques chez des professionnels brésiliens évoluant en Europe mais qui étaient moins contrôlés car il s'agissait de joueurs moins en vue. Ils jouaient surtout en Europe de l'Est. Pendant toute sa carrière, Ronaldo a souffert de problèmes de poids également. De O Fenomeno, il est même devenu O Gordo, Le Gros. Le dopage en football est-il dès lors plus répandu qu'on veut bien nous le faire croire ? Il y eut bien, de temps en temps, un coup de tonnerre, comme les affaires de nandrolone ayant touché notamment Edgar Davids, Frank de Boer et Pep Guardiola mais elles ont été considérées comme marginales et on a souvent affirmé que la nandrolone était arrivée dans leur organisme " par accident ", parce qu'ils avaient consommé des compléments alimentaires infectés. Point à la ligne. Il est également frappant de constater qu'en 88 ans, seuls trois cas de dopage ont été décelés au cours d'une Coupe du monde (voir encadré).Mais si nous remontons le temps, comme Kistner le fait dans son livre, on retrouve des éléments dérangeants. La Coupe du monde 1958 en Suède, par exemple. Sur de nombreuses photos, on voit Pelé, 17 ans à l'époque, subir des infiltrations. On peut se demander de quelles substances complémentaires le corps d'un adolescent de 17 ans a besoin. La photo où on voit le masseur Mario Américo faire une piqûre dans le bras de Pelé est célèbre. Américo a pris part à toutes les Coupes du monde de 1950 à 1974. Il était aussi légendaire que la ceinture de cuir dans laquelle il transportait ses pommades et produits secrets. D'un point de vue pharmaceutique, on ne sait absolument rien mais Américo était très respecté au sein de l'équipe nationale. Le site internet de la FIFA consacre même une page remplie d'éloges à ce " masseur légendaire ". Mais on ne sait pas pourquoi il administrait des infiltrations aux joueurs ni ce que contenait sa sacoche. Des soupçons de dopage planent aussi sur la Coupe du monde 1974 en Allemagne de l'Ouest. Selon un rapport établi voici quelques années par l'université de Berlin, dans les années '70, le gouvernement ouest-allemand stimulait l'usage du dopage systématique. Soutenus par le Ministère de l'Intérieur, des médecins procédaient à des recherches sur les anabolisants et la testostérone. Dans un premier temps, ces moyens avaient été utilisé pour obtenir des résultats lors des Jeux Olympiques de 1972 à Munich mais des pièces judiciaires rendues publiques en 2015 démontrent que le football était concerné également. Comme souvent, en sport, la vérité n'éclate que des dizaines d'années plus tard. Les joueurs de la " génération dorée " algérienne des années '80 n'ont pas dû attendre aussi longtemps. Au moins huit d'entre eux ont eu des enfants handicapés. Cause probable : des médecins douteux, originaires de Russie, qui leur auraient administré de dangereux produits dopants à leur insu. En 2010, Mohamed Kaci Saïd, médian de l'équipe algérienne de 1986, était le premier à extérioriser ses doutes. " Nous voulons savoir si les médecins soviétiques de l'époque nous ont fait prendre des produits dangereux ", dit-il. La FIFA ne réagit pas. Un an plus tard, le centre-avant, Djamel Menad, dont la fille soufre d'anomalie cérébrale et d'atrophie musculaire, témoigne à son tour. " À chaque rassemblement de l'équipe nationale, le médecin nous donnait des pilules jaunes. Leur forme était spéciale mais, à l'époque, nous les prenions tous sans nous poser de questions. Aujourd'hui, nous nous demandons si ce n'est pas la cause de nos ennuis. " Une nouvelle fois, la FIFA reste de marbre. Le défenseur Mohamed Chaïb raconte alors son histoire : sa fille souffrait d'une maladie musculaire et est décédée en 2005. Il a eu des jumeaux en 1999 et tous deux souffrent du même handicap. Pour lui, les choses sont claires : " Notre carrière a rendu nos enfants handicapés. " À l'automne 2011, France 2 consacre un long reportage à l'histoire de Chaib, Menad et Saïd. Après l'émission, cinq autre internationaux de l'époque téléphonent : eux aussi ont eu des enfants handicapés. La chaîne française retrouve alors le médecin russe de l'époque, un certain Sacha Tabarchouk, dans une clinique de Tcheliabinsk, à 1500 km à l'est de Moscou. Le Professeur Tabarchouk reconnaît avoir traité l'équipe algérienne dans les années '80. Avec... des vitamines. " Suisses et françaises ", ajoute-t-il. Et payées par la fédération algérienne. Les joueurs parlent de grandes quantités de pilules et de poudres. Ils refusent de croire qu'il s'agissait de vitamines. Jusqu'à présent, ils n'ont reçu aucune réponse. Ajoutons que selon les statistiques officielles de la FIFA en matière de dopage, l'équipe algérienne de la Coupe du monde 1986 était clean.. En 1987, un an après la Coupe du monde au Mexique, le gardien allemand Toni Schumacher publie sa biographie, Anpfiff (Coup d'envoi). Un bouquin qui faisait du bruit, notamment en raison des passages suivants : " Pendant l'entraînement, quelques joueurs et moi avons testé des médicaments. Ils avaient été prescrits par un médecin : c'étaient des sirops pour la toux avec une dose maximale de pseudoéphédrine. Je n'étais pas le seul mais c'était tabou. Personne n'en a parlé, c'était un secret. " "Certains ne pouvaient plus jouer sans ces médicaments. Mes collègues étaient survoltés et étaient comme des diables sur le terrain. Aujourd'hui, ils ne peuvent plus vivre sans médicaments. Mes amis de Cologne et moi ne sommes pas les seuls à ne pouvoir résister à la tentation de prendre des produits dopants. En Bundesliga, le dopage est une tradition bien ancrée. " " Certains joueurs de l'équipe nationale étaient de véritables champions du monde de la Stärkungschemie (littéralement : la chimie qui rend plus fort, ndlr). L'un d'entre eux jouait à Munich. On l'appelait : la pharmacie ambulante. " Le livre a beau faire du bruit, les informations explosives qu'il contient ne sont pas utilisées. Schumacher est écarté de l'équipe nationale et licencié par son club, le FC Cologne. Selon le livre de Thomas Kistner, on sait aujourd'hui qu'Armin Klümper, un médecin-gourou de Fribourg, a pourvu de nombreux clubs allemands en anabolisants dans les années '70 et '80 et qu'un tas d'internationaux allemands l'ont consulté. Paul Breitner, une légende, a admis bien après la fin de sa carrière qu'il savait qu'il y avait du dopage en football : " C'était la norme, comme dans d'autres sports "', dit-il. En 1977 ( ! ), Franz Beckenbauer, Der Kaiser, expliquait dans une interview accordée au magazine Stern comment il se préparait : " J'utilise une méthode particulière : on m'injecte mon propre sang. Plusieurs fois par mois, mon ami Manfred Köhnlechner me fait une prise de sang dans le bras et me le réinjecte dans les fesses. Cela augmente le nombre de globules blancs et rouges. " Du dopage sanguin avant la lettre. À l'époque, l'Allemagne n'était pas le seul pays à se doper. C'est ainsi qu'en 2013, l'ex-international hollandais Johnny Rep déclare à la chaîne RTV Noord-Holland : " J'ai une fois pris des amphétamines avant un match de Coupe d'Europe ? Du dopage ? Ce n'était pas un secret. À l'époque, tout le monde le faisait. " Rep avoue d'autres choses et parle d'autres pays. À Saint-Etienne, où il joue de 1979 à 1983, tous les joueurs subissent une transfusion avant un match de Coupe d'Europe face au PSV, le 1er novembre 1979. Y compris le capitaine, Michel Platini. Quel qu'ait été le produit administré à Rep et ses copains ce jour-là, ça a marché : le PSV a remporté le match aller 2-0 mais au retour, les Stéphanois sont déchaînés et mènent 3-0 après cinq minutes grâce à des buts de Jean-François Larios, Platini et Jacques Santini. " On n'a jamais vu ça en Coupe d'Europe ", disait le commentateur français. Finalement, Saint-Etienne s'est imposé 6-0... Plus on avance dans le temps, moins on trouve de témoignages explicites concernant le dopage. Dans son autobiographie, À fleur de peau, parue en 2008, l'ex-international français Emmanuel Petit lève pourtant un coin du voile. Le médian français, titulaire et buteur lors de la finale de Coupe du monde 1998 face au Brésil, écrit ainsi : " Je n'ai jamais compris ce qui incitait certains joueurs à se doper. Augmenter ses capacités physiques, ça ne dure qu'un temps et c'est jouer avec sa vie. Je n'ai jamais été confronté directement à des cas de dopage en football mais je pense que ça existe. Je n'ai jamais rien vu de mes propres yeux mais j'ai des doutes concernant certains joueurs, équipiers ou adversaires. C'est un très gros tabou. " Car même la " génération dorée " française -avec Zinédine Zidane, Didier Deschamps, Lilian Thuram, Fabien Barthez- n'est pas à l'abri des soupçons. Deschamps et Zidane ont joué à la Juventus à la fin des années '90, une époque où les joueurs de cette équipe, dont l'actuel entraîneur de Chelsea Antonio Conte, étaient systématiquement dopés. Pas seulement à la créatine, comme Zidane et Deschamps l'ont déclaré à un juge de Turin, mais aussi à l'érythropoïétine, l'EPO. Cette forme de dopage sanguin, inédite à l'époque, était fortement utilisée en cyclisme - songez à l'affaire Festina au Tour 1998 -. En 2005, le médecin de la Juventus, Riccardo Agricola, fut condamné à 22 mois de prison pour administration de substances interdites aux joueurs de la Vieille Dame. Il fit appel et fut acquitté sur base d'une faute de procédure. Et qui est revenu sur la pointe des pieds à la tête du staff médical de la Juventus l'été dernier ? Riccardo Agricola ! Sans le vouloir, Johnny Hallyday a révélé en 2003 que Zinédine Zidane s'était aussi dopé après son passage à la Juventus. Lors d'une émission télévisée, le rockeur français décédé récemment a déclaré qu'il avait " subi une cure de rajeunissement par transfusion sanguine " dans un hôpital suisse sur les conseils de Zidane, qui s'y rendait deux fois par an. Le nom du coach actuel du Real Madrid revient dans une autre enquête sur le dopage : le témoignage d'Erwann Menthéour. L'ex-coureur cycliste professionnel français était client du Dottore Epo, le célèbre médecin italien Michele Ferrari, suspendu à vie après qu'on eut découvert qu'il avait travaillé pour Lance Armstrong. En 1999, Menthéour a déclaré aux enquêteurs avoir vu Zidane dans le cabinet de Ferrari à Ferrara, en Italie. Malheureusement, il n'a pas déclaré cela au cours de l'enquête mais après, en prenant un verre. Par la suite, il n'a plus voulu citer de noms car il avait reçu des menaces. Des menaces, le docteur espagnol Eufemiano Fuentes, dont le réseau fut démasqué en 2006, en a reçu aussi. Les noms de nombreux coureurs cyclistes qui étaient ses clients ont immédiatement été dévoilés. On a également longtemps prétendu que " de grands noms d'autres sports, dont le football ", faisaient partie de la liste mais jusqu'aujourd'hui, on en est réduit à des suppositions. Stéphane Mandard, journaliste au très sérieux journal Le Monde, affirme pourtant que des preuves existent. Il a gagné la confiance de Fuentes, à qui il a rendu visite à plusieurs reprises à Gran Canaria. " Il m'a montré des documents faisant état de joueurs du Bétis Séville, de Valence, du Real Madrid et du FC Barcelone. Des plans de médication pour une saison. " Mandard a même déclaré devant une commission du Sénat, à Paris : " Fuentes m'a confirmé qu'il avait aussi traité des joueurs de grands clubs. " Mais le médecin n'a jamais cité de nom car, à trois reprises, il a été menacé de mort. Il aurait même dit un jour : " Si j'avais parlé, l'Espagne n'aurait pas été championne d'Europe, ni championne du monde. " Même si, plus tard, il a nié l'avoir dit, cela jette tout de même la suspicion sur la " génération dorée " espagnole. Bref, si on regarde tout cela à la loupe, l'histoire du football est parsemée de doutes en matière de dopage. Dès lors, les déclarations du lanceur d'alerte russe Grigory Rodchenkov n'ont rien de surprenant. En guise de conclusion, une phrase de l'ex-international allemand Paul Breitner : " Si un joueur pense qu'il peut être titulaire ou gagner plus d'argent en se dopant, pourquoi ne le ferait-il pas ? Un joueur de foot à autant de raisons de se doper qu'un coureur cycliste. "