"C'est un excellent technicien, rapide, très fort en un contre un, d'une excellente mentalité et capable de bien entrer à n'importe quel moment dans un match. Il a aussi le profil le plus proche de celui de Benteke qui est blessé". C'est ainsi que Marc Wilmots avait expliqué le 13 mai dernier pourquoi il avait sélectionné Divock Origi et non Michy Batshuayi ou Jelle Vossen pour le Mondial au Brésil.

Le fils âgé de 19 ans de l'ancien footballeur kényan Mike Origi a constitué la surprise de la sélection de Wilmots. "Ori-qui ?" entendait-on. Seuls ceux qui suivent la Ligue 1 française de près savaient qu'au cours de la saison écoulée, il a marqué cinq buts pour Lille. Si le jeune attaquant avait déjà joué des matches internationaux avec les U19 belges de Gert Verheyen et les Espoirs, il n'avait jamais été appelé pour les Diables Rouges. Cette semaine, Verheyen conteste dans le magazine Humo qu'il aurait convaincu Wilmots de sélectionner Origi. "Marc est allé l'observer quelques fois avant de trancher. Lui et personne d'autre. Je n'aurais jamais sélectionné Origi. Je n'aurais pas osé", a avoué Verheyen.

Carte de visite À peine six semaines plus tard, Origi est l'une des sensations de ce Mondial. Après deux entrées réussies contre l'Algérie et la Russie, où il a remplacé avec brio un faible Romelu Lukaku et même marqué le but de la victoire contre les Russes, Wilmots a résisté à la tentation de le laisser débuter contre la Corée du Sud. Origi est néanmoins apparu au coup d'envoi du huitième de finale contre les États-Unis.

Et quel match il a joué le jeune Limbourgeois ! Notre journaliste au Brésil, Peter T'Kint, l'avait également noté: "Si jeune, si nouveau à ce niveau et déjà cette maîtrise du ballon et cette maturité. C'est du très haut niveau, il a un bel avenir devant lui".

Au Brésil, Origi a donné sa carte de visite au monde entier, qui n'a pas manqué de l'observer. Selon la presse anglaise, il aurait déjà conclu un accord personnel avec Liverpool, le club d'un autre Diable Rouge, Simon Mignolet. Les Anglais proposeraient entre 11 et 13 millions d'euros et laisser Origi encore un an à Lille et conclure le transfert après le Mondial. Quoi qu'il en soit, Origi est hot.

Le retour de Lukaku Ceux qui avaient décrié Lukaku, doivent revenir sur leurs propos.

Après la réaction frustrée suite à son remplacement contre la Russie, la presse évoquait déjà le cas Lukaku. En revanche, Wilmots a immédiatement protégé son attaquant. "Je comprends sa réaction. J'ai aussi été attaquant et je sais que ce n'est pas gai d'être remplacé deux fois de suite", l'a-t-il défendu. "J'ai besoin de Romelu et de Divock pour ce Mondial. Il y en a peut-être un qui, aujourd'hui, est plus fort que l'autre, mais la vedette d'un jour n'est pas forcément celle du lendemain".

Sa prédiction s'est réalisée mardi. Après une bonne conversation avec Wilmots, qui a permis d'arrondir les angles, "Big Rom" a assouvi sa rage: sa passe décisive et son but dans les prolongations ont fortement contribué à la qualification des Belges en quarts de finale.

"Je savais que Romelu serait encore très important pour nous et qu'il réaliserait une telle prestation. Un mondial ne donne pas beaucoup de temps pour se rattraper, Romelu l'a fait impeccablement", a analysé Wilmots dans les catacombes de l'Arène Fonte Nova. "Changer Divock contre Lukaku avant les prolongations a été une décision très difficile, parce qu'il jouait très bien". Les faits lui ont donné raison...

Il faut dire aussi que Lukaku, et Wilmots le sait, peut faire la différence s'il a de l'espace, comme c'était le cas durant les prolongations contre la Team USA et contrairement aux matches contre l'Algérie et la Russie.

Si tout comme l'ancien entraîneur national Guy Thijs, Wilmots possède une patte de lapin et qu'on lui reproche parfois un manque de stratégie, son approche au Mondial impressionne. Les remplaçants continuent à faire la différence pour les Belges , ce qui avantage le groupe et permet pour la première fois depuis 1986, de jouer les quarts de finale avec deux attaquants en confiance. (KVDA)

"C'est un excellent technicien, rapide, très fort en un contre un, d'une excellente mentalité et capable de bien entrer à n'importe quel moment dans un match. Il a aussi le profil le plus proche de celui de Benteke qui est blessé". C'est ainsi que Marc Wilmots avait expliqué le 13 mai dernier pourquoi il avait sélectionné Divock Origi et non Michy Batshuayi ou Jelle Vossen pour le Mondial au Brésil. Le fils âgé de 19 ans de l'ancien footballeur kényan Mike Origi a constitué la surprise de la sélection de Wilmots. "Ori-qui ?" entendait-on. Seuls ceux qui suivent la Ligue 1 française de près savaient qu'au cours de la saison écoulée, il a marqué cinq buts pour Lille. Si le jeune attaquant avait déjà joué des matches internationaux avec les U19 belges de Gert Verheyen et les Espoirs, il n'avait jamais été appelé pour les Diables Rouges. Cette semaine, Verheyen conteste dans le magazine Humo qu'il aurait convaincu Wilmots de sélectionner Origi. "Marc est allé l'observer quelques fois avant de trancher. Lui et personne d'autre. Je n'aurais jamais sélectionné Origi. Je n'aurais pas osé", a avoué Verheyen. Carte de visite À peine six semaines plus tard, Origi est l'une des sensations de ce Mondial. Après deux entrées réussies contre l'Algérie et la Russie, où il a remplacé avec brio un faible Romelu Lukaku et même marqué le but de la victoire contre les Russes, Wilmots a résisté à la tentation de le laisser débuter contre la Corée du Sud. Origi est néanmoins apparu au coup d'envoi du huitième de finale contre les États-Unis. Et quel match il a joué le jeune Limbourgeois ! Notre journaliste au Brésil, Peter T'Kint, l'avait également noté: "Si jeune, si nouveau à ce niveau et déjà cette maîtrise du ballon et cette maturité. C'est du très haut niveau, il a un bel avenir devant lui". Au Brésil, Origi a donné sa carte de visite au monde entier, qui n'a pas manqué de l'observer. Selon la presse anglaise, il aurait déjà conclu un accord personnel avec Liverpool, le club d'un autre Diable Rouge, Simon Mignolet. Les Anglais proposeraient entre 11 et 13 millions d'euros et laisser Origi encore un an à Lille et conclure le transfert après le Mondial. Quoi qu'il en soit, Origi est hot. Le retour de Lukaku Ceux qui avaient décrié Lukaku, doivent revenir sur leurs propos. Après la réaction frustrée suite à son remplacement contre la Russie, la presse évoquait déjà le cas Lukaku. En revanche, Wilmots a immédiatement protégé son attaquant. "Je comprends sa réaction. J'ai aussi été attaquant et je sais que ce n'est pas gai d'être remplacé deux fois de suite", l'a-t-il défendu. "J'ai besoin de Romelu et de Divock pour ce Mondial. Il y en a peut-être un qui, aujourd'hui, est plus fort que l'autre, mais la vedette d'un jour n'est pas forcément celle du lendemain". Sa prédiction s'est réalisée mardi. Après une bonne conversation avec Wilmots, qui a permis d'arrondir les angles, "Big Rom" a assouvi sa rage: sa passe décisive et son but dans les prolongations ont fortement contribué à la qualification des Belges en quarts de finale. "Je savais que Romelu serait encore très important pour nous et qu'il réaliserait une telle prestation. Un mondial ne donne pas beaucoup de temps pour se rattraper, Romelu l'a fait impeccablement", a analysé Wilmots dans les catacombes de l'Arène Fonte Nova. "Changer Divock contre Lukaku avant les prolongations a été une décision très difficile, parce qu'il jouait très bien". Les faits lui ont donné raison... Il faut dire aussi que Lukaku, et Wilmots le sait, peut faire la différence s'il a de l'espace, comme c'était le cas durant les prolongations contre la Team USA et contrairement aux matches contre l'Algérie et la Russie. Si tout comme l'ancien entraîneur national Guy Thijs, Wilmots possède une patte de lapin et qu'on lui reproche parfois un manque de stratégie, son approche au Mondial impressionne. Les remplaçants continuent à faire la différence pour les Belges , ce qui avantage le groupe et permet pour la première fois depuis 1986, de jouer les quarts de finale avec deux attaquants en confiance. (KVDA)