Après un bon début de saison, tu as complètement disparu de l'équipe en décembre avant d'entrer au jeu quatre fois de suite en janvier en étant décisif (un assist contre Charleroi, un penalty provoqué contre Mouscron). Tu as reçu des explications de Vincent Kompany ?

DIMATA : Est-ce que l'on a vraiment eu des discussions ? (Il réfléchit) On en a eu deux, trois, quatre... mais je ne suis pas quelqu'un qui parle énormément, je suis plus dans les actes. On peut me parler comme on veut, c'est bien beau, mais si les actes ne suivent pas au final... On a beau me dire "T'es le meilleur", si on ne me met pas sur le terrain, je suis censé faire quoi ? Mais je n'ai pas de haine envers qui que ce soit : c'était leur choix, leur apprentissage... On ne peut pas leur en vouloir comme s'ils avaient énormément d'expérience dans le management.

Comme ton ex-T1 Franky Vercauteren, par exemple ?

DIMATA : Je respecte énormément Franky Vercauteren. Il est difficile à cerner au départ, il a une façon de se comporter qui te donne l'impression qu'il est tout le temps fâché sur toi. Puis tu comprends que ça n'a rien à voir. C'est un coach d'expérience qui connaît les jeunes, les joueurs de caractère, sait comment gérer telle ou telle situation. Tout ce qu'il fait a pour but d'améliorer, de perfectionner les joueurs. Il te dira toujours les choses en face, les yeux dans les yeux, même si ça fait un peu mal, mais au moins c'est la vérité. Pour que tu progresses, pas pour te mettre KO. Tu veux te donner à 200% pour un coach comme ça. Et je n'étais pas le seul : tout le monde était super content de Franky.

Tu avais moins une moins bonne relation avec Kompany qu'avec Vercauteren ?

DIMATA : (Il hésite) Peut-être. Quand tu es joueur, tu sais qui sait s'y prendre avec toi et avec le groupe et tu as plus de facilité à recevoir, accepter et être à l'écoute que lorsque tu ne sens pas forcément cette réactivité. Franky est rempli de caractère, mais il peut aussi être humble et dire "Je ne le voyais pas comme ça, mais en fait tu avais raison, je vais réfléchir à ton idée". C'est quelque chose de touchant : ça crée un lien entre l'entraîneur et le joueur.

C'est donc une question d'affinités...

DIMATA : Oui, c'est ça. Pour moi, il n'y en avait pas du tout avec Vincent Kompany et je pense que c'était pareil pour la plupart des autres joueurs. Il n'y avait pas cette liberté d'expression au sens propre ou sur le terrain. Parfois, j'avais la sensation que les joueurs avaient peur, ils n'étaient pas spécialement libres. Les plus jeunes comme les "expérimentés". Au final, certains gars qui avaient appris à jouer d'une certaine façon toute leur vie devenaient d'autres personnes. Mais le football, ce n'est pas la PlayStation : tu as des instructions, mais quand tu arrives sur le terrain, c'est tes propres qualités, tes propres initiatives, l'intuition. Il faut avoir une certaine psychologie, être pratiquement un éducateur. Certains y arrivent, comme Franky Vercauteren. D'autres pas.

Découvrez l'intégralité de cette interview dans notre magazine Spécial Championnats Européens, en vente dès ce mercredi 11 août, ou en suivant ce lien.

Après un bon début de saison, tu as complètement disparu de l'équipe en décembre avant d'entrer au jeu quatre fois de suite en janvier en étant décisif (un assist contre Charleroi, un penalty provoqué contre Mouscron). Tu as reçu des explications de Vincent Kompany ?DIMATA : Est-ce que l'on a vraiment eu des discussions ? (Il réfléchit) On en a eu deux, trois, quatre... mais je ne suis pas quelqu'un qui parle énormément, je suis plus dans les actes. On peut me parler comme on veut, c'est bien beau, mais si les actes ne suivent pas au final... On a beau me dire "T'es le meilleur", si on ne me met pas sur le terrain, je suis censé faire quoi ? Mais je n'ai pas de haine envers qui que ce soit : c'était leur choix, leur apprentissage... On ne peut pas leur en vouloir comme s'ils avaient énormément d'expérience dans le management.Comme ton ex-T1 Franky Vercauteren, par exemple ?DIMATA : Je respecte énormément Franky Vercauteren. Il est difficile à cerner au départ, il a une façon de se comporter qui te donne l'impression qu'il est tout le temps fâché sur toi. Puis tu comprends que ça n'a rien à voir. C'est un coach d'expérience qui connaît les jeunes, les joueurs de caractère, sait comment gérer telle ou telle situation. Tout ce qu'il fait a pour but d'améliorer, de perfectionner les joueurs. Il te dira toujours les choses en face, les yeux dans les yeux, même si ça fait un peu mal, mais au moins c'est la vérité. Pour que tu progresses, pas pour te mettre KO. Tu veux te donner à 200% pour un coach comme ça. Et je n'étais pas le seul : tout le monde était super content de Franky.Tu avais moins une moins bonne relation avec Kompany qu'avec Vercauteren ?DIMATA : (Il hésite) Peut-être. Quand tu es joueur, tu sais qui sait s'y prendre avec toi et avec le groupe et tu as plus de facilité à recevoir, accepter et être à l'écoute que lorsque tu ne sens pas forcément cette réactivité. Franky est rempli de caractère, mais il peut aussi être humble et dire "Je ne le voyais pas comme ça, mais en fait tu avais raison, je vais réfléchir à ton idée". C'est quelque chose de touchant : ça crée un lien entre l'entraîneur et le joueur.C'est donc une question d'affinités...DIMATA : Oui, c'est ça. Pour moi, il n'y en avait pas du tout avec Vincent Kompany et je pense que c'était pareil pour la plupart des autres joueurs. Il n'y avait pas cette liberté d'expression au sens propre ou sur le terrain. Parfois, j'avais la sensation que les joueurs avaient peur, ils n'étaient pas spécialement libres. Les plus jeunes comme les "expérimentés". Au final, certains gars qui avaient appris à jouer d'une certaine façon toute leur vie devenaient d'autres personnes. Mais le football, ce n'est pas la PlayStation : tu as des instructions, mais quand tu arrives sur le terrain, c'est tes propres qualités, tes propres initiatives, l'intuition. Il faut avoir une certaine psychologie, être pratiquement un éducateur. Certains y arrivent, comme Franky Vercauteren. D'autres pas.Découvrez l'intégralité de cette interview dans notre magazine Spécial Championnats Européens, en vente dès ce mercredi 11 août, ou en suivant ce lien.