Lundi 2 juin. L'annonce fait son effet. Dans une petite salle improvisée, tous les journalistes qui ont suivi le stage en Suède sont présents. Le but est de faire un bilan, quelques heures après le match amical face aux Suédois. Ce point presse n'arrange pas tellement les journaux, occupés par les préparatifs du voyage retour et qui ont déjà leurs pages pleines pour le lendemain. Pourtant, personne ne pense à ce moment-là que Wilmots va utiliser ce point presse pour mettre la pression sur l'Union Belge dans le cadre des prolongations de contrat de ses adjoints.

Dans ce dossier, Wilmots a improvisé, voyant depuis deux jours Philippe Collin, le président de la Commission technique, distiller ses bons mots à la presse. Il a peur que Collin utilise les médias pour expliquer les lenteurs du dossier. La veille, Wilmots nous avait accueilli de manière très froide lorsque nous avions débarqué, sur invitation de Collin, à l'hôtel des Diables Rouges, interdit à la presse. Nous avions prévenu Collin en lui demandant s'il ne valait pas mieux faire l'interview ailleurs, mais il avait balayé nos interrogations.

Pourtant, le jour de l'interview, Collin nous cueille dès notre entrée, devant Wilmots et son adjoint Vital Borkelmans, et nous conduit dans une salle à l'écart, tout penaud, comme un enfant pris la main dans le pot de confitures. Il a beau nous dire qu'il ne s'est pas fait taper sur les doigts par Wilmots pour nous avoir invité dans l'hôtel des Diables, cela y ressemble. Son comportement atteste en effet tout le contraire.

Mais revenons à ce lundi 2 juin. Wilmots a bien manigancé, lâchant également quelques petits mensonges (comme le fait que les primes des joueurs aient été fixées depuis... un an). Sa communication est réglée comme du papier à musique. La presse en fait ses gros titres. Le Soir n'apprécie que modérément la manipulation. Peu importe: les dirigeants de l'Union Belge paniquent et tombent pleinement dans le piège. Wilmots a réussi sa sortie suédoise, point d'orgue d'une communication très agressive.

Ce jour-là, il a réussi son coup mais il se rend vite compte également que cela ne fait pas l'unanimité. Lors du stage à Knokke, il arrondit les angles et plus les jours avancent, plus il lâche du lest.

Retrouvez l'intégralité du reportage dans votre Sport/Foot Magazine.

Par Stéphane Vande Velde au Brésil

Lundi 2 juin. L'annonce fait son effet. Dans une petite salle improvisée, tous les journalistes qui ont suivi le stage en Suède sont présents. Le but est de faire un bilan, quelques heures après le match amical face aux Suédois. Ce point presse n'arrange pas tellement les journaux, occupés par les préparatifs du voyage retour et qui ont déjà leurs pages pleines pour le lendemain. Pourtant, personne ne pense à ce moment-là que Wilmots va utiliser ce point presse pour mettre la pression sur l'Union Belge dans le cadre des prolongations de contrat de ses adjoints. Dans ce dossier, Wilmots a improvisé, voyant depuis deux jours Philippe Collin, le président de la Commission technique, distiller ses bons mots à la presse. Il a peur que Collin utilise les médias pour expliquer les lenteurs du dossier. La veille, Wilmots nous avait accueilli de manière très froide lorsque nous avions débarqué, sur invitation de Collin, à l'hôtel des Diables Rouges, interdit à la presse. Nous avions prévenu Collin en lui demandant s'il ne valait pas mieux faire l'interview ailleurs, mais il avait balayé nos interrogations. Pourtant, le jour de l'interview, Collin nous cueille dès notre entrée, devant Wilmots et son adjoint Vital Borkelmans, et nous conduit dans une salle à l'écart, tout penaud, comme un enfant pris la main dans le pot de confitures. Il a beau nous dire qu'il ne s'est pas fait taper sur les doigts par Wilmots pour nous avoir invité dans l'hôtel des Diables, cela y ressemble. Son comportement atteste en effet tout le contraire. Mais revenons à ce lundi 2 juin. Wilmots a bien manigancé, lâchant également quelques petits mensonges (comme le fait que les primes des joueurs aient été fixées depuis... un an). Sa communication est réglée comme du papier à musique. La presse en fait ses gros titres. Le Soir n'apprécie que modérément la manipulation. Peu importe: les dirigeants de l'Union Belge paniquent et tombent pleinement dans le piège. Wilmots a réussi sa sortie suédoise, point d'orgue d'une communication très agressive. Ce jour-là, il a réussi son coup mais il se rend vite compte également que cela ne fait pas l'unanimité. Lors du stage à Knokke, il arrondit les angles et plus les jours avancent, plus il lâche du lest. Retrouvez l'intégralité du reportage dans votre Sport/Foot Magazine. Par Stéphane Vande Velde au Brésil