La Hongrie a été le week-end dernier le premier pays d'Europe à autoriser de nouveau un nombre limité de supporters à revenir au stade, en plus du Bélarus, où les rencontres avec public n'ont jamais cessé.

La Bulgarie devrait suivre, avant peut-être la Suisse et quelques autres. Mais imaginer des stades remplis en Italie, l'un des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus (plus de 33.000 morts), a quelque chose d'incongru alors que le 15 mai, les clubs n'avaient pas encore le droit d'organiser d'entraînements collectifs.

Les choses se sont pourtant accélérées et le "calcio", interrompu le 9 mars par l'avancée du virus, s'apprête à redémarrer, d'abord par la Coupe d'Italie en fin de semaine prochaine, puis avec le championnat à compter du 20 juin.

Ces premiers matches se joueront à huis clos. Mais l'objectif des clubs et des instances d'ouvrir partiellement les stades avant la fin du championnat le 2 août, est désormais affiché.

La presse sportive italienne a rapporté que le premier à aborder clairement le sujet a été le très influent Andrea Agnelli, président de la Juventus et de l'ECA, le syndicat européen des clubs.

"Prématuré, mais..."

Lors d'une assemblée générale de la Ligue la semaine dernière, le dirigeant turinois aurait ainsi dit s'attendre à ce que "le gouvernement autorise en juillet une première ouverture partielle des stades".

Gabriele Gravina, président de la fédération, a embrayé lundi lors d'une interview sur Radio 24. "Aujourd'hui c'est prématuré. Mais j'ai l'espoir que ça puisse arriver en fin de championnat, je l'espère de tout coeur", a-t-il dit.

D'autres clubs, du Genoa à Sassuolo, s'y sont aussi dits favorables.

L'argument est double: d'abord, la situation sanitaire s'améliore nettement, sans indice d'une deuxième vague redoutée. Surtout, à partir du 15 juin, cinémas, théâtres ou parcs d'attraction pourront rouvrir en Italie, avec des jauges limitées et des règles de distanciation précises.

"Si on peut faire tellement de choses en respectant la distanciation, je ne vois pas pour quelle raison on ne pourrait pas faire entrer 10% des spectateurs dans des stades immenses", a argumenté mardi Cosimo Sibilia, le président de la Ligue amateur.

Les clubs espèrent même grimper jusqu'à 20, voire 25%. Selon la presse sportive italienne, certains miseraient en priorité sur les espaces VIP, très rémunérateurs, alors que d'autres réfléchissent à des tirages au sort ou à un système de rotation entre abonnés pour décider qui peut entrer et qui doit encore attendre.

Un sur quatre

Quoi qu'il en soit, l'idée s'installe et ne semble pas écartée par les responsables politiques.

"Rouvrir les stades ? Ça n'a jamais été exclu. (...) Regardons les chiffres et nous verrons si on peut amener des gens au stade, selon des normes de sécurité absolues. Mais pour l'instant, c'est un thème qui n'a absolument pas été abordé", a prudemment déclaré en début de semaine Sandra Zampa, sous-secrétaire du ministère de la Santé.

"Ici, les prévisions sont de zéro contaminé d'ici fin juin. Pourquoi ne pas penser à un siège sur quatre ?", s'est de son côté interrogé Ciro Borriello, adjoint chargé du Sport à la mairie de Naples.

Plusieurs personnalités médicales ont également estimé qu'il n'était pas impensable de voir des spectateurs dans les stades en juillet.

"Les règles de sécurité, la distanciation et les masques obligatoires sont les mêmes dans un stade ou à l'opéra. Et les règles de contingentement sont plus faciles à mettre en place au stade", a ainsi déclaré au Corriere dello Sport Maria Rita Gismondo, virologue à l'hôpital Sacco de Milan.

Sur Radio Marte, son collègue Matteo Bassetti, virologue à l'hôpital San Martino de Gênes, a lui aussi estimé que la présence de tifosi sur les gradins pourrait participer au retour à la normalité.

"Il faut pouvoir recommencer à parler d'autre chose que du Covid, par exemple de football. On ne peut pas parler uniquement de malades et de morts", a-t-il dit.

La Hongrie a été le week-end dernier le premier pays d'Europe à autoriser de nouveau un nombre limité de supporters à revenir au stade, en plus du Bélarus, où les rencontres avec public n'ont jamais cessé.La Bulgarie devrait suivre, avant peut-être la Suisse et quelques autres. Mais imaginer des stades remplis en Italie, l'un des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus (plus de 33.000 morts), a quelque chose d'incongru alors que le 15 mai, les clubs n'avaient pas encore le droit d'organiser d'entraînements collectifs.Les choses se sont pourtant accélérées et le "calcio", interrompu le 9 mars par l'avancée du virus, s'apprête à redémarrer, d'abord par la Coupe d'Italie en fin de semaine prochaine, puis avec le championnat à compter du 20 juin.Ces premiers matches se joueront à huis clos. Mais l'objectif des clubs et des instances d'ouvrir partiellement les stades avant la fin du championnat le 2 août, est désormais affiché.La presse sportive italienne a rapporté que le premier à aborder clairement le sujet a été le très influent Andrea Agnelli, président de la Juventus et de l'ECA, le syndicat européen des clubs.Lors d'une assemblée générale de la Ligue la semaine dernière, le dirigeant turinois aurait ainsi dit s'attendre à ce que "le gouvernement autorise en juillet une première ouverture partielle des stades".Gabriele Gravina, président de la fédération, a embrayé lundi lors d'une interview sur Radio 24. "Aujourd'hui c'est prématuré. Mais j'ai l'espoir que ça puisse arriver en fin de championnat, je l'espère de tout coeur", a-t-il dit.D'autres clubs, du Genoa à Sassuolo, s'y sont aussi dits favorables.L'argument est double: d'abord, la situation sanitaire s'améliore nettement, sans indice d'une deuxième vague redoutée. Surtout, à partir du 15 juin, cinémas, théâtres ou parcs d'attraction pourront rouvrir en Italie, avec des jauges limitées et des règles de distanciation précises."Si on peut faire tellement de choses en respectant la distanciation, je ne vois pas pour quelle raison on ne pourrait pas faire entrer 10% des spectateurs dans des stades immenses", a argumenté mardi Cosimo Sibilia, le président de la Ligue amateur.Les clubs espèrent même grimper jusqu'à 20, voire 25%. Selon la presse sportive italienne, certains miseraient en priorité sur les espaces VIP, très rémunérateurs, alors que d'autres réfléchissent à des tirages au sort ou à un système de rotation entre abonnés pour décider qui peut entrer et qui doit encore attendre.Quoi qu'il en soit, l'idée s'installe et ne semble pas écartée par les responsables politiques."Rouvrir les stades ? Ça n'a jamais été exclu. (...) Regardons les chiffres et nous verrons si on peut amener des gens au stade, selon des normes de sécurité absolues. Mais pour l'instant, c'est un thème qui n'a absolument pas été abordé", a prudemment déclaré en début de semaine Sandra Zampa, sous-secrétaire du ministère de la Santé."Ici, les prévisions sont de zéro contaminé d'ici fin juin. Pourquoi ne pas penser à un siège sur quatre ?", s'est de son côté interrogé Ciro Borriello, adjoint chargé du Sport à la mairie de Naples.Plusieurs personnalités médicales ont également estimé qu'il n'était pas impensable de voir des spectateurs dans les stades en juillet."Les règles de sécurité, la distanciation et les masques obligatoires sont les mêmes dans un stade ou à l'opéra. Et les règles de contingentement sont plus faciles à mettre en place au stade", a ainsi déclaré au Corriere dello Sport Maria Rita Gismondo, virologue à l'hôpital Sacco de Milan.Sur Radio Marte, son collègue Matteo Bassetti, virologue à l'hôpital San Martino de Gênes, a lui aussi estimé que la présence de tifosi sur les gradins pourrait participer au retour à la normalité."Il faut pouvoir recommencer à parler d'autre chose que du Covid, par exemple de football. On ne peut pas parler uniquement de malades et de morts", a-t-il dit.