Soulagés mais pas rassurés après la qualification laborieuse face au Barça, les Parisiens avaient à coeur de montrer une autre image mais surtout de revenir à hauteur des Lillois au sommet de la Ligue 1. Retour sur une soirée particulière, tant sur le terrain qu'en dehors.

Un début de match pourtant tranquille

Toujours privé de Neymar, le tacticien argentin décide de laisser notamment Icardi sur le banc mais d'offrir une chance inespérée à un Draxler souvent irrégulier. Pour le reste, pas de réelle surprise à signaler dans le onze parisien. Côté visiteur, les Canaris n'ont remporté que deux rencontres depuis novembre et frôlent avec la relégation. Après un début de rencontre maîtrisé, tant au niveau de la possession que des occasions, le club de la capitale finit par ouvrir le score via Draxler suite à une passe de Di María à quelques minutes de la pause. Les coéquipiers de Mbappé rentrent alors sereinement aux vestiaires sans se douter que la deuxième période allait être cauchemardesque...

Le cadeau inespéré de Mbappé

Juste avant l'heure de jeu, le surdoué français manque complètement sa passe et offre le cuir à Kolo Muani qui ne se prive pas pour laisser Marquinhos sur place avant de crucifier Navas. Les Nantais reviennent dans la partie et vont faire mieux dix minutes plus tard. Lafont s'empare du ballon et dégage pour Touré qui dévie de la tête. Muani jaillit et offre le goal à Simon qui n'a plus qu'à pousser le ballon au fond. 1-2 et douche froide au Parc des Princes. Paris est complètement KO et ne reviendra jamais dans le match. Ce sont même les visiteurs qui se rapprochent du quatrième but de la partie.

Di María, victime d'un cambriolage

Et si cette défaite était en partie expliquée par un évènement extra-footballistique? Le match a malheureusement connu une situation peu joyeuse. Leonardo, au téléphone, se rapproche du banc parisien pour donner des informations à Pochettino. Vient alors l'égalisation de Nantes et dans la foulée, Di María, pourtant auteur d'un bon match, est remplacé. Rien de très étonnant, on pourrait croire à un changement tactique de l'entraîneur suite au but encaissé. Ce qui est plus étrange, c'est que l'Argentin accompagne son compatriote jusqu'aux vestiaires et ne retrouvera son banc que quelques minutes plus tard. L'ailier, quant à lui, disparaît complètement de la circulation. On apprend après la rencontre que la maison du numéro 11 parisien a été cambriolée malgré la présence de sa femme et ses filles. Suite à cet évènement peu habituel et dans l'incertitude totale, les joueurs parisiens ont inconsciemment baissé leur niveau, probablement inquiets de ce qu'il se passait hors du terrain. "Nous sommes déçus d'avoir perdu les trois points, mais mes joueurs étaient inquiets pour des raisons dont vous êtes sûrement déjà au courant", a avoué l'entraîneur en conférence de presse.

Autre cambriolage dans la famille de Marquinhos

À l'issue de la rencontre, AFP annonce que le père du capitaine brésilien a également subi, presqu'au même moment, un violent cambriolage dans sa maison parisienne. Les deux familles sud-américaines ont d'ailleurs connu des mésaventures différentes. L'épouse et les filles de l'Argentin n'ont pas remarqué la présence des cambrioleurs, qui ont dérobé l'équivalent de 500.000 euros en bijoux selon la presse française. Le père du Brésilien a vécu une soirée plus dramatique puisque les malfrats l'ont aperçu dans son jardin et lui ont donné plusieurs coups avant de le prendre en otage. Ils sont ensuite partis avec 2.000 euros et plusieurs bijoux.

En temps normal, les Parisiens se seraient fait incendier après une inadmissible défaite à domicile face à une équipe en crise. Les supporters auraient alors pu évoquer la débauche d'énergie face au Barça, ou un simple accident de parcours pour expliquer ce septième revers en championnat. Mais lorsqu'on remarque les conditions dans lesquelles la bande à Navas s'est inclinée, cet échec est bien plus justifiable. "Il y a des situations hors foot dont il faut tenir compte" résumait parfaitement un entraîneur déçu et attristé.

Par Mariano Spitzer (st.)

Soulagés mais pas rassurés après la qualification laborieuse face au Barça, les Parisiens avaient à coeur de montrer une autre image mais surtout de revenir à hauteur des Lillois au sommet de la Ligue 1. Retour sur une soirée particulière, tant sur le terrain qu'en dehors.Toujours privé de Neymar, le tacticien argentin décide de laisser notamment Icardi sur le banc mais d'offrir une chance inespérée à un Draxler souvent irrégulier. Pour le reste, pas de réelle surprise à signaler dans le onze parisien. Côté visiteur, les Canaris n'ont remporté que deux rencontres depuis novembre et frôlent avec la relégation. Après un début de rencontre maîtrisé, tant au niveau de la possession que des occasions, le club de la capitale finit par ouvrir le score via Draxler suite à une passe de Di María à quelques minutes de la pause. Les coéquipiers de Mbappé rentrent alors sereinement aux vestiaires sans se douter que la deuxième période allait être cauchemardesque... Juste avant l'heure de jeu, le surdoué français manque complètement sa passe et offre le cuir à Kolo Muani qui ne se prive pas pour laisser Marquinhos sur place avant de crucifier Navas. Les Nantais reviennent dans la partie et vont faire mieux dix minutes plus tard. Lafont s'empare du ballon et dégage pour Touré qui dévie de la tête. Muani jaillit et offre le goal à Simon qui n'a plus qu'à pousser le ballon au fond. 1-2 et douche froide au Parc des Princes. Paris est complètement KO et ne reviendra jamais dans le match. Ce sont même les visiteurs qui se rapprochent du quatrième but de la partie.Et si cette défaite était en partie expliquée par un évènement extra-footballistique? Le match a malheureusement connu une situation peu joyeuse. Leonardo, au téléphone, se rapproche du banc parisien pour donner des informations à Pochettino. Vient alors l'égalisation de Nantes et dans la foulée, Di María, pourtant auteur d'un bon match, est remplacé. Rien de très étonnant, on pourrait croire à un changement tactique de l'entraîneur suite au but encaissé. Ce qui est plus étrange, c'est que l'Argentin accompagne son compatriote jusqu'aux vestiaires et ne retrouvera son banc que quelques minutes plus tard. L'ailier, quant à lui, disparaît complètement de la circulation. On apprend après la rencontre que la maison du numéro 11 parisien a été cambriolée malgré la présence de sa femme et ses filles. Suite à cet évènement peu habituel et dans l'incertitude totale, les joueurs parisiens ont inconsciemment baissé leur niveau, probablement inquiets de ce qu'il se passait hors du terrain. "Nous sommes déçus d'avoir perdu les trois points, mais mes joueurs étaient inquiets pour des raisons dont vous êtes sûrement déjà au courant", a avoué l'entraîneur en conférence de presse.À l'issue de la rencontre, AFP annonce que le père du capitaine brésilien a également subi, presqu'au même moment, un violent cambriolage dans sa maison parisienne. Les deux familles sud-américaines ont d'ailleurs connu des mésaventures différentes. L'épouse et les filles de l'Argentin n'ont pas remarqué la présence des cambrioleurs, qui ont dérobé l'équivalent de 500.000 euros en bijoux selon la presse française. Le père du Brésilien a vécu une soirée plus dramatique puisque les malfrats l'ont aperçu dans son jardin et lui ont donné plusieurs coups avant de le prendre en otage. Ils sont ensuite partis avec 2.000 euros et plusieurs bijoux. En temps normal, les Parisiens se seraient fait incendier après une inadmissible défaite à domicile face à une équipe en crise. Les supporters auraient alors pu évoquer la débauche d'énergie face au Barça, ou un simple accident de parcours pour expliquer ce septième revers en championnat. Mais lorsqu'on remarque les conditions dans lesquelles la bande à Navas s'est inclinée, cet échec est bien plus justifiable. "Il y a des situations hors foot dont il faut tenir compte" résumait parfaitement un entraîneur déçu et attristé. Par Mariano Spitzer (st.)