Tu as gardé un bon souvenir de ta dernière confrontation avec Gand. Tu as marqué sur coup-franc et le Standard a gagné 2-1.

DANTE: C'étaient des adieux rêvés à Sclessin! Une semaine plus tard, je partais au Borussia Mönchengladbach.

Dans ce fameux match contre Gand, tes équipiers s'appelaient Oguchi Onyewu, Mohamed Sarr, Réginal Goreux, Steven Defour, Wilfried Dalmat, Axel Witsel, Milan Jovanovic, Igor De Camargo, Dieumerci Mbokani et Eliaquim Mangala. Es-tu surpris d'être celui qui a réussi la plus belle carrière, parmi tous ceux-là?

DANTE: Si l'on ne regarde que le palmarès, le mien est effectivement le plus fourni. Mais tous les joueurs de cette équipe avaient le potentiel pour évoluer dans de grands championnats. Prenez l'exemple de Dieumerci Mbokani: j'ai connu peu d'attaquants qui étaient meilleurs que lui. Milan Jovanovicn'a pas réussi à Liverpool, mais c'était un footballeur fantastique. Axel Witsel peut encore aller plus haut, Marouane Fellaini se débrouille à Manchester United. Avec cette équipe, nous aurions pu terminer entre la deuxième et la cinquième place en Bundesliga. Nous n'aurions pas été champions, c'est clair, car le Bayern est trop fort.

Ce qui saute aux yeux, dans cette équipe du Standard, c'est le grand nombre de leaders qu'elle comportait.

DANTE: Jova était, sans discussion, le leader de l'équipe. Il ne parlait pas beaucoup, mais lorsque quelque chose ne lui plaisait pas, il le faisait savoir. Dans ce cas-là, il valait mieux s'abriter. Pour lui, une seule chose comptait : l'équipe.

Defour, Jovanovic et Mbokani ne se sont pas réellement imposés à l'étranger. Etais-tu mieux préparé, mentalement?

DANTE: Mentalement, je suis très fort. Sinon, je n'aurais jamais tenu le coup aussi longtemps en Europe. J'avais 19 ans lorsque j'ai signé à Lille. Je n'avais pas de famille ni d'amis, sur qui je pouvais compter. J'étais tout seul. Certaines personnes m'ont même conseillé de rentrer au Brésil, car elles estimaient que je ne réussirais pas. Lorsque j'ai débarqué au Standard, j'ai dû tout recommencer de zéro, mais je me suis battu pour ma place. Je l'ai fait pour moi, pas pour donner tort aux gens qui n'ont pas cru en moi. Je ne veux pas avoir de regrets, le jour où je dresserai le bilan de ma carrière. Je ne veux pas me dire, lorsque je me regarderai dans le miroir: -Si, au moins, tu t'étais entraîné un peu plus....'

Par Alain Eliasy

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Dante Bonfim dans votre Sport/Foot Magazine

Tu as gardé un bon souvenir de ta dernière confrontation avec Gand. Tu as marqué sur coup-franc et le Standard a gagné 2-1.DANTE: C'étaient des adieux rêvés à Sclessin! Une semaine plus tard, je partais au Borussia Mönchengladbach.Dans ce fameux match contre Gand, tes équipiers s'appelaient Oguchi Onyewu, Mohamed Sarr, Réginal Goreux, Steven Defour, Wilfried Dalmat, Axel Witsel, Milan Jovanovic, Igor De Camargo, Dieumerci Mbokani et Eliaquim Mangala. Es-tu surpris d'être celui qui a réussi la plus belle carrière, parmi tous ceux-là?DANTE: Si l'on ne regarde que le palmarès, le mien est effectivement le plus fourni. Mais tous les joueurs de cette équipe avaient le potentiel pour évoluer dans de grands championnats. Prenez l'exemple de Dieumerci Mbokani: j'ai connu peu d'attaquants qui étaient meilleurs que lui. Milan Jovanovicn'a pas réussi à Liverpool, mais c'était un footballeur fantastique. Axel Witsel peut encore aller plus haut, Marouane Fellaini se débrouille à Manchester United. Avec cette équipe, nous aurions pu terminer entre la deuxième et la cinquième place en Bundesliga. Nous n'aurions pas été champions, c'est clair, car le Bayern est trop fort. Ce qui saute aux yeux, dans cette équipe du Standard, c'est le grand nombre de leaders qu'elle comportait.DANTE: Jova était, sans discussion, le leader de l'équipe. Il ne parlait pas beaucoup, mais lorsque quelque chose ne lui plaisait pas, il le faisait savoir. Dans ce cas-là, il valait mieux s'abriter. Pour lui, une seule chose comptait : l'équipe.Defour, Jovanovic et Mbokani ne se sont pas réellement imposés à l'étranger. Etais-tu mieux préparé, mentalement?DANTE: Mentalement, je suis très fort. Sinon, je n'aurais jamais tenu le coup aussi longtemps en Europe. J'avais 19 ans lorsque j'ai signé à Lille. Je n'avais pas de famille ni d'amis, sur qui je pouvais compter. J'étais tout seul. Certaines personnes m'ont même conseillé de rentrer au Brésil, car elles estimaient que je ne réussirais pas. Lorsque j'ai débarqué au Standard, j'ai dû tout recommencer de zéro, mais je me suis battu pour ma place. Je l'ai fait pour moi, pas pour donner tort aux gens qui n'ont pas cru en moi. Je ne veux pas avoir de regrets, le jour où je dresserai le bilan de ma carrière. Je ne veux pas me dire, lorsque je me regarderai dans le miroir: -Si, au moins, tu t'étais entraîné un peu plus....'Par Alain EliasyRetrouvez l'intégralité de l'interview de Dante Bonfim dans votre Sport/Foot Magazine