Sur les images, on voit ton coéquipier Michael de Leeuw se tenir la tête, incrédule, pendant plusieurs secondes.

CYRIL NGONGE: La réaction de mes deux directeurs sportifs, dans la tribune, en valait la peine aussi. Les supporters se sont déchaînés quand j'ai fêté mon but devant eux. J'ai senti l'adrénaline monter d'un coup tout en ayant la chair de poule en les voyant.

T'attendais-tu à ce que ton but prenne de telles proportions?

NGONGE: Je savais qu'il ferait le buzz aux Pays-Bas, mais de là à ce que la FIFA poste ce but? Non. Rafael van der Vaart a même publié un message sous la publication d' ESPN Nederland: "Quel but de classe mondiale, Cyril!" Je suis passé de 11.000 à 13.500 followers sur Instagram. Mais les plus chouettes messages sont ceux de mon groupe familial WhatsApp. Mes grands-parents, octogénaires, ma nièce de dix ans, ils ont tous laissé un message.

Tu as effectué tes premiers dribbles à Anderlecht, où tu es resté jusqu'en 2014. Que retiens-tu de ton passage à Neerpede?

NGONGE: À partir des U11, quand on a commencé à jouer à onze contre onze, il y a eu beaucoup de pression. Il fallait vraiment se battre pour sa place. À cet âge, on se met déjà pas mal la pression soi-même. Chacun veut être le meilleur, marquer de beaux buts alors qu'il faut apprendre à supporter les cris des parents le long de la ligne. Chaque année, mon évaluation était assortie du même commentaire. "Cyril est un garçon qui déborde d'énergie et de talent, mais il doit comprendre qu'il peut en tirer encore plus." Au terme de ma saison en U14, on m'a appris que je ne jouerais pas chaque match l'année suivante. Je n'étais pas considéré comme le principal talent de la génération 2000, dont Remco Evenepoel faisait également partie, mais je suis le seul à avoir éclos au plus haut niveau. On peut me comparer à Albert Sambi Lokonga et Alexis Saelemaekers, qui ont un an de plus. Ils n'émergeaient pas non plus et ont dû trimer pour réussir. L'un d'eux est maintenant à Arsenal, l'autre à Milan et ils sont régulièrement invités en équipe nationale.

Explique-nous pourquoi, Bruxellois et Anderlechtois, tu as décidé de rejoindre le Club Bruges, le rival?

NGONGE: J'avais besoin d'un nouveau challenge, car je ne me sentais plus le bienvenu à Anderlecht. C'est toutefois un des choix les plus difficiles que j'ai eu à faire. J'ai quitté ma famille et mes amis, j'ai dû m'habituer à un autre entourage scolaire, je suis resté en internat en semaine... La langue a été le principal obstacle. À Bruxelles, j'étais en secondaires et du jour au lendemain, j'ai dû suivre des cours de math et de biologie en néerlandais. Je ne comprenais rien et je perturbais les cours. J'ai joué les durs à cuire. Mon comportement n'était pas correct, ni à l'école ni au Club Bruges. Pendant deux ans, je n'ai pas été moi-même parce que je ne pouvais m'adresser à personne pour parler de mes problèmes. Je me suis donc endurci et j'ai tout gardé pour moi.

Sur les images, on voit ton coéquipier Michael de Leeuw se tenir la tête, incrédule, pendant plusieurs secondes.CYRIL NGONGE: La réaction de mes deux directeurs sportifs, dans la tribune, en valait la peine aussi. Les supporters se sont déchaînés quand j'ai fêté mon but devant eux. J'ai senti l'adrénaline monter d'un coup tout en ayant la chair de poule en les voyant.T'attendais-tu à ce que ton but prenne de telles proportions?NGONGE: Je savais qu'il ferait le buzz aux Pays-Bas, mais de là à ce que la FIFA poste ce but? Non. Rafael van der Vaart a même publié un message sous la publication d' ESPN Nederland: "Quel but de classe mondiale, Cyril!" Je suis passé de 11.000 à 13.500 followers sur Instagram. Mais les plus chouettes messages sont ceux de mon groupe familial WhatsApp. Mes grands-parents, octogénaires, ma nièce de dix ans, ils ont tous laissé un message.Tu as effectué tes premiers dribbles à Anderlecht, où tu es resté jusqu'en 2014. Que retiens-tu de ton passage à Neerpede?NGONGE: À partir des U11, quand on a commencé à jouer à onze contre onze, il y a eu beaucoup de pression. Il fallait vraiment se battre pour sa place. À cet âge, on se met déjà pas mal la pression soi-même. Chacun veut être le meilleur, marquer de beaux buts alors qu'il faut apprendre à supporter les cris des parents le long de la ligne. Chaque année, mon évaluation était assortie du même commentaire. "Cyril est un garçon qui déborde d'énergie et de talent, mais il doit comprendre qu'il peut en tirer encore plus." Au terme de ma saison en U14, on m'a appris que je ne jouerais pas chaque match l'année suivante. Je n'étais pas considéré comme le principal talent de la génération 2000, dont Remco Evenepoel faisait également partie, mais je suis le seul à avoir éclos au plus haut niveau. On peut me comparer à Albert Sambi Lokonga et Alexis Saelemaekers, qui ont un an de plus. Ils n'émergeaient pas non plus et ont dû trimer pour réussir. L'un d'eux est maintenant à Arsenal, l'autre à Milan et ils sont régulièrement invités en équipe nationale.Explique-nous pourquoi, Bruxellois et Anderlechtois, tu as décidé de rejoindre le Club Bruges, le rival?NGONGE: J'avais besoin d'un nouveau challenge, car je ne me sentais plus le bienvenu à Anderlecht. C'est toutefois un des choix les plus difficiles que j'ai eu à faire. J'ai quitté ma famille et mes amis, j'ai dû m'habituer à un autre entourage scolaire, je suis resté en internat en semaine... La langue a été le principal obstacle. À Bruxelles, j'étais en secondaires et du jour au lendemain, j'ai dû suivre des cours de math et de biologie en néerlandais. Je ne comprenais rien et je perturbais les cours. J'ai joué les durs à cuire. Mon comportement n'était pas correct, ni à l'école ni au Club Bruges. Pendant deux ans, je n'ai pas été moi-même parce que je ne pouvais m'adresser à personne pour parler de mes problèmes. Je me suis donc endurci et j'ai tout gardé pour moi.