Arjen Robben et Manuel Neuer avaient beau ne pas être d'accord, les statistiques démontrent que le choix de Cristiano Ronaldo comme Joueur Européen de l'Année n'est pas erroné. Le Portugais, auteur de 32 buts en championnat d'Espagne, est le meilleur buteur européen. Il a également battu le record de buts inscrits au cours d'une même Ligue des Champions (17) et a soulevé ce trophée, ainsi qu'une Coupe d'Espagne. Il a raté sa Coupe du monde mais il y a des raisons à cela, notamment une blessure au genou. D'un point de vue individuel, Ronaldo n'avait sans doute jamais connu un tel succès. C'est pourquoi, à l'est et au sud de l'Europe, on estime qu'il mérite ce titre.

La saison dernière fut excellente mais, sur la fin, vous avez été handicapé par une blessure au genou. Avez-vous forcé de façon à pouvoir disputer la finale de la Ligue des Champions à Lisbonne et à participer à la Coupe du monde ?

Oui, clairement ! Si j'avais pris une pause, je me sentirais mieux aujourd'hui. Tout m'avait réussi, prendre la décision d'arrêter n'était pas évident, je ne voulais absolument pas manquer les deux plus grands rendez-vous de l'année. J'ai mordu sur ma chique mais je n'étais pas au mieux, c'est sûr. J'ai forcé les choses. Pour mon club, ça s'est bien terminé puisque nous avons remporté la Ligue des Champions et j'ai marqué en finale. Tout Madrid attendait la Decima, le jeu en valait la chandelle. Avec l'équipe nationale, ça a été plus compliqué. Nous ne sommes pas sortis des poules et l'équipe ne tournait pas bien. On ne peut pas tout le temps être au sommet de sa forme et arranger les choses d'un claquement de doigts.

On n'obtient rien sans faire des sacrifices

Qu'est-ce qui vous a fait le plus souffrir après la Coupe du monde: votre genou ou votre tête après avoir lu et entendu tout ce qu'on disait au sujet de votre blessure ?

La tête, sans aucun doute.

A un certain moment, les médecins vous ont demandé d'arrêter et d'accorder du repos à votre genou. N'avez-vous jamais eu l'impression qu'en continuant, vous mettiez votre articulation en danger et que vous hypothéquiez la suite de votre carrière ?

Bien sûr mais dans la vie, on n'obtient rien sans faire des sacrifices. Il faut parfois prendre des risques. En d'autres circonstances, je me serais sans doute comporté différemment mais ici, il s'agissait des plus grandes compétitions : la Ligue des Champions et la Coupe du monde... C'est cela qui a compliqué les choses. Aujourd'hui, je me dis que le jeu en a valu la chandelle. Après la Coupe du monde, j'ai pris un mois de repos, j'ai juste fait des soins et de la rééducation. Je pousse parfois mon corps à l'extrême mais tout athlète qui pratique du sport au plus haut niveau en fait autant. Aujourd'hui, je me sens mieux, tout s'est bien passé. Pendant la préparation, j'ai eu des hauts et des bas mais c'est normal. Nous étions en tournée, je devais faire face à la fatigue, au décalage horaire... Impossible de bien travailler dans ces conditions. La semaine dernière, j'ai pu courir mais j'ai encore besoin de quelques jours pour atteindre mon meilleur niveau.

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Cristiano Ronaldo dans Sport/Foot Magazine.

Miguel Serrano (Marca)

Arjen Robben et Manuel Neuer avaient beau ne pas être d'accord, les statistiques démontrent que le choix de Cristiano Ronaldo comme Joueur Européen de l'Année n'est pas erroné. Le Portugais, auteur de 32 buts en championnat d'Espagne, est le meilleur buteur européen. Il a également battu le record de buts inscrits au cours d'une même Ligue des Champions (17) et a soulevé ce trophée, ainsi qu'une Coupe d'Espagne. Il a raté sa Coupe du monde mais il y a des raisons à cela, notamment une blessure au genou. D'un point de vue individuel, Ronaldo n'avait sans doute jamais connu un tel succès. C'est pourquoi, à l'est et au sud de l'Europe, on estime qu'il mérite ce titre.La saison dernière fut excellente mais, sur la fin, vous avez été handicapé par une blessure au genou. Avez-vous forcé de façon à pouvoir disputer la finale de la Ligue des Champions à Lisbonne et à participer à la Coupe du monde ?Oui, clairement ! Si j'avais pris une pause, je me sentirais mieux aujourd'hui. Tout m'avait réussi, prendre la décision d'arrêter n'était pas évident, je ne voulais absolument pas manquer les deux plus grands rendez-vous de l'année. J'ai mordu sur ma chique mais je n'étais pas au mieux, c'est sûr. J'ai forcé les choses. Pour mon club, ça s'est bien terminé puisque nous avons remporté la Ligue des Champions et j'ai marqué en finale. Tout Madrid attendait la Decima, le jeu en valait la chandelle. Avec l'équipe nationale, ça a été plus compliqué. Nous ne sommes pas sortis des poules et l'équipe ne tournait pas bien. On ne peut pas tout le temps être au sommet de sa forme et arranger les choses d'un claquement de doigts.Qu'est-ce qui vous a fait le plus souffrir après la Coupe du monde: votre genou ou votre tête après avoir lu et entendu tout ce qu'on disait au sujet de votre blessure ?La tête, sans aucun doute.A un certain moment, les médecins vous ont demandé d'arrêter et d'accorder du repos à votre genou. N'avez-vous jamais eu l'impression qu'en continuant, vous mettiez votre articulation en danger et que vous hypothéquiez la suite de votre carrière ?Bien sûr mais dans la vie, on n'obtient rien sans faire des sacrifices. Il faut parfois prendre des risques. En d'autres circonstances, je me serais sans doute comporté différemment mais ici, il s'agissait des plus grandes compétitions : la Ligue des Champions et la Coupe du monde... C'est cela qui a compliqué les choses. Aujourd'hui, je me dis que le jeu en a valu la chandelle. Après la Coupe du monde, j'ai pris un mois de repos, j'ai juste fait des soins et de la rééducation. Je pousse parfois mon corps à l'extrême mais tout athlète qui pratique du sport au plus haut niveau en fait autant. Aujourd'hui, je me sens mieux, tout s'est bien passé. Pendant la préparation, j'ai eu des hauts et des bas mais c'est normal. Nous étions en tournée, je devais faire face à la fatigue, au décalage horaire... Impossible de bien travailler dans ces conditions. La semaine dernière, j'ai pu courir mais j'ai encore besoin de quelques jours pour atteindre mon meilleur niveau.Retrouvez l'intégralité de l'interview de Cristiano Ronaldo dans Sport/Foot Magazine.Miguel Serrano (Marca)