"J'ai par contre très bien entendu qu'ils (les supporters anglais, ndlr), ont sifflé notre hymne national. Et j'ai aussi bien vu que l'arbitre arrêtait le match. Maintenant si cela devait quand même être vrai, et prouvé, j'en serais désolé. On ne peut pas tout contrôler. Je ne crois pas que le match a été arrêté à cause de chants racistes, mais plutôt à cause d'une bannière qui ne plaisait pas à l'UEFA. Le droit bulgare ne permettait pourtant pas de l'interdire. On ne veut en tout cas pas de racisme dans notre pays. Je sais qu'il y a parfois des incidents de ce genre en Angleterre, mais pas chez nous...", a conclu de très mauvaise foi Krasimir Balakov, un des héros de l'épopée du mondial'1994 (4e).

La Fédération anglaise de Football (FA) a d'ailleurs annoncé qu'elle allait demander à l'UEFA d'enquêter sur les cris racistes dont ont été victimes certains de ses joueurs (Tyrone Mings, Marcus Rashford et Raheem Sterling, ndlr) lors de ce match à Sofia.

Celui-ci a été brièvement interrompu à deux reprises par l'arbitre croate Ivan Bebek lors de la première période, même s'il a décidé de ne pas faire rentrer les deux équipes dans les vestiaires.

"Des joueurs anglais ont été la cible de chants racistes abominables. C'est inacceptable à quelque niveau de compétition que ce soit", a écrit la FA dans son communiqué.

"Nous allons demander à l'UEFA une enquête urgente" sur ces faits, poursuit la Fédération qui souligne être "tristement consciente que ce n'est pas la première fois que [ses] joueurs sont visés par ce type d'insultes".

Des joueurs anglais avaient en effet déjà été la cible de cris de singes lors du match au Monténégro.

Le Stade Vassil-Levski où se disputa la rencontre de lundi était sous le coup d'une sanction de l'UEFA puisqu'une tribune de 5000 places était fermée à la suite d'incidents racistes lors du match contre le Kosovo en juin.