Dans ce dossier, le premier des multiples scandales du football mondial à aboutir à un jugement en Suisse, les deux hommes étaient accusés d'avoir conclu un pacte dans le dos de la FIFA, relevant de la "gestion déloyale" et passible de cinq ans de prison.

Le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone a rendu son jugement contre les deux prévenus, entendus pendant dix jours en septembre, ainsi que contre un homme d'affaires grec qui n'avait pas comparu pour raisons de santé, Dinos Deris. Ce dernier a été acquitté vendredi du chef de "corruption privée".

Pour le parquet, M. Valcke avait monnayé son soutien à beIN en échange de "l'usage exclusif" d'une luxueuse villa sur la Côte d'Émeraude sarde, achetée pour lui 5 millions d'euros fin 2013 par une société brièvement détenue par Nasser Al-Khelaïfi.

L'ancien secrétaire général de la FIFA a admis avoir sollicité l'aide du dirigeant qatari pour financer la "Villa Bianca", quelques mois avant la signature en avril 2014 d'un contrat entre beIN et l'instance du football portant sur les droits en Afrique du Nord et au Moyen-Orient des Mondiaux 2026 et 2030.

Mais pour les prévenus, totalement blanchis dans ce volet, ces deux épisodes n'ont "rien à voir": ils ont l'un comme l'autre évoqué un arrangement "privé", assurant que verser des pots-de-vin n'aurait eu aucun sens puisque beIN, seul en lice, a payé un montant très élevé dont la FIFA ne s'est jamais plainte.

Devenue un géant mondial des droits sportifs, la chaîne qatarie a en effet déboursé 480 millions de dollars pour deux Coupes du Monde, soit 60% de plus que pour les Mondiaux 2018 et 2022, un contrat qualifié par M. Valcke de "stupéfiant", "fantastique", "sublime pour la FIFA".

Dans un deuxième dossier joint à la même audience, Jérôme Valcke a été condamné à 120 jours-amende avec sursis pour "faux dans les titres", mais acquitté du chef de "corruption privée", après avoir touché 1,25 million d'euros de la part de Dinos Deris.

Le parquet avait requis 28 mois d'emprisonnement contre M. Al-Khelaïfi, 3 ans contre M. Valcke et 30 mois contre M. Deris, avec sursis partiel dans les trois cas.

Il s'agissait du réquisitoire le plus sévère jamais prononcé sur le sol européen dans les multiples affaires qui minent la FIFA, alors que les États-Unis ont déjà envoyé deux anciens dirigeants latino-américains derrière les barreaux.

Dans ce dossier, le premier des multiples scandales du football mondial à aboutir à un jugement en Suisse, les deux hommes étaient accusés d'avoir conclu un pacte dans le dos de la FIFA, relevant de la "gestion déloyale" et passible de cinq ans de prison. Le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone a rendu son jugement contre les deux prévenus, entendus pendant dix jours en septembre, ainsi que contre un homme d'affaires grec qui n'avait pas comparu pour raisons de santé, Dinos Deris. Ce dernier a été acquitté vendredi du chef de "corruption privée". Pour le parquet, M. Valcke avait monnayé son soutien à beIN en échange de "l'usage exclusif" d'une luxueuse villa sur la Côte d'Émeraude sarde, achetée pour lui 5 millions d'euros fin 2013 par une société brièvement détenue par Nasser Al-Khelaïfi. L'ancien secrétaire général de la FIFA a admis avoir sollicité l'aide du dirigeant qatari pour financer la "Villa Bianca", quelques mois avant la signature en avril 2014 d'un contrat entre beIN et l'instance du football portant sur les droits en Afrique du Nord et au Moyen-Orient des Mondiaux 2026 et 2030. Mais pour les prévenus, totalement blanchis dans ce volet, ces deux épisodes n'ont "rien à voir": ils ont l'un comme l'autre évoqué un arrangement "privé", assurant que verser des pots-de-vin n'aurait eu aucun sens puisque beIN, seul en lice, a payé un montant très élevé dont la FIFA ne s'est jamais plainte. Devenue un géant mondial des droits sportifs, la chaîne qatarie a en effet déboursé 480 millions de dollars pour deux Coupes du Monde, soit 60% de plus que pour les Mondiaux 2018 et 2022, un contrat qualifié par M. Valcke de "stupéfiant", "fantastique", "sublime pour la FIFA". Dans un deuxième dossier joint à la même audience, Jérôme Valcke a été condamné à 120 jours-amende avec sursis pour "faux dans les titres", mais acquitté du chef de "corruption privée", après avoir touché 1,25 million d'euros de la part de Dinos Deris. Le parquet avait requis 28 mois d'emprisonnement contre M. Al-Khelaïfi, 3 ans contre M. Valcke et 30 mois contre M. Deris, avec sursis partiel dans les trois cas. Il s'agissait du réquisitoire le plus sévère jamais prononcé sur le sol européen dans les multiples affaires qui minent la FIFA, alors que les États-Unis ont déjà envoyé deux anciens dirigeants latino-américains derrière les barreaux.