"Chacun de ces 16 nouveaux suspects est inculpé de racket organisé et d'autres infractions liées aux abus commis dans l'exercice de ses fonctions, sur une longue période", a déclaré Mme Lynch lors d'une conférence de presse à Washington. "Le niveau de trahison de la confiance dans cette affaire est véritablement révoltant et l'ampleur de la corruption présumée est inconcevable", a commenté la ministre, en référence aux enseignements de cette enquête qui avait déclenché une première série de sept inculpations il y a six mois.

Huit suspects ont reconnu leur implication dans le système de corruption à la FIFA visé par cette enquête aux Etats-Unis, a par ailleurs indiqué Mme Lynch. "Huit suspects supplémentaires ont accepté de plaider coupable pour leur implication dans le système de corruption que nous avons mis au jour", a déclaré la ministre. Elle a précisé que cinq d'entre eux ne figuraient pas dans la première série d'inculpations lancées par les autorités américaines. Elle a adressé un "message clair" en forme de mise en garde : "A chacun des individus coupables qui restez dans l'ombre, en espérant être épargné par cette enquête en cours, sachez que vous ne passerez pas au travers et que vous n'échapperez pas à notre ligne de mire".

Les deux vice-présidents de l'instance suprême du football mondial arrêtés

Parmi les 16 nouveaux inculpés figurent les deux vice-présidents de l'instance suprême du football mondial arrêtés jeudi à l'aube à Zurich: le Paraguayen Juan Angel Napout et le Hondurien Alfredo Hawit Banegas. Napout préside la Confédération sud-américaine (Conmebol) et Hawit est le chef par intérim de la Confédération d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes (Concacaf), toutes deux au centre des soupçons depuis que les scandales de corruption à grande échelle ont éclaté fin mai.

Selon la justice suisse, tous deux s'opposent à leur extradition vers les Etats-Unis. Outre ces deux hauts responsables de la FIFA, la liste des 16 nouveaux inculpés montre que la procédure frappe de plein fouet le foot brésilien. L'un des mis en cause, Marco Polo Del Nero, est l'actuel président de la Fédération brésilienne (CBF). Il avait démissionné fin novembre de son poste au Comité exécutif de la FIFA, sans avancer de raison. La justice interne de la FIFA avait ouvert le 23 novembre une enquête le concernant. Ricardo Teixeira, président de la CBF pendant 23 ans jusqu'à sa démission en 2012, fait l'objet d'une procédure interne à la FIFA depuis octobre dernier avec six autres personnalités. Il est par ailleurs dans le viseur de la justice brésilienne, soupçonné de blanchiment d'argent et de fraude entre 2009 et 2012. Il avait déjà été épinglé par la justice suisse dans un autre scandale pour avoir perçu des dessous-de-table, mais l'affaire avait été classée sans suite.

Un autre ex-patron de la Fédération brésilienne, Jose Maria Marin (successeur de Teixeira et prédécesseur de Del Nero), faisait partie des hauts responsables de la FIFA interpellés le 27 mai à Zurich. Il a été extradé vers les Etats-Unis le 3 novembre et placé en détention.

"Chacun de ces 16 nouveaux suspects est inculpé de racket organisé et d'autres infractions liées aux abus commis dans l'exercice de ses fonctions, sur une longue période", a déclaré Mme Lynch lors d'une conférence de presse à Washington. "Le niveau de trahison de la confiance dans cette affaire est véritablement révoltant et l'ampleur de la corruption présumée est inconcevable", a commenté la ministre, en référence aux enseignements de cette enquête qui avait déclenché une première série de sept inculpations il y a six mois. Huit suspects ont reconnu leur implication dans le système de corruption à la FIFA visé par cette enquête aux Etats-Unis, a par ailleurs indiqué Mme Lynch. "Huit suspects supplémentaires ont accepté de plaider coupable pour leur implication dans le système de corruption que nous avons mis au jour", a déclaré la ministre. Elle a précisé que cinq d'entre eux ne figuraient pas dans la première série d'inculpations lancées par les autorités américaines. Elle a adressé un "message clair" en forme de mise en garde : "A chacun des individus coupables qui restez dans l'ombre, en espérant être épargné par cette enquête en cours, sachez que vous ne passerez pas au travers et que vous n'échapperez pas à notre ligne de mire". Parmi les 16 nouveaux inculpés figurent les deux vice-présidents de l'instance suprême du football mondial arrêtés jeudi à l'aube à Zurich: le Paraguayen Juan Angel Napout et le Hondurien Alfredo Hawit Banegas. Napout préside la Confédération sud-américaine (Conmebol) et Hawit est le chef par intérim de la Confédération d'Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes (Concacaf), toutes deux au centre des soupçons depuis que les scandales de corruption à grande échelle ont éclaté fin mai. Selon la justice suisse, tous deux s'opposent à leur extradition vers les Etats-Unis. Outre ces deux hauts responsables de la FIFA, la liste des 16 nouveaux inculpés montre que la procédure frappe de plein fouet le foot brésilien. L'un des mis en cause, Marco Polo Del Nero, est l'actuel président de la Fédération brésilienne (CBF). Il avait démissionné fin novembre de son poste au Comité exécutif de la FIFA, sans avancer de raison. La justice interne de la FIFA avait ouvert le 23 novembre une enquête le concernant. Ricardo Teixeira, président de la CBF pendant 23 ans jusqu'à sa démission en 2012, fait l'objet d'une procédure interne à la FIFA depuis octobre dernier avec six autres personnalités. Il est par ailleurs dans le viseur de la justice brésilienne, soupçonné de blanchiment d'argent et de fraude entre 2009 et 2012. Il avait déjà été épinglé par la justice suisse dans un autre scandale pour avoir perçu des dessous-de-table, mais l'affaire avait été classée sans suite. Un autre ex-patron de la Fédération brésilienne, Jose Maria Marin (successeur de Teixeira et prédécesseur de Del Nero), faisait partie des hauts responsables de la FIFA interpellés le 27 mai à Zurich. Il a été extradé vers les Etats-Unis le 3 novembre et placé en détention.