Objectif 30 juin

La Ligue 1 a fait relâche depuis le 8 mars face à la propagation du nouveau coronavirus, mais elle garde un cap: terminer l'exercice en cours au 30 juin est "la priorité des priorités", c'est même "vital", a affirmé mardi la présidente de la Ligue (LFP) Nathalie Boy de la Tour.

Le Championnat de France sort gagnant de l'annonce de l'UEFA de décaler à 2021 son Euro, qui devait démarrer le 12 juin. Il pourra se poursuivre après le 23 mai, sa date initiale de clôture, pour rattraper les semaines perdues et éviter des millions d'euros de pertes en cas d'arrêt définitif.

"S'il faut terminer au-delà du 30 juin, on s'adaptera, avec les clubs et les joueurs. On jouera autant que faire se peut", a souligné le directeur général exécutif de la LFP Didier Quillot.

Mais du point de vue du droit, le Championnat devra lever quelques barrières s'il veut s'étaler en juillet. "Il sera difficile de dépasser le 30 juin pour des problèmes juridiques liés notamment à la clôture des comptes financiers des clubs. Mais aussi contractuels, par rapport aux contrats des joueurs qui se terminent à cette date-là", a expliqué à l'AFP Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique lyonnais.

Se pose aussi la question des qualifications pour la Ligue des champions et la Ligue Europa: Strasbourg a débuté au 2e tour préliminaire de la C3 le 25 juillet l'été dernier. L'UEFA a indiqué mardi qu'elle allait réfléchir à de "possibles adaptations" du format des qualifications pour la saison 2020-2021.

Reprendre, mais quand ?

Plus que la date de fin, c'est celle de reprise qui est la plus incertaine actuellement. Aujourd'hui, les clubs ne s'entraînent plus face au risque sanitaire. La mise en oeuvre mardi d'un confinement général à l'échelle du pays pour au moins quinze jours a éloigné la perspective d'un retour rapide sur les terrains.

"Les médecins disent que s'il y a quinze jours d'arrêt, il en faut autant de préparation. Mais que faudra-t-il s'il y a trois semaines d'arrêt? C'est inquiétant", s'est interrogé Philippe Piat, patron du syndicat des joueurs (UNFP).

"Si cela dure un mois, cela sera compliqué. On sera jusqu'au bout assujetti au virus", a prolongé Pierre Repellini, trésorier du syndicat des entraîneurs (Unecatef).

Dans le meilleur des cas, si les équipes retrouvent le terrain début avril, les Championnats pourraient redémarrer autour du 15 avril, a estimé Boy de la Tour. Mais si la reprise de l'entraînement est retardée à la mi-avril, en comptant le temps de remise à niveau physique, alors les supporters devront attendre jusqu'à la mi-mai.

Terminer le 30 juin "suppose de reprendre assez tôt, y compris la préparation", souligne Jean-Michel Aulas. "Il faudra trouver un mois ou trois semaines pour reprendre compte tenu de l'arrêt."

Un sprint final à flux tendu

Et là, débute un autre casse-tête: celui de caser 23 dates en un temps très limité, dont 17 pour les compétitions françaises. Il reste 10 journées de Ligue 1, un match en retard, les finales de Coupes, les barrages montée/descente... Plus encore six dates pour la Ligue des champions que disputent Lyon et le Paris SG, le tout avec une fenêtre internationale prévue début juin.

Didier Quillot a déjà prévenu qu'on "pourra sortir du cadre qui dit que les Ligues jouent le week-end et l'UEFA la semaine. Il a été convenu que chacun pourrait jouer quand il voudrait pour terminer ses compétitions". Des matches tous les jours, comme la NBA en propose aux Etats-Unis? Les fans sevrés de spectacle peuvent s'en réjouir, mais cela ne va pas sans risque pour ses acteurs.

Des doutes subsistent sur la forme des joueurs, qui devront encaisser un rythme très élevé avec une préparation tronquée. Mais aussi sur leurs vacances cet été, le marché des transferts, ou la date de reprise de la saison prochaine.

"Le plus simple en effet serait de mettre tout le monde en vacances (aujourd'hui) pour que les joueurs ne les redemandent pas fin juin ou en juillet. Mais l'obstacle, c'est qu'à tout moment, on peut être obligés de leur demander de se mettre en préparation physique", a estimé Piat. L'attente demeure, pour tous.

Objectif 30 juinLa Ligue 1 a fait relâche depuis le 8 mars face à la propagation du nouveau coronavirus, mais elle garde un cap: terminer l'exercice en cours au 30 juin est "la priorité des priorités", c'est même "vital", a affirmé mardi la présidente de la Ligue (LFP) Nathalie Boy de la Tour. Le Championnat de France sort gagnant de l'annonce de l'UEFA de décaler à 2021 son Euro, qui devait démarrer le 12 juin. Il pourra se poursuivre après le 23 mai, sa date initiale de clôture, pour rattraper les semaines perdues et éviter des millions d'euros de pertes en cas d'arrêt définitif."S'il faut terminer au-delà du 30 juin, on s'adaptera, avec les clubs et les joueurs. On jouera autant que faire se peut", a souligné le directeur général exécutif de la LFP Didier Quillot.Mais du point de vue du droit, le Championnat devra lever quelques barrières s'il veut s'étaler en juillet. "Il sera difficile de dépasser le 30 juin pour des problèmes juridiques liés notamment à la clôture des comptes financiers des clubs. Mais aussi contractuels, par rapport aux contrats des joueurs qui se terminent à cette date-là", a expliqué à l'AFP Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique lyonnais.Se pose aussi la question des qualifications pour la Ligue des champions et la Ligue Europa: Strasbourg a débuté au 2e tour préliminaire de la C3 le 25 juillet l'été dernier. L'UEFA a indiqué mardi qu'elle allait réfléchir à de "possibles adaptations" du format des qualifications pour la saison 2020-2021.Reprendre, mais quand ?Plus que la date de fin, c'est celle de reprise qui est la plus incertaine actuellement. Aujourd'hui, les clubs ne s'entraînent plus face au risque sanitaire. La mise en oeuvre mardi d'un confinement général à l'échelle du pays pour au moins quinze jours a éloigné la perspective d'un retour rapide sur les terrains."Les médecins disent que s'il y a quinze jours d'arrêt, il en faut autant de préparation. Mais que faudra-t-il s'il y a trois semaines d'arrêt? C'est inquiétant", s'est interrogé Philippe Piat, patron du syndicat des joueurs (UNFP)."Si cela dure un mois, cela sera compliqué. On sera jusqu'au bout assujetti au virus", a prolongé Pierre Repellini, trésorier du syndicat des entraîneurs (Unecatef).Dans le meilleur des cas, si les équipes retrouvent le terrain début avril, les Championnats pourraient redémarrer autour du 15 avril, a estimé Boy de la Tour. Mais si la reprise de l'entraînement est retardée à la mi-avril, en comptant le temps de remise à niveau physique, alors les supporters devront attendre jusqu'à la mi-mai.Terminer le 30 juin "suppose de reprendre assez tôt, y compris la préparation", souligne Jean-Michel Aulas. "Il faudra trouver un mois ou trois semaines pour reprendre compte tenu de l'arrêt."Un sprint final à flux tenduEt là, débute un autre casse-tête: celui de caser 23 dates en un temps très limité, dont 17 pour les compétitions françaises. Il reste 10 journées de Ligue 1, un match en retard, les finales de Coupes, les barrages montée/descente... Plus encore six dates pour la Ligue des champions que disputent Lyon et le Paris SG, le tout avec une fenêtre internationale prévue début juin.Didier Quillot a déjà prévenu qu'on "pourra sortir du cadre qui dit que les Ligues jouent le week-end et l'UEFA la semaine. Il a été convenu que chacun pourrait jouer quand il voudrait pour terminer ses compétitions". Des matches tous les jours, comme la NBA en propose aux Etats-Unis? Les fans sevrés de spectacle peuvent s'en réjouir, mais cela ne va pas sans risque pour ses acteurs. Des doutes subsistent sur la forme des joueurs, qui devront encaisser un rythme très élevé avec une préparation tronquée. Mais aussi sur leurs vacances cet été, le marché des transferts, ou la date de reprise de la saison prochaine."Le plus simple en effet serait de mettre tout le monde en vacances (aujourd'hui) pour que les joueurs ne les redemandent pas fin juin ou en juillet. Mais l'obstacle, c'est qu'à tout moment, on peut être obligés de leur demander de se mettre en préparation physique", a estimé Piat. L'attente demeure, pour tous.