Faute de pouvoir entrer dans le stade, les supporters s'étaient donné rendez-vous aux abords du Parc pour soutenir leur équipe dans ce choc décisif contre Dortmund.

20H00: le bus des joueurs parisiens fend la foule bruyante de plusieurs centaines de supporters, partis en cortège depuis la porte d'Auteuil derrière une banderole "Hasta la muerte" (jusqu'à la mort).

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Fumigènes, chants, pétards, immenses drapeaux aux couleurs rouge et bleu du club et même un feu d'artifice: l'atmosphère des grandes soirées européennes est là, sous surveillance policière.

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Sauf que cette fois, la chaleur n'a pas pu électriser les travées du Parc des Princes, mais seulement les abords de la tribune Auteuil, cocon du Collectif Ultras Paris (CUP), qui réunit les différents groupes de supporters.

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La préfecture de police de Paris a décidé que la rencontre contre les Allemands de Dortmund, en 8e de finale retour de Ligue des champions, se jouerait à huis clos, en vertu des restrictions liées au coronavirus.

Depuis lundi, le gouvernement français a interdit tous les rassemblements de plus de 1.000 personnes, sauf ceux "considérés comme utile à la vie de la nation".

Pour suivre le match, les supporters s'en sont remis à leur smartphone, aucun écran géant n'ayant été installé. "Sur les sites de streaming, pas sur RMC Sport", persifle Nico, agacé que le détenteur des droits ait refusé de diffuser la rencontre en clair.

REPLAY - Huis clos : Les supporters du PSG autour du Parc des Princes. Rémy Buisine en direct.

Geplaatst door Brut op Woensdag 11 maart 2020

"C'est chiant mais on comprend. Pour l'intérêt de tous, c'est bien", estime Raouf, 37 ans, un abonné historique. "On joue le match le plus important de notre saison, c'est nul, ceux qui ont décidé ça sont bêtes", ronchonne à ses côtés son fils Noam, 9 ans.

Plusieurs dizaines de supporters ont enfilé une combinaison blanche intégrale, qui les recouvre de la tête au pied. "C'est pour se protéger du coronavirus", ironise l'un d'eux.

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Les larmes de Neymar

Parmi les ultras, le sentiment "d'injustice" prédominait avant le match. "Ce n'est pas normal. Il y a des millions de personnes dans le métro chaque jour. Il faut faire comme en Italie, soit on arrête tout, soit on nous laisse entrer", grogne Michel, habitué du Parc depuis les années 80.

"C'est une obligation, d'autres pays ont pris la même décision. Tant pis, on va les pousser même à distance", philosophe Seck, 32 ans, venu du Sénégal à Paris pour quelques jours.

D'autres remarquent que l'Allemagne a laissé se jouer mardi la rencontre entre Leipzig et les Anglais de Tottenham. "Pourtant, ils ont plus de 1.000 cas positifs au coronavirus, comme nous", peste François.

Après la "remontada" cuisante contre Barcelone en 2017 et le "comeback" de Manchester United l'an passé, au même stade des 8e, le huis clos sonnait comme un nouveau coup du sort, mais la malédiction a finalement été rompue!

Après trois échecs consécutifs, la victoire 2-0 envoie enfin les Parisiens en quarts de finale. De quoi faire craquer Neymar, en pleurs dans les coursives du Parc.

"On a entendu, on les a vus avant le match, c'est du jamais-vu!", s'est enflammé le défenseur Marquinhos à la fin du match.

"Nous avons les meilleurs supporters du monde", a savouré le président du club Nasser Al-Khelaïfi.

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Faute de pouvoir entrer dans le stade, les supporters s'étaient donné rendez-vous aux abords du Parc pour soutenir leur équipe dans ce choc décisif contre Dortmund.20H00: le bus des joueurs parisiens fend la foule bruyante de plusieurs centaines de supporters, partis en cortège depuis la porte d'Auteuil derrière une banderole "Hasta la muerte" (jusqu'à la mort).Fumigènes, chants, pétards, immenses drapeaux aux couleurs rouge et bleu du club et même un feu d'artifice: l'atmosphère des grandes soirées européennes est là, sous surveillance policière. Sauf que cette fois, la chaleur n'a pas pu électriser les travées du Parc des Princes, mais seulement les abords de la tribune Auteuil, cocon du Collectif Ultras Paris (CUP), qui réunit les différents groupes de supporters.La préfecture de police de Paris a décidé que la rencontre contre les Allemands de Dortmund, en 8e de finale retour de Ligue des champions, se jouerait à huis clos, en vertu des restrictions liées au coronavirus.Depuis lundi, le gouvernement français a interdit tous les rassemblements de plus de 1.000 personnes, sauf ceux "considérés comme utile à la vie de la nation".Pour suivre le match, les supporters s'en sont remis à leur smartphone, aucun écran géant n'ayant été installé. "Sur les sites de streaming, pas sur RMC Sport", persifle Nico, agacé que le détenteur des droits ait refusé de diffuser la rencontre en clair."C'est chiant mais on comprend. Pour l'intérêt de tous, c'est bien", estime Raouf, 37 ans, un abonné historique. "On joue le match le plus important de notre saison, c'est nul, ceux qui ont décidé ça sont bêtes", ronchonne à ses côtés son fils Noam, 9 ans.Plusieurs dizaines de supporters ont enfilé une combinaison blanche intégrale, qui les recouvre de la tête au pied. "C'est pour se protéger du coronavirus", ironise l'un d'eux.Les larmes de NeymarParmi les ultras, le sentiment "d'injustice" prédominait avant le match. "Ce n'est pas normal. Il y a des millions de personnes dans le métro chaque jour. Il faut faire comme en Italie, soit on arrête tout, soit on nous laisse entrer", grogne Michel, habitué du Parc depuis les années 80."C'est une obligation, d'autres pays ont pris la même décision. Tant pis, on va les pousser même à distance", philosophe Seck, 32 ans, venu du Sénégal à Paris pour quelques jours.D'autres remarquent que l'Allemagne a laissé se jouer mardi la rencontre entre Leipzig et les Anglais de Tottenham. "Pourtant, ils ont plus de 1.000 cas positifs au coronavirus, comme nous", peste François.Après la "remontada" cuisante contre Barcelone en 2017 et le "comeback" de Manchester United l'an passé, au même stade des 8e, le huis clos sonnait comme un nouveau coup du sort, mais la malédiction a finalement été rompue!Après trois échecs consécutifs, la victoire 2-0 envoie enfin les Parisiens en quarts de finale. De quoi faire craquer Neymar, en pleurs dans les coursives du Parc. "On a entendu, on les a vus avant le match, c'est du jamais-vu!", s'est enflammé le défenseur Marquinhos à la fin du match. "Nous avons les meilleurs supporters du monde", a savouré le président du club Nasser Al-Khelaïfi.