La seconde carrière de Xavi commence le 28 mai 2019, quand le joueur raccroche les crampons et abandonne le brassard de capitaine d'Al-Sadd pour enfiler le costume de coach. Très vite, il chamboule le jeu des siens, instaure les toros à chaque entraînement et transforme le club de Doha en un laboratoire de son idée du football, basée sur la possession et l'offensive. "Je suis obsédé par la possession pour attaquer et faire mal à l'adversaire. Alors, les joueurs doivent comprendre que la balle n'est pas une bombe, mais un trésor", explique l'ancien maestro du Barça en dévoilant les contours de son idée de jeu à The Coaches Voice. À Al-Sadd, tout est fait pour avoir le ballon et gravir avec lui les échelons jusqu'au but adverse. Le système de jeu, qui oscille entre 3-4-3, 4-3-3 voire 4-2-3-1, s'adapte pour offrir une supériorité numérique à la base de l'action, atout indispensable pour conserver le ballon et courir le moins possible derrière lui. "Si je deviens entraîneur, j'aimerais que mon équipe ait la balle. J'ai envie d'avoir 99% de possession", explique déjà Xavi un an avant le grand virage de sa carrière.

Il ne pouvait évidemment pas en être autrement pour celui qui semble très vite devoir être le maillon suivant de la chaîne entamée par Rinus Michels, poursuivie par Johan Cruyff et sublimée par Pep Guardiola. Quand l'enfant prodige de Santpedor prend les rênes du Camp Nou en 2008 et incite ses internationaux espagnols, tout juste sacrés champions d'Europe avec la Roja, à écourter leurs vacances pour revenir au plus vite à la Masia, Xavi est l'un de ses premiers interlocuteurs. "Je n'imagine pas mon équipe sans toi", confie Pep, qui verra dans la foulée son numéro 6 boucler deux saisons dans le costume de meilleur passeur de Liga. Le mariage est idéal entre un coach qui passe des heures à analyser chacun de ses adversaires en quête d'espaces à conquérir, et un joueur dont le regard semble parfois surplomber le terrain, tant il a toujours un coup d'avance. En dehors des pelouses, le milieu de terrain empile d'ailleurs les records sur Game Boy, martyrisant le jeu Tetris jusqu'à des niveaux inexplorés par la plupart des gamers.

Tout, dans le football de Xavi, tourne autour du ballon. "Je déteste encore plus perdre un ballon que rater un but. Parce que quand je n'ai pas le ballon, je souffre", explique-t-il au mensuel espagnol Panenka lors de sa dernière pige catalane. Les séquelles inévitables d'une formation passée à la Masia, là où les préparateurs physiques omettent souvent sciemment de travailler les poumons de leurs joueurs pour augmenter leur souffrance en perte de balle, et indirectement les rendre plus appliqués avec la balle au pied. Forcément, son regard se tourne vers des équipes protagonistes, et le milieu passe les dernières années de sa carrière à se gaver aux prestations du Bilbao de Marcelo Bielsa, de l'audacieux Rayo Vallecano de Paco Jémez ou d'un championnat allemand progressivement contaminé par les idées de Guardiola. Des matches dans lesquels il se plonge en solitaire et en profondeur, même pour quelques minutes, à cause d'un amour démesuré du jeu qui l'amène même à jeter des regards discrets vers Livescore en plein restaurant en tête-à-tête avec sa femme.

La seconde carrière de Xavi commence le 28 mai 2019, quand le joueur raccroche les crampons et abandonne le brassard de capitaine d'Al-Sadd pour enfiler le costume de coach. Très vite, il chamboule le jeu des siens, instaure les toros à chaque entraînement et transforme le club de Doha en un laboratoire de son idée du football, basée sur la possession et l'offensive. "Je suis obsédé par la possession pour attaquer et faire mal à l'adversaire. Alors, les joueurs doivent comprendre que la balle n'est pas une bombe, mais un trésor", explique l'ancien maestro du Barça en dévoilant les contours de son idée de jeu à The Coaches Voice. À Al-Sadd, tout est fait pour avoir le ballon et gravir avec lui les échelons jusqu'au but adverse. Le système de jeu, qui oscille entre 3-4-3, 4-3-3 voire 4-2-3-1, s'adapte pour offrir une supériorité numérique à la base de l'action, atout indispensable pour conserver le ballon et courir le moins possible derrière lui. "Si je deviens entraîneur, j'aimerais que mon équipe ait la balle. J'ai envie d'avoir 99% de possession", explique déjà Xavi un an avant le grand virage de sa carrière.Il ne pouvait évidemment pas en être autrement pour celui qui semble très vite devoir être le maillon suivant de la chaîne entamée par Rinus Michels, poursuivie par Johan Cruyff et sublimée par Pep Guardiola. Quand l'enfant prodige de Santpedor prend les rênes du Camp Nou en 2008 et incite ses internationaux espagnols, tout juste sacrés champions d'Europe avec la Roja, à écourter leurs vacances pour revenir au plus vite à la Masia, Xavi est l'un de ses premiers interlocuteurs. "Je n'imagine pas mon équipe sans toi", confie Pep, qui verra dans la foulée son numéro 6 boucler deux saisons dans le costume de meilleur passeur de Liga. Le mariage est idéal entre un coach qui passe des heures à analyser chacun de ses adversaires en quête d'espaces à conquérir, et un joueur dont le regard semble parfois surplomber le terrain, tant il a toujours un coup d'avance. En dehors des pelouses, le milieu de terrain empile d'ailleurs les records sur Game Boy, martyrisant le jeu Tetris jusqu'à des niveaux inexplorés par la plupart des gamers.Tout, dans le football de Xavi, tourne autour du ballon. "Je déteste encore plus perdre un ballon que rater un but. Parce que quand je n'ai pas le ballon, je souffre", explique-t-il au mensuel espagnol Panenka lors de sa dernière pige catalane. Les séquelles inévitables d'une formation passée à la Masia, là où les préparateurs physiques omettent souvent sciemment de travailler les poumons de leurs joueurs pour augmenter leur souffrance en perte de balle, et indirectement les rendre plus appliqués avec la balle au pied. Forcément, son regard se tourne vers des équipes protagonistes, et le milieu passe les dernières années de sa carrière à se gaver aux prestations du Bilbao de Marcelo Bielsa, de l'audacieux Rayo Vallecano de Paco Jémez ou d'un championnat allemand progressivement contaminé par les idées de Guardiola. Des matches dans lesquels il se plonge en solitaire et en profondeur, même pour quelques minutes, à cause d'un amour démesuré du jeu qui l'amène même à jeter des regards discrets vers Livescore en plein restaurant en tête-à-tête avec sa femme.