Faire avec ce qu'on a

Le passage en 3-4-3 depuis son arrivée est souvent vu comme un coup de maître tactique. Ce choix s'est pourtant imposé grâce à des considérations de court terme et de simple bon sens.

"On a décidé dans l'avion comment on allait jouer contre Wolverhampton", pour son premier match en championnat, avait-il raconté à BT Sport. "On a opté pour une défense à trois centraux pour pouvoir défendre à 5 et presser rapidement les 5 de derrière de Wolverhampton."

Un schéma pour lequel il n'a jamais eu d'affection particulière, mais auquel il est resté fidèle parce qu'il a un autre mérite majeur: avec pléthore de défenseurs centraux et des postes de pistons doublés sur chaque côté, l'effectif de Chelsea s'y prête particulièrement.

Consolider la défense était aussi une priorité pour une équipe qui prenait trop de buts.

"Il a fait ce qu'il fallait. Commencer par des matches sans prendre de but et construire à partir de là", l'avait félicité Sam Allardyce, l'expérimenté entraîneur de West Bromwich Albion, avant le seul match où l'arrière-garde londonienne a vraiment cédé (défaite 5-2).

Ne rien passer à personne

Arrivé en terrain miné parce qu'il remplaçait Frank Lampard, icône de Chelsea, Tuchel ne s'est jamais embarrassé de précautions diplomatiques.

En mettant Mason Mount - "chouchou" de Lampard - sur le banc pour son premier match et en relançant des parias comme Marcos Alonso ou Antonio Rüdiger, il a très vite marqué son territoire.

A un poste qu'il sait encore plus précaire que la moyenne, Tuchel n'a pas de temps à perdre ni de compromis à faire.

Insatisfait du rendement de Callum Hudson-Odoi rentré en jeu à la pause contre Southampton, il avait remplacé le joueur après à peine 31 minutes sur le terrain.

Et personne n'est épargné, pas même ses compatriotes de l'effectif.

"C'est le moment de se battre pour sa place. Si vous êtes dans le groupe, c'est le moment de se battre pour être sur le terrain. Si vous êtes sur le terrain, c'est le moment de se battre pour y rester", a-t-il clamé après la victoire ce week-end à Crystal Palace, où il a relancé Christian Pulisic, longtemps écarté et auteur d'un doublé.

Un discours franc et direct

Trancher dans le vif et être implacable pourrait passer pour une crise d'autoritarisme si Tuchel n'avait pas aussi séduit l'Angleterre avec son discours franc et direct.

L'ancien coach du Paris SG a accepté la relation avec les médias comme partie intégrante de son métier et sa façon de ne jamais esquiver les questions - sans pour autant tout dire - a contribué à sa popularité grandissante.

"Que les infos sortent, j'y suis habitué. De nos jours, il y a trop de canaux par lesquels elles peuvent sortir", avait-il ainsi confessé en évoquant un incident entre Kepa et Rüdiger à l'entraînement, avant l'aller contre Porto, dont la presse anglaise faisait ses choux gras.

De même, interrogé sur le cas de Tammy Abraham, qui risque fort de voir l'Euro lui passer sous le nez cet été parce qu'il ne joue pas en club, Tuchel avait été très honnête.

"Je ne peux pas prendre mes décisions en fonction des objectifs personnels des joueurs (...) C'est très bien d'avoir des ambitions, mais je suis l'entraîneur de Chelsea, et je fais ce qui est bon pour nous tous", a-t-il lancé.

Des décisions tranchées qui peuvent permettre aux Blues de retrouver le dernier carré de la C1 pour la première fois depuis 2014, à condition de confirmer mardi, en match délocalisé à Séville, la nette victoire obtenue à l'aller (2-0).

Faire avec ce qu'on aLe passage en 3-4-3 depuis son arrivée est souvent vu comme un coup de maître tactique. Ce choix s'est pourtant imposé grâce à des considérations de court terme et de simple bon sens."On a décidé dans l'avion comment on allait jouer contre Wolverhampton", pour son premier match en championnat, avait-il raconté à BT Sport. "On a opté pour une défense à trois centraux pour pouvoir défendre à 5 et presser rapidement les 5 de derrière de Wolverhampton."Un schéma pour lequel il n'a jamais eu d'affection particulière, mais auquel il est resté fidèle parce qu'il a un autre mérite majeur: avec pléthore de défenseurs centraux et des postes de pistons doublés sur chaque côté, l'effectif de Chelsea s'y prête particulièrement.Consolider la défense était aussi une priorité pour une équipe qui prenait trop de buts."Il a fait ce qu'il fallait. Commencer par des matches sans prendre de but et construire à partir de là", l'avait félicité Sam Allardyce, l'expérimenté entraîneur de West Bromwich Albion, avant le seul match où l'arrière-garde londonienne a vraiment cédé (défaite 5-2).Ne rien passer à personneArrivé en terrain miné parce qu'il remplaçait Frank Lampard, icône de Chelsea, Tuchel ne s'est jamais embarrassé de précautions diplomatiques.En mettant Mason Mount - "chouchou" de Lampard - sur le banc pour son premier match et en relançant des parias comme Marcos Alonso ou Antonio Rüdiger, il a très vite marqué son territoire.A un poste qu'il sait encore plus précaire que la moyenne, Tuchel n'a pas de temps à perdre ni de compromis à faire. Insatisfait du rendement de Callum Hudson-Odoi rentré en jeu à la pause contre Southampton, il avait remplacé le joueur après à peine 31 minutes sur le terrain.Et personne n'est épargné, pas même ses compatriotes de l'effectif."C'est le moment de se battre pour sa place. Si vous êtes dans le groupe, c'est le moment de se battre pour être sur le terrain. Si vous êtes sur le terrain, c'est le moment de se battre pour y rester", a-t-il clamé après la victoire ce week-end à Crystal Palace, où il a relancé Christian Pulisic, longtemps écarté et auteur d'un doublé.Un discours franc et directTrancher dans le vif et être implacable pourrait passer pour une crise d'autoritarisme si Tuchel n'avait pas aussi séduit l'Angleterre avec son discours franc et direct.L'ancien coach du Paris SG a accepté la relation avec les médias comme partie intégrante de son métier et sa façon de ne jamais esquiver les questions - sans pour autant tout dire - a contribué à sa popularité grandissante."Que les infos sortent, j'y suis habitué. De nos jours, il y a trop de canaux par lesquels elles peuvent sortir", avait-il ainsi confessé en évoquant un incident entre Kepa et Rüdiger à l'entraînement, avant l'aller contre Porto, dont la presse anglaise faisait ses choux gras.De même, interrogé sur le cas de Tammy Abraham, qui risque fort de voir l'Euro lui passer sous le nez cet été parce qu'il ne joue pas en club, Tuchel avait été très honnête."Je ne peux pas prendre mes décisions en fonction des objectifs personnels des joueurs (...) C'est très bien d'avoir des ambitions, mais je suis l'entraîneur de Chelsea, et je fais ce qui est bon pour nous tous", a-t-il lancé.Des décisions tranchées qui peuvent permettre aux Blues de retrouver le dernier carré de la C1 pour la première fois depuis 2014, à condition de confirmer mardi, en match délocalisé à Séville, la nette victoire obtenue à l'aller (2-0).