José Mourinho (52 ans) ne s'encombre pas des monuments : à Madrid, il a écarté Iker Casillas de l'équipe sans trop d'explications et il a remis le couvert cet été à Chelsea avec John Terry. Il a humilié son capitaine en le remplaçant au repos du match, perdu 3-0, face à Manchester City, en août. Par la suite, Terry, qui n'avait pas raté une seule minute de jeu la saison passée, allait faire banquette plus souvent qu'à son gré.

Au Real comme à Chelsea, la troisième année semble être celle de trop pour The Special One. Le modèle du stratège portugais ne fonctionne qu'à court terme. Initialement, avec un mélange d'analyses intelligentes et de leadership charismatique, il séduit son noyau mais son cynisme et sa quête incessante d'attention deviennent rapidement lassants. Il perd progressivement ses partisans et les braves garçons sont les premiers à se fatiguer de lui. Ce n'est pas un hasard si les plus chauds partisans de Mou ont été des bad boys : Zlatan Ibrahimovic, Marco Materazzi, Wesley Sneijder, John Terry.

Eden Hazard est complètement différent d'eux, à la fois droit et jouette. Il a entretenu une relation d'amour-haine avec Mourinho. L'entraîneur appréciait la loyauté et l'authenticité du Diable Rouge tout en s'exaspérant de son manque de rage de vaincre. Inversement, Hazard était conscient que Mourinho voulait son bien -on ne devient pas Joueur de l'Année en Premier League sans le soutien de son coach- mais les mindgames du Portugais l'énervaient. Des petits jeux menés avec ses adversaires, avec la presse et finalement ses propres joueurs. En entrant en conflit avec son staff médical et en parlant de trahison après la défaite contre Leicester City, il a fait réfléchir le patron de Chelsea, Roman Abramovich, alors que le directeur technique, Michael Emenalo, ne l'appréciait déjà pas.

Après deux passages achevés dans le chaos, en Espagne et en Angleterre, Mourinho va-t-il changer son fusil d'épaule quand il relèvera son prochain défi ? Veut-il et peut-il se renouveler ? L'entraîneur a la réputation de gâcher les jeunes talents. Il ne travaille généralement qu'avec des valeurs sûres. Deux joueurs en sont la preuve éclatante: Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku. Les Belges n'ont jamais reçu une vraie chance et ont été vendus sans résistance. De Bruyne, qui a coûté 80 millions, casse maintenant la baraque à Manchester City, candidat au titre, tandis que Lukaku est considéré comme un des meilleurs avants de Premier League, cette saison. Bref, en repensant à ses expériences avec les Belgians, Mourinho risque de jurer.

Par Matthias Stockmans

José Mourinho (52 ans) ne s'encombre pas des monuments : à Madrid, il a écarté Iker Casillas de l'équipe sans trop d'explications et il a remis le couvert cet été à Chelsea avec John Terry. Il a humilié son capitaine en le remplaçant au repos du match, perdu 3-0, face à Manchester City, en août. Par la suite, Terry, qui n'avait pas raté une seule minute de jeu la saison passée, allait faire banquette plus souvent qu'à son gré.Au Real comme à Chelsea, la troisième année semble être celle de trop pour The Special One. Le modèle du stratège portugais ne fonctionne qu'à court terme. Initialement, avec un mélange d'analyses intelligentes et de leadership charismatique, il séduit son noyau mais son cynisme et sa quête incessante d'attention deviennent rapidement lassants. Il perd progressivement ses partisans et les braves garçons sont les premiers à se fatiguer de lui. Ce n'est pas un hasard si les plus chauds partisans de Mou ont été des bad boys : Zlatan Ibrahimovic, Marco Materazzi, Wesley Sneijder, John Terry.Eden Hazard est complètement différent d'eux, à la fois droit et jouette. Il a entretenu une relation d'amour-haine avec Mourinho. L'entraîneur appréciait la loyauté et l'authenticité du Diable Rouge tout en s'exaspérant de son manque de rage de vaincre. Inversement, Hazard était conscient que Mourinho voulait son bien -on ne devient pas Joueur de l'Année en Premier League sans le soutien de son coach- mais les mindgames du Portugais l'énervaient. Des petits jeux menés avec ses adversaires, avec la presse et finalement ses propres joueurs. En entrant en conflit avec son staff médical et en parlant de trahison après la défaite contre Leicester City, il a fait réfléchir le patron de Chelsea, Roman Abramovich, alors que le directeur technique, Michael Emenalo, ne l'appréciait déjà pas.Après deux passages achevés dans le chaos, en Espagne et en Angleterre, Mourinho va-t-il changer son fusil d'épaule quand il relèvera son prochain défi ? Veut-il et peut-il se renouveler ? L'entraîneur a la réputation de gâcher les jeunes talents. Il ne travaille généralement qu'avec des valeurs sûres. Deux joueurs en sont la preuve éclatante: Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku. Les Belges n'ont jamais reçu une vraie chance et ont été vendus sans résistance. De Bruyne, qui a coûté 80 millions, casse maintenant la baraque à Manchester City, candidat au titre, tandis que Lukaku est considéré comme un des meilleurs avants de Premier League, cette saison. Bref, en repensant à ses expériences avec les Belgians, Mourinho risque de jurer.Par Matthias Stockmans