Leipzig, l'adversaire du Club Bruges mardi prochain en Champions League, a vécu un véritable exode cet été: son entraîneur, Julian Nagelsmann (34 ans), a rejoint le Bayern contre 25 millions, suivi par ses adjoints Xaver Zembrod et Dino Toppmöller (ex-RE Virton), l'analyste vidéo Benjamin Glück, le psychologue Maximilian Pelka et le team manager Timmo Hardung. Le patron de la défense, Dayot Upamecano, avait quant à lui déjà été transféré et le Bayern a en plus de ça enrôlé le milieu de terrain autrichien et capitaine Marcel Sabitzer (27 ans) pour quinze millions. Le brassard est revenu au gardien hongrois Peter Gulacsi (31 ans). D'un coup, la valeur du noyau a chuté de 8,4%, passant de 552,18 à 505,55 millions d'euros, suite au départ d'un troisième titulaire, Ibrahima Konaté. Leipzig possède la troisième équipe la plus chère d'Allemagne, après le Bayern (852,40 millions) et le Borussia Dortmund (565,55 briques).
...

Leipzig, l'adversaire du Club Bruges mardi prochain en Champions League, a vécu un véritable exode cet été: son entraîneur, Julian Nagelsmann (34 ans), a rejoint le Bayern contre 25 millions, suivi par ses adjoints Xaver Zembrod et Dino Toppmöller (ex-RE Virton), l'analyste vidéo Benjamin Glück, le psychologue Maximilian Pelka et le team manager Timmo Hardung. Le patron de la défense, Dayot Upamecano, avait quant à lui déjà été transféré et le Bayern a en plus de ça enrôlé le milieu de terrain autrichien et capitaine Marcel Sabitzer (27 ans) pour quinze millions. Le brassard est revenu au gardien hongrois Peter Gulacsi (31 ans). D'un coup, la valeur du noyau a chuté de 8,4%, passant de 552,18 à 505,55 millions d'euros, suite au départ d'un troisième titulaire, Ibrahima Konaté. Leipzig possède la troisième équipe la plus chère d'Allemagne, après le Bayern (852,40 millions) et le Borussia Dortmund (565,55 briques). "Notre objectif? Tout donner!" C'est ce qu'a répondu Jesse Marsch (47 ans) début septembre à la presse, avant l'affiche contre le Bayern, finalement perdue 1-4. "Je n'ai mis aucun veto, même quand j'ai appris que le Bayern voulait Sabitzer. C'est un grand club, je comprends que les joueurs veuillent réaliser leur rêve. Ça ne change pas grand-chose pour nous. Nous avons une bonne équipe, apte à poursuivre de grands objectifs." Le potentiel d' Ilaix Moriba (18 ans), le milieu axial hispano-guinéen transféré de Barcelone pour seize millions, l'intéresse. "Il a de la personnalité, mais pas d'ego. Il est très professionnel et particulièrement mûr pour son âge. Un grand talent, mais surtout un transfert important." L'Américain fait preuve d'un enthousiasme quasi enfantin. Après deux titres avec Salzbourg, il a gravi un échelon de plus dans l'empire Red Bull. L'ancien médian des Princeton Tigers, de D.C. United, de Chicago Fire et de Chivas USA a signé à Leipzig jusqu'en 2023. De juillet 2018 à juin 2019, il y avait déjà travaillé sous les ordres de Ralf Rangnick, pendant 52 matches. Auparavant, de janvier 2015 à juillet 2018, il a été le responsable sportif de New York RB et a été élu Coach MLS de l'année. L'homme possède un caractère un peu spécial. Marsch cultive son propre style de management et a changé beaucoup de choses à Leipzig. Tout se déroule désormais dans une ambiance d'ouverture. Il salue Oliver Mintzlaff, le président du conseil d'administration, d'un " Hi Oliver". L'Américain déteste le vouvoiement, qu'il s'agisse de ses joueurs ou de ses collaborateurs. Lui veut être accessible. Proximité, plaisir et liberté remplacent distance, discipline et (excès de) règles. Le nouvel entraîneur, qui a effectué un voyage à travers 32 pays en 2013 pendant six mois avec sa femme Kim et leurs trois enfants, veut également appliquer ses principes personnels à l'équipe. D'un naturel audacieux, il préfère la philosophie de Rangnick (un pressing solide, un football turbo, la transmission du ballon en huit secondes chrono et un tir au but dans les dix suivantes, si possible) à celle de Nagelsmann, qui mise sur la possession du ballon, la construction du jeu et s'appuie sur les médians défensifs pour calmer le jeu. Il a initié une rupture de style à Leipzig. "À mes yeux, la tactique est le mot le plus surfait du football moderne", déclare Marsch à Kicker. "Il s'agit en fait de stratégie. Nous avons besoin d'une méthode qui nous permette de développer notre jeu." Lors de son premier passage à Leipzig, l'Américain et sa femme ont visité Dresde, Wittenberg, rendu célèbre par Martin Luther, et Berlin, par passion. Marsch préfère toutefois les coulisses aux feux de la rampe. Il ne parle d'ailleurs jamais de "mon équipe", mais toujours de "notre groupe". Il se considère moins comme un coach que comme un organisateur. Il estime que l'effort requis pour transformer les joueurs en leaders et initier une personnalité de groupe est une forme d'altruisme. "Le rôle du leader est d'avoir un plan clair, mais aussi d'offrir aux autres l'occasion de se développer et d'exécuter ses idées", a-t-il coutume de dire, insistant sur l'importance d'une communication claire, de la personnalité et de la mentalité. "Jesse connaît notre ADN et s'est fondu dans notre philosophie", déclare Oliver Mintzlaff. Marsch, qui mise toujours sur le dialogue, a déjà eu un entretien approfondi dès le mois de mai avec Peter Gulasci et Emil Forsberg - avec lequel il a déjà collaboré, afin de connaître l'état d'esprit du conseil des joueurs. Ils en font partie avec Willi Orban, Kevin Kampl, Marcel Halstenberg et Yussuf Poulsen. Il a pris l'avion pour Amsterdam afin de convaincre Brian Brobbey (19 ans), l'attaquant de l'Ajax, qu'il était tout aussi capable que Nagelsmann de le faire progresser. Il s'est également rendu en Autriche au domicile de Mohamed Simakan (21 ans), alors en pleine rééducation, histoire de se faire une idée de son état et de sa disponibilité future. Il a encore été en contact permanent avec l'avant-centre André Silva (25 ans), le Portugais transféré début juillet de l'Eintracht Francfort pour 23 millions, après avoir marqué 28 buts et délivré cinq assists en 32 matches. Il n'est pas de ceux qui jouent à cache-cache. "En Allemagne, j'entends constamment parler de pression. Mais de toute ma carrière aux States, je n'ai jamais entendu ce mot. Pas plus qu'en NBA, je n'ai entendu Michael Jordan ni d'autres sportifs de haut niveau déclarer que la pression était trop forte. La pression n'a pas d'importance. C'est quelque chose que nous nous imposons. Je préfère dire que nous partons sans la moindre crainte et que nous allons toujours aller de l'avant, à fond. Les grands objectifs ne me posent pas problème. Nous voulons évidemment remporter le titre. En sport, on vise toujours le plus haut possible."