L'Islande, c'est 325.000 habitants, soit moins que Malte ou le Luxembourg. Pourtant, point de vue football, cela n'a rien à voir. Classée 28e au ranking FIFA, cette surprenante équipe nordique est bien partie pour se qualifier pour l'EURO 2016.

Dans un groupe comprenant les Pays-Bas, la Turquie ou encore la République tchèque, l'équipe islandaise compte 9 points sur 9 après trois rencontres. Une première victoire de haute volée 3-0 contre la Turquie avait annoncé la couleur. L'Islande avait ensuite corrigé la Lettonie chez elle sur le même score, avant de réaliser sa plus grosse performance en arrachant une victoire 2-0 contre les Pays-Bas.

Vous l'avez compris, l'Islande, c'est LA sensation de ce début de campagne européenne. Mais avant le succès, la bande à Sigurdsson a connu l'expérience amère de la défaite.

19 novembre 2013. Désillusion, déception. Après un match nul 0-0 chez eux, en barrage pour la Coupe du Monde, les Islandais se rendent chez un adversaire bien connu des Diables Rouges, la Croatie. Une défaite 2-0 et des rêves envolés. Jamais l'Islande ne s'est qualifiée pour un tournoi majeur. Mais comme le dit l'adage, tout vient à point à qui sait attendre. Et cette équipe est en train d'arriver à maturité, comme en attestent ses résultats probants depuis le début de la campagne.

Lagerbäck, les infrastructures et l'exil des joueurs à l'étranger

Mais comment ce petit pays, absent de toute compétition européenne d'envergure, est-il parvenu à pointer le bout de son nez ?

L'Islande peut avant toute chose remercier son entraîneur suédois, Lars Lagerbäck. Nommé en 2011, il dépasse largement les fonctions d'un simple sélectionneur. Il accompagne le développement global du football dans le pays. C'est également le premier entraîneur expérimenté à la tête de l'équipe, comme le démontrent ses deux 1/8es de finale de Coupe du Monde avec la Suède (2002, 2006).

Un autre point important du succès grandissant de l'Islande, ce sont ses infrastructures. Ce pays, parfois surnommé " terre de glace", doit composer avec des conditions climatiques très difficiles. De ce fait, l'état des terrains laisse la plupart du temps à désirer. Il y a environ 15 ans, le pays nordique a entamé une petite révolution. La construction de terrains synthétiques, couverts et accessibles à tous. Aujourd'hui, l'équipe nationale est composée de la première génération de joueurs qui ont pu accéder à ces terrains.

Comme souvent lorsqu'une équipe nationale se met à enchaîner les bonnes performances, c'est vers la formation qu'il faut se tourner. Une grande importance lui a été accordée et les Islandais commencent à en récolter les fruits.

Eidur Gudjhonsen, l'exemple à suivre

Ces jeunes talents se sont probablement inspirés d'Eidur Gudjhonsen, véritable icône en Islande. Si le joueur a fait un tour dans notre championnat (Cercle et FC Bruges), il est avant tout passé par des clubs prestigieux comme Chelsea ou encore Barcelone. C'est en partie grâce à lui que les jeunes islandais ont osé franchir le cap de l'étranger. L'Islande se cherche désormais un successeur à son idole et elle l'a peut-être déjà trouvé: Gylfi Sigurdsson, le milieu offensif de Swansea, a montré tout son talent lors des premiers matchs qualificatifs. Un but contre la Turquie, un autre contre la Lettonie et un doublé contre les Oranjes, l'ancien joueur de Tottenham est redoutable en équipe nationale.

Contre les Pays-Bas justement, l'équipe était composée uniquement de joueurs évoluant à l'étranger. Les jeunes talents s'exportent dans toute l'Europe et gagnent en expérience. En plus de Sigurdsson, citons Kolbeinn Sigthorsson à l'Ajax et Alfred Finnbogason à la Real Sociedad. Pour les connaisseurs de la Jupiler Pro League, ajoutons aussi Ólafur Ingi Skúlason de Zulte Waregem.

Avec une brillante génération âgée d'environ 25 ans, l'Islande a quelques belles années devant elle. Contre la Belgique, elle essayera de faire mentir les statistiques, l'équipe ayant connu 8 défaites en autant de rencontres. Mais les Diables Rouges aussi possèdent une génération dorée...

L'Islande, c'est 325.000 habitants, soit moins que Malte ou le Luxembourg. Pourtant, point de vue football, cela n'a rien à voir. Classée 28e au ranking FIFA, cette surprenante équipe nordique est bien partie pour se qualifier pour l'EURO 2016.Dans un groupe comprenant les Pays-Bas, la Turquie ou encore la République tchèque, l'équipe islandaise compte 9 points sur 9 après trois rencontres. Une première victoire de haute volée 3-0 contre la Turquie avait annoncé la couleur. L'Islande avait ensuite corrigé la Lettonie chez elle sur le même score, avant de réaliser sa plus grosse performance en arrachant une victoire 2-0 contre les Pays-Bas.Vous l'avez compris, l'Islande, c'est LA sensation de ce début de campagne européenne. Mais avant le succès, la bande à Sigurdsson a connu l'expérience amère de la défaite.19 novembre 2013. Désillusion, déception. Après un match nul 0-0 chez eux, en barrage pour la Coupe du Monde, les Islandais se rendent chez un adversaire bien connu des Diables Rouges, la Croatie. Une défaite 2-0 et des rêves envolés. Jamais l'Islande ne s'est qualifiée pour un tournoi majeur. Mais comme le dit l'adage, tout vient à point à qui sait attendre. Et cette équipe est en train d'arriver à maturité, comme en attestent ses résultats probants depuis le début de la campagne.Lagerbäck, les infrastructures et l'exil des joueurs à l'étrangerMais comment ce petit pays, absent de toute compétition européenne d'envergure, est-il parvenu à pointer le bout de son nez ?L'Islande peut avant toute chose remercier son entraîneur suédois, Lars Lagerbäck. Nommé en 2011, il dépasse largement les fonctions d'un simple sélectionneur. Il accompagne le développement global du football dans le pays. C'est également le premier entraîneur expérimenté à la tête de l'équipe, comme le démontrent ses deux 1/8es de finale de Coupe du Monde avec la Suède (2002, 2006).Un autre point important du succès grandissant de l'Islande, ce sont ses infrastructures. Ce pays, parfois surnommé " terre de glace", doit composer avec des conditions climatiques très difficiles. De ce fait, l'état des terrains laisse la plupart du temps à désirer. Il y a environ 15 ans, le pays nordique a entamé une petite révolution. La construction de terrains synthétiques, couverts et accessibles à tous. Aujourd'hui, l'équipe nationale est composée de la première génération de joueurs qui ont pu accéder à ces terrains.Comme souvent lorsqu'une équipe nationale se met à enchaîner les bonnes performances, c'est vers la formation qu'il faut se tourner. Une grande importance lui a été accordée et les Islandais commencent à en récolter les fruits.Eidur Gudjhonsen, l'exemple à suivreCes jeunes talents se sont probablement inspirés d'Eidur Gudjhonsen, véritable icône en Islande. Si le joueur a fait un tour dans notre championnat (Cercle et FC Bruges), il est avant tout passé par des clubs prestigieux comme Chelsea ou encore Barcelone. C'est en partie grâce à lui que les jeunes islandais ont osé franchir le cap de l'étranger. L'Islande se cherche désormais un successeur à son idole et elle l'a peut-être déjà trouvé: Gylfi Sigurdsson, le milieu offensif de Swansea, a montré tout son talent lors des premiers matchs qualificatifs. Un but contre la Turquie, un autre contre la Lettonie et un doublé contre les Oranjes, l'ancien joueur de Tottenham est redoutable en équipe nationale.Contre les Pays-Bas justement, l'équipe était composée uniquement de joueurs évoluant à l'étranger. Les jeunes talents s'exportent dans toute l'Europe et gagnent en expérience. En plus de Sigurdsson, citons Kolbeinn Sigthorsson à l'Ajax et Alfred Finnbogason à la Real Sociedad. Pour les connaisseurs de la Jupiler Pro League, ajoutons aussi Ólafur Ingi Skúlason de Zulte Waregem.Avec une brillante génération âgée d'environ 25 ans, l'Islande a quelques belles années devant elle. Contre la Belgique, elle essayera de faire mentir les statistiques, l'équipe ayant connu 8 défaites en autant de rencontres. Mais les Diables Rouges aussi possèdent une génération dorée...