"Quand on a repéré ceux qui savent toujours être au bon endroit, qui ont ce nez pour le but, il faut commencer à polir le diamant brut", explique Kris Van der Haegen, bien installé à la tête de la formation des entraîneurs belges. L'homme est un apôtre d'une formation belge qui préconise le touche-à-tout chez les jeunes jusqu'à l'âge de quinze ans, afin de leur permettre d'expérimenter un maximum de postes sur la pelouse pour aiguiser leur lecture des situations. À contre-courant de cette pensée, Bob Browaeys, sélectionneur des U17 de l'équipe nationale, préférerait opter pour une approche plus spécifique dans le cadre de ceux qu'on classe très tôt comme des buteurs-nés : "Même si ça peut être utile pour eux de se retrouver une ou deux fois en défense centrale, pour comprendre la pensée des défenseurs et réagir plus vite qu'eux, ceux qui marquent très facilement à huit ou neuf ans, ils doivent jouer devant."

La position est aussi une question de perception. Malgré ses facilités devant le but, Divock Origi s'est toujours senti plus à l'aise dans un costume d'ailier, parce qu'il montait sur le terrain pour toucher le ballon le plus souvent possible. "C'est une chose qu'on retrouve assez souvent dans la formation", explique Van der Haegen. "Des joueurs techniques, qui veulent venir chercher le ballon, alors que l'évolution du football demande surtout d'apprendre à chercher l'espace. Regardez jouer Erling Haaland, ou Romelu Lukaku : ils foncent vers le but, ils le cherchent. Si Lukaku a progressé à force de travail, c'est avant tout parce qu'il voulait marquer beaucoup plus de buts que tous les autres."

Un trait de caractère que connaît bien Mohamed Ouahbi, coach des U15 d'Anderlecht. L'an dernier, en transit entre Manchester United et l'Inter, Big Rom' avait maintenu sa forme en s'entraînant avec les U18 de son ancien formateur à Neerpede. Sur le terrain, il avait challengé l'attaquant du noyau, lui proposant un concours de finition. "De manière générale, je fais toujours mes exercices de finition sous forme de concours", explique celui qui forme désormais l'une des générations les plus prometteuses des Mauves. "Il faut rendre le but important. Si je prends l'exemple d' Aaron Leya Iseka, il avait toutes les qualités du pur attaquant, mais il n'était pas habité par cette envie de toujours marquer le plus possible, même à l'entraînement. Là où pour Romelu, c'est vraiment une obsession."

"Quand on a repéré ceux qui savent toujours être au bon endroit, qui ont ce nez pour le but, il faut commencer à polir le diamant brut", explique Kris Van der Haegen, bien installé à la tête de la formation des entraîneurs belges. L'homme est un apôtre d'une formation belge qui préconise le touche-à-tout chez les jeunes jusqu'à l'âge de quinze ans, afin de leur permettre d'expérimenter un maximum de postes sur la pelouse pour aiguiser leur lecture des situations. À contre-courant de cette pensée, Bob Browaeys, sélectionneur des U17 de l'équipe nationale, préférerait opter pour une approche plus spécifique dans le cadre de ceux qu'on classe très tôt comme des buteurs-nés : "Même si ça peut être utile pour eux de se retrouver une ou deux fois en défense centrale, pour comprendre la pensée des défenseurs et réagir plus vite qu'eux, ceux qui marquent très facilement à huit ou neuf ans, ils doivent jouer devant." La position est aussi une question de perception. Malgré ses facilités devant le but, Divock Origi s'est toujours senti plus à l'aise dans un costume d'ailier, parce qu'il montait sur le terrain pour toucher le ballon le plus souvent possible. "C'est une chose qu'on retrouve assez souvent dans la formation", explique Van der Haegen. "Des joueurs techniques, qui veulent venir chercher le ballon, alors que l'évolution du football demande surtout d'apprendre à chercher l'espace. Regardez jouer Erling Haaland, ou Romelu Lukaku : ils foncent vers le but, ils le cherchent. Si Lukaku a progressé à force de travail, c'est avant tout parce qu'il voulait marquer beaucoup plus de buts que tous les autres." Un trait de caractère que connaît bien Mohamed Ouahbi, coach des U15 d'Anderlecht. L'an dernier, en transit entre Manchester United et l'Inter, Big Rom' avait maintenu sa forme en s'entraînant avec les U18 de son ancien formateur à Neerpede. Sur le terrain, il avait challengé l'attaquant du noyau, lui proposant un concours de finition. "De manière générale, je fais toujours mes exercices de finition sous forme de concours", explique celui qui forme désormais l'une des générations les plus prometteuses des Mauves. "Il faut rendre le but important. Si je prends l'exemple d' Aaron Leya Iseka, il avait toutes les qualités du pur attaquant, mais il n'était pas habité par cette envie de toujours marquer le plus possible, même à l'entraînement. Là où pour Romelu, c'est vraiment une obsession."