Les deux partages obtenus lors des deux derniers matches ne vont pas réjouir les supporters de Genoa. Avant-derniers du classement avec sept points de retard sur le premier non relégable, l'avenir du club ligure semble s'inscrire en Serie B la saison prochaine.
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Les deux partages obtenus lors des deux derniers matches ne vont pas réjouir les supporters de Genoa. Avant-derniers du classement avec sept points de retard sur le premier non relégable, l'avenir du club ligure semble s'inscrire en Serie B la saison prochaine.Mais les supporters peuvent cependant aussi espérer du changement. Depuis l'arrivée des nouveaux propriétaires américains et du directeur technique Johannes Spors, une révolution est en train de se mettre en place à Gênes. Le club historique doit devenir à terme un club moderne de haut niveau en Italie et jouer plus souvent en coupes d'Europe. Pour y parvenir, Spors a instauré une nouvelle culture. Il suffit de jeter un oeil par exemple sur les acquisitions hivernales du club. Ce ne sont plus de vieux briscards de la Serie A qui ont été recrutés pour éviter la relégation, mais de jeunes joueurs d'une vingtaine d'années issus de championnats étrangers, qui possèdent déjà une certaine expérience et qui peuvent rapporter des millions à long terme. Il n'est pas certain que ces jeunes dont la moyenne d'âge n'est à peine d'un peu plus de 21 ans, parviendront à réussir la mission à laquelle ils sont confrontés. Mais pour la première fois depuis des années, il y a un projet et un objectif derrière la politique sportive de Genoa.En termes de style de jeu aussi, Genoa veut révolutionner la Serie A. Fort de son passé à l'école Red Bull, Spors veut importer le football allemand et son pressing dans le championnat italien. Andrey Shevchenko, qui n'a pas réussi à gagner un seul match avec Genoa en neuf rencontres, a été remplacé par Alexander Blessin. "Non seulement l'quipe première, mais aussi les sélections de jeunes doivent être capables d'évoluer dans ce nouveau système de jeu dans quelques mois", a affirmé, plein de détermination, Johannes Spors dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport.Alexander Blessin semblait être un lapin blanc sorti du chapeau de Spors quand il a désigné le nouvel entraîneur, mais ce choix avait été mûrement réfléchie. "Nous avons engagé Blessin parce qu'il représente le football que nous voulons mettre en place ici et parce qu'il peut immédiatement transmettre ses idées à un groupe", a déclaré Spors à la Gazzetta, en évoquant le nouvel homme fort de son petit banc.Pour l'instant, Blessin répond à ces attentes, même si cela ne se traduit pas encore dans le bilan comptable. Lors de son premier match contre l'Udinese, il avait en tout cas stupéfié la presse italienne. Genoa était réputé pour être une équipe léthargique, sans motivation et sans agressivité.Contre le club du Frioul, elle s'est révélée être un animal affamé qui croiyait encore dans son destin et qui a été très agressif dans le pressing."C'est tout ou rien. Blessin a proposé avec Gênes un football que nous ne connaissons pas en Italie", pouvait-on lire dans la Gazzetta dello Sport. En un rien de temps, le mot "bénédiction" a même été utilisé pour parler du pressing de l'entraîneur allemand. Et les supporters ont même applaudi leur équipe contre l'Udinese, malgré le partage nul et vierge qui a sanctionné le duel.Contre la Roma, le Genoa n'a toujours pas réussi à trouver le chemin des filets. Mais cela est bien moins surprenant que de voir les troupes de José Mourinho muettes elles aussi. On peut parler de point de bonus pour le club ligure et surtout, la défense dans laquelle l'on retrouve Zinho Vanheusden, l'un des hommes forts de ces dernières semaines, n'est plus une passoire.Les matchs contre l'Udinese et la Roma ont lancé la révolution de Genoa en Serie A, mais les prochains matchs contre les rivaux directs de Salernitana et de Venezia montreront si le nouveau style de jeu peut aussi apporter des résultats. Ce sera tout ou rien.