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Ciro Immobile à propos de son enfance : J'ai grandi dans les endroits proches de ceux que l'on voit dans la série "Gomorra", laquelle met en avant plein de choses négatives de ma région. Beaucoup sont réelles, d'autres volontairement exagérées, et ça peut se comprendre. C'est un quartier très difficile, où il était facile de basculer dans des situations compliquées et avoir énormément de problèmes. J'ai acheté une maison à ma maman dans la ville basse, le quartier du port. Ce n'était pas juste pour la remercier, il fallait vraiment que ma famille s'en aille pour habiter dans la maison dont elle avait toujours rêvé, et moi aussi. Je l'ai fait dès que j'ai gagné un peu d'argent. Je suis allé retirer un prix à l'Hôtel de ville en août. Des journalistes m'ont demandé si le maire pouvait faire quelque chose au niveau des infrastructures afin d'aider les jeunes à s'intéresser au foot. J'ai répondu que petit, on jouait où l'on pouvait, et que c'était bien pire que maintenant! Sans aide, on s'en sort quand même. Lorenzo Insigne, Fabio Quagliarella et moi venons tous de ces endroits-là.

Ciro Immobile sur son profil atypique : Je suis atypique, je ne suis pas un avant-centre de surface ni un attaquant de soutien. Je n'aime pas rester devant, dans l'axe, j'aime bien bouger sur le front de l'attaque. Par conséquent, on me parle plus de Paolo Rossi, de Toto Schillaci, une autre génération d'attaquants. Le foot est, selon moi, un jeu beau et simple. J'ai toujours tout misé sur le timing et la maîtrise de l'espace. Je m'entraîne à faire le bon appel, à me jeter dans l'intervalle, à me créer de l'espace, même quand le défenseur ne me laisse pas me retourner. Bref, j'exploite au mieux mes qualités. Je n'ai jamais essayé de faire plus que ce que mes capacités me permettent. Il en découle un football simple qui m'a permis de rapidement progresser. Et cela va de pair, car, quand vous réussissez à faire les choses simples, la confiance augmente, et, parfois, vous réussissez des choses plus difficiles. Un but à la Immobile ? Prise de profondeur et tir croisé. Pas de doute, ça, ce sont mes buts !

"À la Juve, on était dans les meilleures conditions pour exprimer tout notre potentiel."

Ciro Immobile

Ciro Immobile sur ses années à la Juve : Ils m'ont pris sans même me faire passer un essai après un match contre le... Torino. J'évoluais avec les jeunes de Sorrento, dont l'équipe première était en Serie C2 (D4, ndlr). C'était en U16 nationaux. On a fini premiers de notre poule devant des cadors comme Palerme et Naples, puis on a disputé les play-offs et on est allés jusqu'en demi-finales face au Genoa. Cela ne pouvait pas passer inaperçu. Mes trois années turinoises ont été fondamentales. On était dans les meilleures conditions pour exprimer tout notre potentiel. À Sorrento, il y avait un terrain pour dix équipes. À Turin, chacune avait le sien. Rien que ça, ça motive énormément ! Je me suis d'abord mis au niveau des autres jeunes, et quand je les ai dépassés, je me suis dit que je pouvais faire la même chose avec les grands. Mais je n'oublie pas les saisons qui ont précédé mes titres de meilleur buteur, les débuts difficiles en Serie B (à Sienne et à Grosseto, ndlr) et en Serie A (au Genoa, ndlr) qui ont servi d'apprentissage. Ensuite, ces deux récompenses m'ont mis sur une rampe de lancement et m'ont offert beaucoup de visibilité.

Article de Valentin Pauluzzi issu de France Football

Ciro Immobile à propos de son enfance : J'ai grandi dans les endroits proches de ceux que l'on voit dans la série "Gomorra", laquelle met en avant plein de choses négatives de ma région. Beaucoup sont réelles, d'autres volontairement exagérées, et ça peut se comprendre. C'est un quartier très difficile, où il était facile de basculer dans des situations compliquées et avoir énormément de problèmes. J'ai acheté une maison à ma maman dans la ville basse, le quartier du port. Ce n'était pas juste pour la remercier, il fallait vraiment que ma famille s'en aille pour habiter dans la maison dont elle avait toujours rêvé, et moi aussi. Je l'ai fait dès que j'ai gagné un peu d'argent. Je suis allé retirer un prix à l'Hôtel de ville en août. Des journalistes m'ont demandé si le maire pouvait faire quelque chose au niveau des infrastructures afin d'aider les jeunes à s'intéresser au foot. J'ai répondu que petit, on jouait où l'on pouvait, et que c'était bien pire que maintenant! Sans aide, on s'en sort quand même. Lorenzo Insigne, Fabio Quagliarella et moi venons tous de ces endroits-là. Ciro Immobile sur son profil atypique : Je suis atypique, je ne suis pas un avant-centre de surface ni un attaquant de soutien. Je n'aime pas rester devant, dans l'axe, j'aime bien bouger sur le front de l'attaque. Par conséquent, on me parle plus de Paolo Rossi, de Toto Schillaci, une autre génération d'attaquants. Le foot est, selon moi, un jeu beau et simple. J'ai toujours tout misé sur le timing et la maîtrise de l'espace. Je m'entraîne à faire le bon appel, à me jeter dans l'intervalle, à me créer de l'espace, même quand le défenseur ne me laisse pas me retourner. Bref, j'exploite au mieux mes qualités. Je n'ai jamais essayé de faire plus que ce que mes capacités me permettent. Il en découle un football simple qui m'a permis de rapidement progresser. Et cela va de pair, car, quand vous réussissez à faire les choses simples, la confiance augmente, et, parfois, vous réussissez des choses plus difficiles. Un but à la Immobile ? Prise de profondeur et tir croisé. Pas de doute, ça, ce sont mes buts ! Ciro Immobile sur ses années à la Juve : Ils m'ont pris sans même me faire passer un essai après un match contre le... Torino. J'évoluais avec les jeunes de Sorrento, dont l'équipe première était en Serie C2 (D4, ndlr). C'était en U16 nationaux. On a fini premiers de notre poule devant des cadors comme Palerme et Naples, puis on a disputé les play-offs et on est allés jusqu'en demi-finales face au Genoa. Cela ne pouvait pas passer inaperçu. Mes trois années turinoises ont été fondamentales. On était dans les meilleures conditions pour exprimer tout notre potentiel. À Sorrento, il y avait un terrain pour dix équipes. À Turin, chacune avait le sien. Rien que ça, ça motive énormément ! Je me suis d'abord mis au niveau des autres jeunes, et quand je les ai dépassés, je me suis dit que je pouvais faire la même chose avec les grands. Mais je n'oublie pas les saisons qui ont précédé mes titres de meilleur buteur, les débuts difficiles en Serie B (à Sienne et à Grosseto, ndlr) et en Serie A (au Genoa, ndlr) qui ont servi d'apprentissage. Ensuite, ces deux récompenses m'ont mis sur une rampe de lancement et m'ont offert beaucoup de visibilité.Article de Valentin Pauluzzi issu de France Football