À l'aube des années 2000, le championnat anglais est non seulement bientôt le meilleur du continent, mais aussi le plus attractif au niveau de la qualité de vie. La preuve que le football britannique a réussi son entrée dans le siècle mieux que les autres et qu'il faudra désormais se lever tôt pour le concurrencer à nouveau. "Aujourd'hui encore, la flexibilité de la Premier League n'a pas d'équivalent", valide d'ailleurs Christian Benteke, le joueur belge à compter le plus d'apparitions en PL (276). "Les joueurs sont attachés à cette souplesse parce qu'ils savent que ça n'existe pas ailleurs. Quand j'étais au Standard, on m'obligeait à faire la sieste à l'académie avant les matches. Ici, tu viens au stade et tu fais ton match, point. L'avantage principal, c'est que tu arrives au stade avec une fraîcheur mentale, sans avoir eu le temps de cogiter. Ce n'est pas toujours bon de trop réfléchir..."

La recette fonctionnera encore un peu mieux que d'habitude avec le Liégeois. Souvent décrié en Belgique avant son départ, il facture une première saison anglaise à 23 roses sous le maillot d'Aston Villa. "Je n'imaginais pas à l'époque la puissance du championnat anglais. D'un coup, ma vie a changé. Rien que le jour de mon transfert, le club m'avait mis un avion privé à disposition, qui était venu me chercher à l'aéroport de Bierset. Pour moi, monter dans un jet privé, c'était déjà impensable. Je crois que c'est pour ça que ça a marché. J'avais envie de faire en sorte que ce ne soit pas un feu de paille."

Pionnier pour des joueurs comme Leandro Trossard

Big Ben a donc enchaîné les pions, s'est mis à la gymnastique pour travailler sa mobilité, a pris cinq kilos de muscles en quelques mois et est devenu la nouvelle terreur made in Belgium des défenses locales.

Il y a dix ans, c'était plus compliqué pour les petits formats du genre de Leandro Trossard de percer en Premier League., iStock
Il y a dix ans, c'était plus compliqué pour les petits formats du genre de Leandro Trossard de percer en Premier League. © iStock

"Je crois que ma force, c'était aussi que personne ne me connaissait. J'en parlais parfois avec Marouane ( Fellaini, ndlr), qui avait aussi connu ça un peu avant moi. J'ai su profiter de cette période. Aujourd'hui, les attentes sont plus élevées avec les jeunes Belges. D'un autre côté, quand je vois jouer un Trossard, je me dis que c'est un super beau joueur, mais qu'il n'aurait peut-être pas eu sa place en Premier League il y a dix ans."

Un championnat qui a su évoluer tactiquement

La parole sincère d'un homme qui a voué une admiration sans borne à des joueurs de la trempe de John Terry ou Vincent Kompany, mais qui n'a jamais autant sué que face au Stoke City de Ryan Shawcross. "Des équipes comme Stoke City ne cherchaient pas à jouer au foot à l'époque. C'est en ça que je pense que des plus petits formats auraient eu du mal il y a dix ans. Et c'est en ça que la PL a évolué tactiquement."

Retrouvez notre dossier complet consacré aux trente ans de la Premier League dans la Zone + ou dans la version papier de notre magazine parue ce 4 février.

À l'aube des années 2000, le championnat anglais est non seulement bientôt le meilleur du continent, mais aussi le plus attractif au niveau de la qualité de vie. La preuve que le football britannique a réussi son entrée dans le siècle mieux que les autres et qu'il faudra désormais se lever tôt pour le concurrencer à nouveau. "Aujourd'hui encore, la flexibilité de la Premier League n'a pas d'équivalent", valide d'ailleurs Christian Benteke, le joueur belge à compter le plus d'apparitions en PL (276). "Les joueurs sont attachés à cette souplesse parce qu'ils savent que ça n'existe pas ailleurs. Quand j'étais au Standard, on m'obligeait à faire la sieste à l'académie avant les matches. Ici, tu viens au stade et tu fais ton match, point. L'avantage principal, c'est que tu arrives au stade avec une fraîcheur mentale, sans avoir eu le temps de cogiter. Ce n'est pas toujours bon de trop réfléchir..." La recette fonctionnera encore un peu mieux que d'habitude avec le Liégeois. Souvent décrié en Belgique avant son départ, il facture une première saison anglaise à 23 roses sous le maillot d'Aston Villa. "Je n'imaginais pas à l'époque la puissance du championnat anglais. D'un coup, ma vie a changé. Rien que le jour de mon transfert, le club m'avait mis un avion privé à disposition, qui était venu me chercher à l'aéroport de Bierset. Pour moi, monter dans un jet privé, c'était déjà impensable. Je crois que c'est pour ça que ça a marché. J'avais envie de faire en sorte que ce ne soit pas un feu de paille." Big Ben a donc enchaîné les pions, s'est mis à la gymnastique pour travailler sa mobilité, a pris cinq kilos de muscles en quelques mois et est devenu la nouvelle terreur made in Belgium des défenses locales. "Je crois que ma force, c'était aussi que personne ne me connaissait. J'en parlais parfois avec Marouane ( Fellaini, ndlr), qui avait aussi connu ça un peu avant moi. J'ai su profiter de cette période. Aujourd'hui, les attentes sont plus élevées avec les jeunes Belges. D'un autre côté, quand je vois jouer un Trossard, je me dis que c'est un super beau joueur, mais qu'il n'aurait peut-être pas eu sa place en Premier League il y a dix ans." La parole sincère d'un homme qui a voué une admiration sans borne à des joueurs de la trempe de John Terry ou Vincent Kompany, mais qui n'a jamais autant sué que face au Stoke City de Ryan Shawcross. "Des équipes comme Stoke City ne cherchaient pas à jouer au foot à l'époque. C'est en ça que je pense que des plus petits formats auraient eu du mal il y a dix ans. Et c'est en ça que la PL a évolué tactiquement." Retrouvez notre dossier complet consacré aux trente ans de la Premier League dans la Zone + ou dans la version papier de notre magazine parue ce 4 février.