La semaine dernière, nous avons revu le documentaire qu'ITV avait consacré à José Mourinho. Nous vous le conseillons : il dure 46 minutes et on peut le trouver très facilement sur Google. The Special One est de retour et, après le départ de Sir Alex Ferguson, c'est une bonne chose pour la Premier League. Soyons clairs : Mourinho aurait aimé prendre la place de Sir Alex mais lorsqu'il s'avéra que c'était impossible, il s'est rabattu sur Chelsea, dont le palmarès est pour beaucoup lié au premier passage du Special One.

Car les gens oublient vite : en 2004, lorsque Mourinho est arrivé, le palmarès de Chelsea était pratiquement vide : son seul titre remontait à 1955 et il avait remporté une coupe d'Angleterre à la fin des années 90. Des one shots. A l'occasion de son premier passage, Mourinho, avec l'aide des millions de Roman Abramovich, a amené de la stabilité. Chelsea est tout de même le seul club londonien à avoir aligné deux titres en deux ans. Et il a remporté la Coupe d'Angleterre face au grand Manchester United dans le nouveau stade de Wembley. Sans oublier deux Coupes de la Ligue. Il n'a manqué au Chelsea de Mourinho qu'une Ligue des Champions et ce sera donc son nouveau défi. Car lorsque Mourinho a quitté Chelsea, le club n'a plus eu la moindre continuité en matière de politique d'entraîneurs mais il a continué à remporter des trophées. Au moins un par an.

Lors de la première ère Mourinho, Chelsea était fort physiquement. Il jouait à l'anglaise avec Drogba, Terry, Lampard, Carvalho, Cech et, plus tard, Cole. Des gens qui avaient soif de victoires. Mourinho II devra faire avec un noyau plus raffiné sur le plan technique. Mata, Hazard, Torres, Oscar... c'est plus léger et plus créatif. Lampard, Cole, Cech et Terry ont pratiquement dix ans de plus, Drogba est parti mais, si Torres ne suffit pas, Lukaku et Ba peuvent amener de la puissance devant.

Entre-temps, les Glazer sont arrivés à Manchester United, et City est le nouveau Chelsea : un club plein de fric mais sans palmarès. Le pouvoir est à Manchester. Sur le plan verbal, Mourinho fera parler de lui, c'est sûr. Mais d'un point de vue sportif ? That's the question !

PAR PETER T'KINT

La semaine dernière, nous avons revu le documentaire qu'ITV avait consacré à José Mourinho. Nous vous le conseillons : il dure 46 minutes et on peut le trouver très facilement sur Google. The Special One est de retour et, après le départ de Sir Alex Ferguson, c'est une bonne chose pour la Premier League. Soyons clairs : Mourinho aurait aimé prendre la place de Sir Alex mais lorsqu'il s'avéra que c'était impossible, il s'est rabattu sur Chelsea, dont le palmarès est pour beaucoup lié au premier passage du Special One.Car les gens oublient vite : en 2004, lorsque Mourinho est arrivé, le palmarès de Chelsea était pratiquement vide : son seul titre remontait à 1955 et il avait remporté une coupe d'Angleterre à la fin des années 90. Des one shots. A l'occasion de son premier passage, Mourinho, avec l'aide des millions de Roman Abramovich, a amené de la stabilité. Chelsea est tout de même le seul club londonien à avoir aligné deux titres en deux ans. Et il a remporté la Coupe d'Angleterre face au grand Manchester United dans le nouveau stade de Wembley. Sans oublier deux Coupes de la Ligue. Il n'a manqué au Chelsea de Mourinho qu'une Ligue des Champions et ce sera donc son nouveau défi. Car lorsque Mourinho a quitté Chelsea, le club n'a plus eu la moindre continuité en matière de politique d'entraîneurs mais il a continué à remporter des trophées. Au moins un par an.Lors de la première ère Mourinho, Chelsea était fort physiquement. Il jouait à l'anglaise avec Drogba, Terry, Lampard, Carvalho, Cech et, plus tard, Cole. Des gens qui avaient soif de victoires. Mourinho II devra faire avec un noyau plus raffiné sur le plan technique. Mata, Hazard, Torres, Oscar... c'est plus léger et plus créatif. Lampard, Cole, Cech et Terry ont pratiquement dix ans de plus, Drogba est parti mais, si Torres ne suffit pas, Lukaku et Ba peuvent amener de la puissance devant.Entre-temps, les Glazer sont arrivés à Manchester United, et City est le nouveau Chelsea : un club plein de fric mais sans palmarès. Le pouvoir est à Manchester. Sur le plan verbal, Mourinho fera parler de lui, c'est sûr. Mais d'un point de vue sportif ? That's the question !PAR PETER T'KINT