Si lors de la saison 2000-2001, Anderlecht brillait en Champions League, en terminant premier d'un groupe composé de Manchester United, du PSV Eindhoven et du Dynamo Kiev, le FC Barcelone connaissait un fameux camouflet en étant éliminé au même stade de la compétition. A l'époque, le géant catalan terminait troisième d'un groupe composé de l'AC Milan et de Leeds, futur bourreau des Bruxellois.
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Si lors de la saison 2000-2001, Anderlecht brillait en Champions League, en terminant premier d'un groupe composé de Manchester United, du PSV Eindhoven et du Dynamo Kiev, le FC Barcelone connaissait un fameux camouflet en étant éliminé au même stade de la compétition. A l'époque, le géant catalan terminait troisième d'un groupe composé de l'AC Milan et de Leeds, futur bourreau des Bruxellois. Aujourd'hui, les Blaugranas sont deuxièmes du groupe E avec 7 points, soit deux de plus que Benfica. Mais le club portugais de Jan Vertonghen reçoit à l'Estadio da Luz un Dynamo Kiev qui n'a récolté qu'une seule unité en 5 matches pendant que les ouailles de Xavi défieront le Bayern Munich dans son antre de l'Allianz Arena. Une équipe qui donne la migraine au Barça pour plus d'une raison. Lors des deux derniers duels, le Rekordmeister allemand s'est imposé dans les grandes largeurs. A la mi-septembre, il s'offrait une promenade au Camp Nou sanctionnée du score de 0-3 et en quart de finale de la campagne 2019-2020 de Ligue des Champions qui consacra le club bavarois, c'est même un... 2-8 qui sanctionna une recontre disputée en août en raison de la crise du coronavirus.20,2 MILLIONS D'EUROS EN JEULa qualification pour les 1/8e de finale de la Ligue des champions rapporte 9,6 millions d'euros. Atteindre les quarts de finale permet de rajouter 10,6 millions d'euros supplémentaires, soit 20,2 millions d'euros en plus dans les caisses. Et cet argent, le FC Barcelone peut difficilement s'en passer dans sa situation. Le président Joan Laporta a déjà calculé son budget en prévision d'une qualification pour ce stade de la compétition (ce qui peut paraître un peu prétentieux vu les résultats de son club ces derniers temps) et le trou engendré par une élimination précoce serait évidemment dramatique pour un club contraint de rattraper les erreurs de gestion de Josep Bartomeu. La pression sur les épaules de Xavi ne fera qu'augmenter si les résultats ne suivent pas.DEUS EX MACHINALa politique de Laporta ne brille pas vraiment par sa cohérence. Lors de sa campagne électorale victorieuse, il a mis un point d'honneur à garder Lionel Messi à Barcelone, mais n'a pu l'empêcher l'Argentin de prendre l'avion pour Paris. Il a soufflé le chaud et le froid avec Ronald Koeman qu'il a d'abord protégé avant de devoir le renvoyer. Au début de sa campagne électorale, il rêvait de faire revenir Pep Guardiola dans la capitale catalane, mais lorsque cela s'est avéré impossible, il n'a pas vraiment trouvé de nouveau nom. Xavi était en fait le candidat de Víctor Font, l'adversaire de Laporta lors de la campagne électorale. Il n'y a pas si longtemps que cela, Laporta considérait même que l'ancien milieu de terrain était trop inexpérimenté pour être l'entraîneur d'un club comme le Barça, mais il l'a fait venir au Camp Nou comme une sorte de deus ex machina.Il est clair que l'arrivée de Xavi n'est pas la solution miracle qui va régler tous les problèmes structurels du géant de Catalogne. Si l'équipe est éliminée en Ligue des champions, ce seront 20 millions d'euros supplémentaires qui partiront en fumée. Le prochain défi sera alors de terminer le championnat espagnol dans le top 4, ce qui offre un billet pour la prochaine CL mais surtout des millions dont le club ne peut plus se passer. Mais là aussi, le Barça n'est sûr de rien. Actuellement, il occupe la septième place à six points de la quatrième place et à seize points du leader, le Real Madrid.