À Paris, le match aller du 14 février avait des airs de cadeau de Saint-Valentin offert aux supporters parisiens. Le PSG, éblouissant, avait mis le Barça en déroute, avec une victoire 4-0 à la clé. Paris était une fête, et au Qatar, on se voyait déjà au sommet de l'Europe. Saut dans le temps, trois semaines plus tard. Selon So Foot, Thomas Meunier, Julian Draxler, Blaise Matuidi et Marco Verratti dînent ensemble, quelques jours avant le deuxième round. L'Italien déclare : "Si on perd 5-1 là-bas, pourra-t-on se montrer satisfaits ?" Verratti ne voit pas un tel scénario se produire, pas plus que le coach, Unai Emery. Ils ont raison. Car ce qui les attend est bien pire.

En Espagne, trois semaines durant, on n'a qu'un terme hispanique pas encore entré dans les moeurs dans le monde francophone à la bouche : remontada. Luis Enrique l'utilise pour entretenir la foi en une qualif'. Le plan est prêt aussi du côté du PSG : attendre Barcelone bas, puis partir en contre. Mais le bloc bas du club français vole rapidement en éclats. Luis Suárez met le feu au Camp Nou dès la troisième minute : 1-0. Loin d'être un drame pour Paris, mais on sent que tout peut arriver.

Logiquement, le Barça fait le siège. Le navire PSG tangue, mais ne sombre pas. Jusqu'à ce que, juste avant la mi-temps, Layvin Kurzawa ne marque contre son propre camp : 2-0. Il y a encore du boulot pour les Catalans. Place à l'orage... La suite se joue cinq minutes après le retour des vestaires. Lorsque Neymar se précipite pour reprendre une passe en profondeur d'Andrés Iniesta, mais est arrêté par Thomas Meunier. Péno. Lionel Messi ne tremble pas, et c'est 3-0. Et si...

À Paris, les visages se crispent. Edinson Cavani touche le poteau, Emery, lui, laisse Ángel Dí María rentrer. Quelques minutes plus tard, l'entraîneur saute dans les bras de Verratti, car Cavani porte le score à 3-1. Mais le plus dingue reste à venir. Neymar claque un coup franc à la 88e : 4-1. dès l'entame du temps additionnel, nouveau penalty : Neymar prend Kevin Trapp à contre pied. La prophétie de Verratti lors de fameux dîner se réalise... jusqu'à cette 95e minute. Le moment où Neymar sert un superbe assist au remplaçant Sergi Roberto, qui bat Trapp dans une ambiance indescriptible. Le PSG est K.O. Et dehors de cette Ligue des Champions qui se refuse désespérément à lui. "Nous n'avons pas commencé ce match comme des pros", explique Meunier. "On s'est posés en victimes."

Feuille de match

Buts : Suárez 3e, Kurzawa 41e (csc), Messi 50e, Neymar 88e et 91e, Sergi Roberto 95e/Edinson Cavani 62e

Barcelone : ter Stegen, Mascherano, Umtiti, Piqué, Rakitic (Gomes), Busquets, Iniesta (Turan), Messi, Rafinha (Roberto), Suárez, Neymar

PSG : Trapp, Meunier (Krychowiak), Marquinhos, Silva, Kurzawa, Rabiot, Matuidi, Verratti, Moura (Di Maria), Cavani, Draxler (Aurier)

Camp Nou, Barcelone

8e de finale de la Champions League

8 mars 2017

À Paris, le match aller du 14 février avait des airs de cadeau de Saint-Valentin offert aux supporters parisiens. Le PSG, éblouissant, avait mis le Barça en déroute, avec une victoire 4-0 à la clé. Paris était une fête, et au Qatar, on se voyait déjà au sommet de l'Europe. Saut dans le temps, trois semaines plus tard. Selon So Foot, Thomas Meunier, Julian Draxler, Blaise Matuidi et Marco Verratti dînent ensemble, quelques jours avant le deuxième round. L'Italien déclare : "Si on perd 5-1 là-bas, pourra-t-on se montrer satisfaits ?" Verratti ne voit pas un tel scénario se produire, pas plus que le coach, Unai Emery. Ils ont raison. Car ce qui les attend est bien pire.En Espagne, trois semaines durant, on n'a qu'un terme hispanique pas encore entré dans les moeurs dans le monde francophone à la bouche : remontada. Luis Enrique l'utilise pour entretenir la foi en une qualif'. Le plan est prêt aussi du côté du PSG : attendre Barcelone bas, puis partir en contre. Mais le bloc bas du club français vole rapidement en éclats. Luis Suárez met le feu au Camp Nou dès la troisième minute : 1-0. Loin d'être un drame pour Paris, mais on sent que tout peut arriver.Logiquement, le Barça fait le siège. Le navire PSG tangue, mais ne sombre pas. Jusqu'à ce que, juste avant la mi-temps, Layvin Kurzawa ne marque contre son propre camp : 2-0. Il y a encore du boulot pour les Catalans. Place à l'orage... La suite se joue cinq minutes après le retour des vestaires. Lorsque Neymar se précipite pour reprendre une passe en profondeur d'Andrés Iniesta, mais est arrêté par Thomas Meunier. Péno. Lionel Messi ne tremble pas, et c'est 3-0. Et si...À Paris, les visages se crispent. Edinson Cavani touche le poteau, Emery, lui, laisse Ángel Dí María rentrer. Quelques minutes plus tard, l'entraîneur saute dans les bras de Verratti, car Cavani porte le score à 3-1. Mais le plus dingue reste à venir. Neymar claque un coup franc à la 88e : 4-1. dès l'entame du temps additionnel, nouveau penalty : Neymar prend Kevin Trapp à contre pied. La prophétie de Verratti lors de fameux dîner se réalise... jusqu'à cette 95e minute. Le moment où Neymar sert un superbe assist au remplaçant Sergi Roberto, qui bat Trapp dans une ambiance indescriptible. Le PSG est K.O. Et dehors de cette Ligue des Champions qui se refuse désespérément à lui. "Nous n'avons pas commencé ce match comme des pros", explique Meunier. "On s'est posés en victimes."