En cette froide soirée de décembre, Kristof Van Hout fait office de deuxième gardien et prend logiquement place sur le banc des Rouches lors de ce match mythique. Le numéro un du Standard ? Sinan Bolat...

Le Limbourgeois de 33 ans, désormais actif comme troisième gardien à Westerlo, voit ses souvenirs directement remonter à la surface au moment d'évoquer le coup de casque de l'actuel portier de Gand : "Cela reste un moment inoubliable, auquel je pense souvent spontanément. C'est vraiment inscrit dans mon esprit. Surtout parce qu'avec cette tête improbable de Sinan, nous avons pu poursuivre notre parcours Europe. À l'époque, nous avions encore vécu une belle campagne en Europa League."

"Quand on y repense maintenant, on comprend évidemment à quel point la joie a éclaté de façon un peu délirante dans ces toutes dernières secondes. On a littéralement décollé du banc en raison de cette montée soudaine d'adrénaline. On a sauté sur le terrain, mais sans vraiment savoir ce qui se passait en nous. L'intuition a pris le dessus, on était aux anges."

"On se dit surtout : OK, ça a marché. Aussi parce que personne ne se prépare à vivre un tel scénario. Une tête d'un gardien de but qui se retrouve en pleine lucarne, qui peut le prédire ? (rires) Ça n'arrive que dans les contes de fées ou dans les rêves les plus fous, pas vrai ? En fait, ça m'est déjà arrivé une fois, lors d'un match U23 avec Courtrai, mais vu le contexte, c'est incomparable. Dans le football européen, l'enjeu sportif et financier est évidemment nettement plus important. C'était un moment crucial, et toutes les pièces du puzzle se sont emboîtées pour Sinan."

"J'ai toujours eu une bonne relation avec lui, elle était vraiment parfaite. Ce fut un plaisir de travailler avec lui. C'était déjà quelqu'un dont on savait qu'il avait beaucoup de potentiel à l'époque. Je pense à son professionnalisme, à son flair et à son talent individuel. Et ses plus grands atouts : ses réflexes félins, son agilité et sa souplesse. Il avait quelque chose dans le but. Sinan est un gardien qui possède beaucoup de présence. Et à Liège, où les fans sont passionnés et toujours prêts à s'enflammer, il se sentait comme un poisson dans l'eau."

Feuille de match

Buts : Jeremain Lens 42e / Sinan Bolat 95e

Standard : Bolat, Camozzatto, Sarr, Felipe (Cyriac), Mulemo, Dalmat (Traore), Nicaise, Witsel, Jovanovic, De Camargo, Mbokani

AZ : Romero, Jaliens, Moisander, Moreno, Pocognoli, Schaars, Mendes, Dembele, El Hamdaoui (Pellè), Holman (Martens), Lens (Wernbloom)

Sclessin, Liège

Phase de poules de la Champions League

9 decembre 2009

En cette froide soirée de décembre, Kristof Van Hout fait office de deuxième gardien et prend logiquement place sur le banc des Rouches lors de ce match mythique. Le numéro un du Standard ? Sinan Bolat...Le Limbourgeois de 33 ans, désormais actif comme troisième gardien à Westerlo, voit ses souvenirs directement remonter à la surface au moment d'évoquer le coup de casque de l'actuel portier de Gand : "Cela reste un moment inoubliable, auquel je pense souvent spontanément. C'est vraiment inscrit dans mon esprit. Surtout parce qu'avec cette tête improbable de Sinan, nous avons pu poursuivre notre parcours Europe. À l'époque, nous avions encore vécu une belle campagne en Europa League.""Quand on y repense maintenant, on comprend évidemment à quel point la joie a éclaté de façon un peu délirante dans ces toutes dernières secondes. On a littéralement décollé du banc en raison de cette montée soudaine d'adrénaline. On a sauté sur le terrain, mais sans vraiment savoir ce qui se passait en nous. L'intuition a pris le dessus, on était aux anges." "On se dit surtout : OK, ça a marché. Aussi parce que personne ne se prépare à vivre un tel scénario. Une tête d'un gardien de but qui se retrouve en pleine lucarne, qui peut le prédire ? (rires) Ça n'arrive que dans les contes de fées ou dans les rêves les plus fous, pas vrai ? En fait, ça m'est déjà arrivé une fois, lors d'un match U23 avec Courtrai, mais vu le contexte, c'est incomparable. Dans le football européen, l'enjeu sportif et financier est évidemment nettement plus important. C'était un moment crucial, et toutes les pièces du puzzle se sont emboîtées pour Sinan." "J'ai toujours eu une bonne relation avec lui, elle était vraiment parfaite. Ce fut un plaisir de travailler avec lui. C'était déjà quelqu'un dont on savait qu'il avait beaucoup de potentiel à l'époque. Je pense à son professionnalisme, à son flair et à son talent individuel. Et ses plus grands atouts : ses réflexes félins, son agilité et sa souplesse. Il avait quelque chose dans le but. Sinan est un gardien qui possède beaucoup de présence. Et à Liège, où les fans sont passionnés et toujours prêts à s'enflammer, il se sentait comme un poisson dans l'eau."