En cette saison 1998-1999, Sir Alex Ferguson mise sur la rotation pour claquer un triplé (Ligue des champions, Premier League et FA Cup) avec ses Mancuniens. Et c'est toujours invaincu que Manchester United se rend au Camp Nou, où la finale de la Ligue des Champions prend ses quartiers. En quart et en demi-finale, le squad de Manchester se déleste de deux adversaires italiens, l'Inter et la Juve. Mais en raison d'une suspension, le capitaine Roy Keane et le milieu de terrain Paul Scholes privent leur club de deux pions importants sur l'échiquier tactique du coach au chewing-gum. Au Bayern Munich, Ottmar Hitzfeld doit également se passer de deux tauliers : le latéral gauche Bixente Lizarazu et le buteur brésilien Giovane Elber, eux aussi suspendus pour abus de biscottes. Le Bayern, qui a sorti le Dynamo Kiev en demi-finale, titularise dix Allemands au coup d'envoi.

Étonnamment, Manchester United joue beaucoup moins bien que lors de sa précédente finale en 1968, mais l'emporte à l'issue d'un final dramatique. Devant plus de 90.000 spectateurs, Man U contrôle, mais les Allemands sont bel et bien les plus dangereux. Après le 0-1, ils sont même proches de marquer un deuxième but libérateur via Mario Basler puis Alexander Zickler. Hitzfeld se voit déjà vainqueur, en témoignent les remplacements de Lothar Matthäus, la figure de proue du club bavarois, et l'homme du match, Basler, dans les dix dernières minutes.

Sauf que... Ce bon vieux Teddy Sheringham, 33 ans, se décide à frapper le Bayern sans pitié. À peine 120 secondes plus tard, l'impensable se produit lorsque le supersub Ole Gunnar Solskjaer reprend un ballon balancé depuis le point de corner sous le regard impuissant d'Oliver Kahn.

La désillusion est totale du côté bavarois, où les larmes roulent et coulent sur les joues de stars internationales telles que Mehmet Scholl et Stefan Effenberg. Dans la délégation de l'UEFA, on s'agite ! Car tout avait déjà été préparé pour la victoire du Bayern. Et ses membres de retirer les rubans rouge et blanc aux couleurs du Bayern Munich accrochés aux anses de la Coupe aux grandes oreilles pour les remplacer par des rubans rouge et noir. Décidément, ce soir-là, tout le monde a été surpris...

Feuille de match

Buts : Mario Basler 6e/Teddy Sheringham 91e, Ole Gunnar Solskjaer 93e

Bayern Munich : Kahn, Babbel, Matthäus (Fink), Kuffour, Linke Tarnat, Basler (Salihamidzic), Effenberg, Jeremies, Zickler (Scholl), Jancker

Manchester United : Schmeichel, Neville, Stam, Johnsen, Irwin, Giggs, Butt, Beckham, Blomqvist (Sheringham), Yorke, Cole (Solskjaer)

Camp Nou, Barcelone

Finale de la Ligue des Champions 1999

26 mai 1999

En cette saison 1998-1999, Sir Alex Ferguson mise sur la rotation pour claquer un triplé (Ligue des champions, Premier League et FA Cup) avec ses Mancuniens. Et c'est toujours invaincu que Manchester United se rend au Camp Nou, où la finale de la Ligue des Champions prend ses quartiers. En quart et en demi-finale, le squad de Manchester se déleste de deux adversaires italiens, l'Inter et la Juve. Mais en raison d'une suspension, le capitaine Roy Keane et le milieu de terrain Paul Scholes privent leur club de deux pions importants sur l'échiquier tactique du coach au chewing-gum. Au Bayern Munich, Ottmar Hitzfeld doit également se passer de deux tauliers : le latéral gauche Bixente Lizarazu et le buteur brésilien Giovane Elber, eux aussi suspendus pour abus de biscottes. Le Bayern, qui a sorti le Dynamo Kiev en demi-finale, titularise dix Allemands au coup d'envoi.Étonnamment, Manchester United joue beaucoup moins bien que lors de sa précédente finale en 1968, mais l'emporte à l'issue d'un final dramatique. Devant plus de 90.000 spectateurs, Man U contrôle, mais les Allemands sont bel et bien les plus dangereux. Après le 0-1, ils sont même proches de marquer un deuxième but libérateur via Mario Basler puis Alexander Zickler. Hitzfeld se voit déjà vainqueur, en témoignent les remplacements de Lothar Matthäus, la figure de proue du club bavarois, et l'homme du match, Basler, dans les dix dernières minutes. Sauf que... Ce bon vieux Teddy Sheringham, 33 ans, se décide à frapper le Bayern sans pitié. À peine 120 secondes plus tard, l'impensable se produit lorsque le supersub Ole Gunnar Solskjaer reprend un ballon balancé depuis le point de corner sous le regard impuissant d'Oliver Kahn. La désillusion est totale du côté bavarois, où les larmes roulent et coulent sur les joues de stars internationales telles que Mehmet Scholl et Stefan Effenberg. Dans la délégation de l'UEFA, on s'agite ! Car tout avait déjà été préparé pour la victoire du Bayern. Et ses membres de retirer les rubans rouge et blanc aux couleurs du Bayern Munich accrochés aux anses de la Coupe aux grandes oreilles pour les remplacer par des rubans rouge et noir. Décidément, ce soir-là, tout le monde a été surpris...