Rassemblés dans les gradins d'Eindhoven, les 33.000 spectateurs ignorent qu'ils assistent au couronnement d'un dictateur. Le 10 mai 2006, le FC Séville remporte la Coupe de l'UEFA, et entame un règne d'un égoïsme inégalé, qui ne s'embarrassera même pas du changement de nom de son nouveau royaume. Les Andalous gagneront le trophée à cinq reprises en l'espace de dix ans. L'Espanyol, Benfica, Dnipropetrovsk et Liverpool rejoindront Middlesbrough dans le costume du faire-valoir.

Les Anglais de Boro sont donc les premiers à tomber. Ils font illusion courageusement, un peu plus de 75 minutes, face aux coups de marteau-piqueur du flanc droit adverse, composé d'un jeune Espagnol supersonique du nom de Jesus Navas et d'un prodigieux latéral brésilien, un certain Daniel Alves, auteur de la passe décisive pour l'ouverture du score de son compatriote Luis Fabiano. Le 1-0 au retour des vestiaires est une sentence légère pour les Britanniques.

Habituelle arme offensive des Anglais, Stewart Downing passe sa finale à défendre. Son pied gauche n'est presque jamais aux avant-postes pour alimenter les rusés Jimmy Floyd Hasselbaink et Mark Viduka, associés à la pointe du onze de Steve McLaren. Boro court après les événements, et se fait distancer au marquoir quand Enzo Maresca décide de devenir l'homme de la finale. Au rebond d'un tir de Frédéric Kanouté à douze minutes du terme, l'Italien claque encore une frappe écrasée de l'entrée de la surface, puis unexter' que Mark Schwarzer doit repousser dans les pieds de Kanouté. 4-0. Une gifle pour les coéquipiers du capitaine Gareth Southgate, aujourd'hui sélectionneur des Three Lions.

Deux ans après la victoire de Valence, Séville assoit un peu plus la domination espagnole sur la compétition. Depuis 2004, neuf des seize dernières finales ont été remportées par des clubs ibères.

Rassemblés dans les gradins d'Eindhoven, les 33.000 spectateurs ignorent qu'ils assistent au couronnement d'un dictateur. Le 10 mai 2006, le FC Séville remporte la Coupe de l'UEFA, et entame un règne d'un égoïsme inégalé, qui ne s'embarrassera même pas du changement de nom de son nouveau royaume. Les Andalous gagneront le trophée à cinq reprises en l'espace de dix ans. L'Espanyol, Benfica, Dnipropetrovsk et Liverpool rejoindront Middlesbrough dans le costume du faire-valoir.Les Anglais de Boro sont donc les premiers à tomber. Ils font illusion courageusement, un peu plus de 75 minutes, face aux coups de marteau-piqueur du flanc droit adverse, composé d'un jeune Espagnol supersonique du nom de Jesus Navas et d'un prodigieux latéral brésilien, un certain Daniel Alves, auteur de la passe décisive pour l'ouverture du score de son compatriote Luis Fabiano. Le 1-0 au retour des vestiaires est une sentence légère pour les Britanniques.Habituelle arme offensive des Anglais, Stewart Downing passe sa finale à défendre. Son pied gauche n'est presque jamais aux avant-postes pour alimenter les rusés Jimmy Floyd Hasselbaink et Mark Viduka, associés à la pointe du onze de Steve McLaren. Boro court après les événements, et se fait distancer au marquoir quand Enzo Maresca décide de devenir l'homme de la finale. Au rebond d'un tir de Frédéric Kanouté à douze minutes du terme, l'Italien claque encore une frappe écrasée de l'entrée de la surface, puis unexter' que Mark Schwarzer doit repousser dans les pieds de Kanouté. 4-0. Une gifle pour les coéquipiers du capitaine Gareth Southgate, aujourd'hui sélectionneur des Three Lions.Deux ans après la victoire de Valence, Séville assoit un peu plus la domination espagnole sur la compétition. Depuis 2004, neuf des seize dernières finales ont été remportées par des clubs ibères.