Un Argentin fait le printemps. Ce n'est pas Lionel Messi, qui s'apprête pourtant à soulever son deuxième Ballon d'or, mais Diego Milito. Il Principe, pour les intimes. Et en quelques mois, tous les tifosi de l'Inter ont adopté l'ancien attaquant du Genoa comme un membre de leur famille. Buteur en finale de Coppa face à la Roma, également à la finition contre Sienne pour offrir le titre à l'Inter, Milito boucle la folle série en offrant le Triplete à ses couleurs. Le 22 mai 2010, sur la pelouse du Santiago Bernabeu, le doublé du Principe met à genoux Daniel Van Buyten et ses coéquipiers.

La postérité retient pourtant un autre héros. Ce sacre de l'Inter, c'est celui de José Mourinho. L'homme que le président Massimo Moratti, toujours habité par la furieuse envie d'égaler le palmarès de son père, avait désigné pour enfin lui offrir la Coupe aux Grandes Oreilles. S'il l'avait gagnée avec Porto, pourquoi pas avec l'Inter?

L'été précédent, Zlatan Ibrahimovic quitte l'Inter pour Barcelone, pensant y augmenter ses chances de remporter la Ligue des Champions.

La première campagne européenne est mitigée, et la suivante commence avec quelques doutes. Orphelins de leur star, Zlatan Ibrahimovic, parti au Barça pour augmenter ses chances de gagner la Ligue des Champions, les Nerazzurri réalisent pourtant un mercato estival d'exception. En plus de Milito, Samuel Eto'o, Wesley Sneijder, Thiago Motta et Lucio s'habillent en bleu et noir. Sortis du piège de Kazan pour franchir la phase de poules au coeur de l'hiver, les Nerazzurri enchaînent.

Le Chelsea de Carlo Ancelotti, intouchable en championnat, est écarté grâce à une passe sensationnelle de Sneijder vers Eto'o à Stamford Bridge. En quarts de finale, le meneur de jeu néerlandais se joue du CSKA Moscou. Le grand exploit se déroule en demis, quand l'invincible Barça de Pep Guardiola est éliminé en deux temps : une leçon de transition en Italie (3-1), puis une résistance héroïque à dix contre onze au Camp Nou (1-0). La finale, face à un Bayern privé de Frank Ribéry, ressemble à une formalité malgré les assauts d'Arjen Robben. L'Inter réalise le triplé, exploit jamais atteint par un autre club italien. Les regards amoureux jetés au trophée par le président Moratti, les yeux humides, suffisent à mesurer l'ampleur de l'épopée.

Un Argentin fait le printemps. Ce n'est pas Lionel Messi, qui s'apprête pourtant à soulever son deuxième Ballon d'or, mais Diego Milito. Il Principe, pour les intimes. Et en quelques mois, tous les tifosi de l'Inter ont adopté l'ancien attaquant du Genoa comme un membre de leur famille. Buteur en finale de Coppa face à la Roma, également à la finition contre Sienne pour offrir le titre à l'Inter, Milito boucle la folle série en offrant le Triplete à ses couleurs. Le 22 mai 2010, sur la pelouse du Santiago Bernabeu, le doublé du Principe met à genoux Daniel Van Buyten et ses coéquipiers.La postérité retient pourtant un autre héros. Ce sacre de l'Inter, c'est celui de José Mourinho. L'homme que le président Massimo Moratti, toujours habité par la furieuse envie d'égaler le palmarès de son père, avait désigné pour enfin lui offrir la Coupe aux Grandes Oreilles. S'il l'avait gagnée avec Porto, pourquoi pas avec l'Inter?La première campagne européenne est mitigée, et la suivante commence avec quelques doutes. Orphelins de leur star, Zlatan Ibrahimovic, parti au Barça pour augmenter ses chances de gagner la Ligue des Champions, les Nerazzurri réalisent pourtant un mercato estival d'exception. En plus de Milito, Samuel Eto'o, Wesley Sneijder, Thiago Motta et Lucio s'habillent en bleu et noir. Sortis du piège de Kazan pour franchir la phase de poules au coeur de l'hiver, les Nerazzurri enchaînent.Le Chelsea de Carlo Ancelotti, intouchable en championnat, est écarté grâce à une passe sensationnelle de Sneijder vers Eto'o à Stamford Bridge. En quarts de finale, le meneur de jeu néerlandais se joue du CSKA Moscou. Le grand exploit se déroule en demis, quand l'invincible Barça de Pep Guardiola est éliminé en deux temps : une leçon de transition en Italie (3-1), puis une résistance héroïque à dix contre onze au Camp Nou (1-0). La finale, face à un Bayern privé de Frank Ribéry, ressemble à une formalité malgré les assauts d'Arjen Robben. L'Inter réalise le triplé, exploit jamais atteint par un autre club italien. Les regards amoureux jetés au trophée par le président Moratti, les yeux humides, suffisent à mesurer l'ampleur de l'épopée.