On ne devient pas champion d'Italie par hasard. Certainement pas en l'an 2000, époque où la Serie A fait figure de championnat le plus compétitif au monde et où les stars se bousculent dans la Botte. Celles de la Lazio ont pour noms Pavel Nedved, Dejan Stankovic, Marcelo Salas, Alessandro Nesta, Juan Sebastian Veron ou encore Sinisa Mihajlovic.

Devenu président et propriétaire du club laziale en 1992, Sergio Cragnotti ne manque pas d'ambitions pour son écurie, mais malgré la venue de quelques vedettes comme Paul Gascoigne, Alen Boksic ou Pierluigi Casiraghi, les trophées se font attendre. En 1997, le boss de Cirio opte pour Sven-Göran Eriksson pour diriger son équipe : une décision qu'il ne regrettera pas. Dès sa première saison, le technicien suédois envoie les Romains en finale de la Coupe UEFA, perdue contre l'Inter, et décroche la Coppa Italia en battant l'AC Milan en finale, le premier titre remporté par la Lazio depuis 1974.

Encouragé par ces performances, Cragnotti dépense sans compter pour offrir à Eriksson un effectif à faire pâlir d'envie tout entraîneur. Ainsi en 1998, Formello, le centre d'entraînement des Biancocelesti voit notamment débarquer Christian Vieri, Marcelo Salas, Sinisa Mihajlovic, Ivan De La Pena, Dejan Stankovic, Sérgio Conceiçao et Fernando Couto. Une tactique payante puisque le 4-4-2 romain devient assez rapidement un véritable rouleau-compresseur, au point de caracoler en tête devant l'AC Milan jusqu'en mars. Mais il était écrit que ce n'était pas pour cette année : deux revers d'affilée, contre le voisin de la Roma et la Juve, couplés à une série impressionnante des Rossoneri envoient les rêves romains aux oubliettes. Deuxième, à un point du champion, les hommes d'Eriksson se consolent néanmoins avec la victoire en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes, où ils prennent la mesure de Majorque en finale.

Pavel Nedved., belga
Pavel Nedved. © belga

À l'aube de la saison suivante, la vente de Vieri à l'Inter permet à la Lazio de se renforcer sérieusement à nouveau : Veron, Diego Simeone, Fabrizio Ravanelli et Simone Inzaghi intègrent notamment l'équipe. Vainqueurs d'emblée de la Supercoupe d'Europe face à Manchester United, les joueurs romains imposent leur football fait des longs ballons de Nesta, des coup-francs mortels de Mihajlovic et des infiltrations et du passing de Nedved et Veron. Aux avant-postes, Inzaghi, Salas, Boksic, Ravanelli ou Roberto Mancini font parler la poudre et un mano a mano s'installe avec la Juventus, principal concurrent cette saison-là. La défense de fer des Turinois leur permet néanmoins de prendre le large : suite à une défaite au Hellas Vérone, la Lazio compte neuf points de retard à la mi-mars. Une tête de Simeone dans la confrontation entre les deux équipes et quelques petits faux-pas de la Juve plus tard, les deux équipes ne sont plus qu'à deux points lorsque la dernière journée s'annonce.

Au Stadio Olimpico, la Lazio ne fait qu'une bouchée de la Reggina et s'impose tranquillement 3-0. Dans la même temps, la Juventus en déplacement à Perugia ne trouve pas l'ouverture. Pire, des trombes d'eau s'abattent sur le Stadio Renato Curi et Pierluigi Collina doit interrompre la partie durant une heure. Finalement, le match reprend malgré un terrain détrempé et c'est depuis leur vestiaire que les Laziali assistent à l'exploit d'un joueur méconnu : Alessandro Calori. Suite à une mauvaise relance d'Antonio Conte, le défenseur central propulse le cuir dans les filets d'Edwin van der Sar à la 50e minute. Malgré les quarante minutes restantes, Zinédine Zidane, Edgar Davids, Filippo Inzaghi et toute la clique turinoise ne parviennent pas à recoller au score et, peu après 18h, lorsque le coup de sifflet final retentit, le scudetto tombe dans l'escarcelle romaine. Quatre jours plus tard, malgré une fête d'anthologie, la Lazio, qui s'est imposée 2-1 lors de la finale aller, assure l'essentiel à San Siro face à l'Inter (0-0) et remporte également la Coupe d'Italie pour signer un doublé qui restera dans les mémoires.

On ne devient pas champion d'Italie par hasard. Certainement pas en l'an 2000, époque où la Serie A fait figure de championnat le plus compétitif au monde et où les stars se bousculent dans la Botte. Celles de la Lazio ont pour noms Pavel Nedved, Dejan Stankovic, Marcelo Salas, Alessandro Nesta, Juan Sebastian Veron ou encore Sinisa Mihajlovic.Devenu président et propriétaire du club laziale en 1992, Sergio Cragnotti ne manque pas d'ambitions pour son écurie, mais malgré la venue de quelques vedettes comme Paul Gascoigne, Alen Boksic ou Pierluigi Casiraghi, les trophées se font attendre. En 1997, le boss de Cirio opte pour Sven-Göran Eriksson pour diriger son équipe : une décision qu'il ne regrettera pas. Dès sa première saison, le technicien suédois envoie les Romains en finale de la Coupe UEFA, perdue contre l'Inter, et décroche la Coppa Italia en battant l'AC Milan en finale, le premier titre remporté par la Lazio depuis 1974. Encouragé par ces performances, Cragnotti dépense sans compter pour offrir à Eriksson un effectif à faire pâlir d'envie tout entraîneur. Ainsi en 1998, Formello, le centre d'entraînement des Biancocelesti voit notamment débarquer Christian Vieri, Marcelo Salas, Sinisa Mihajlovic, Ivan De La Pena, Dejan Stankovic, Sérgio Conceiçao et Fernando Couto. Une tactique payante puisque le 4-4-2 romain devient assez rapidement un véritable rouleau-compresseur, au point de caracoler en tête devant l'AC Milan jusqu'en mars. Mais il était écrit que ce n'était pas pour cette année : deux revers d'affilée, contre le voisin de la Roma et la Juve, couplés à une série impressionnante des Rossoneri envoient les rêves romains aux oubliettes. Deuxième, à un point du champion, les hommes d'Eriksson se consolent néanmoins avec la victoire en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes, où ils prennent la mesure de Majorque en finale. À l'aube de la saison suivante, la vente de Vieri à l'Inter permet à la Lazio de se renforcer sérieusement à nouveau : Veron, Diego Simeone, Fabrizio Ravanelli et Simone Inzaghi intègrent notamment l'équipe. Vainqueurs d'emblée de la Supercoupe d'Europe face à Manchester United, les joueurs romains imposent leur football fait des longs ballons de Nesta, des coup-francs mortels de Mihajlovic et des infiltrations et du passing de Nedved et Veron. Aux avant-postes, Inzaghi, Salas, Boksic, Ravanelli ou Roberto Mancini font parler la poudre et un mano a mano s'installe avec la Juventus, principal concurrent cette saison-là. La défense de fer des Turinois leur permet néanmoins de prendre le large : suite à une défaite au Hellas Vérone, la Lazio compte neuf points de retard à la mi-mars. Une tête de Simeone dans la confrontation entre les deux équipes et quelques petits faux-pas de la Juve plus tard, les deux équipes ne sont plus qu'à deux points lorsque la dernière journée s'annonce. Au Stadio Olimpico, la Lazio ne fait qu'une bouchée de la Reggina et s'impose tranquillement 3-0. Dans la même temps, la Juventus en déplacement à Perugia ne trouve pas l'ouverture. Pire, des trombes d'eau s'abattent sur le Stadio Renato Curi et Pierluigi Collina doit interrompre la partie durant une heure. Finalement, le match reprend malgré un terrain détrempé et c'est depuis leur vestiaire que les Laziali assistent à l'exploit d'un joueur méconnu : Alessandro Calori. Suite à une mauvaise relance d'Antonio Conte, le défenseur central propulse le cuir dans les filets d'Edwin van der Sar à la 50e minute. Malgré les quarante minutes restantes, Zinédine Zidane, Edgar Davids, Filippo Inzaghi et toute la clique turinoise ne parviennent pas à recoller au score et, peu après 18h, lorsque le coup de sifflet final retentit, le scudetto tombe dans l'escarcelle romaine. Quatre jours plus tard, malgré une fête d'anthologie, la Lazio, qui s'est imposée 2-1 lors de la finale aller, assure l'essentiel à San Siro face à l'Inter (0-0) et remporte également la Coupe d'Italie pour signer un doublé qui restera dans les mémoires.